Les libations de la fête - Likoutei sihot - Volume 2 - Souccot - Paragraphes 16-31
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Souccot Série : FêtesSérie : Likoutei sihot
16. La fête de Soukkot fait suite au service de D.ieu des dix jours de Techouva, de sorte que tout ce qui a été obtenu pendant cette période se révèle, durant la fête, de manière joyeuse.
Les dix jours de Techouva comptent les deux de Roch Hachana, Yom Kippour et les sept qui séparent ces deux fêtes. Il en résulte que Roch Hachana, Yom Kippour et les sept jours intermédiaires sont effectivement liés à Soukkot.
Roch Hachana :
Les branches de la Soukka sont désignées par le terme de S’ha’h, qui est orthographié Same’h et deux Kaf. Le Same’h, dont la valeur numérique est soixante, évoque les soixante sons longs du Choffar, qui retentissent à Roch Hachana. Les deux Kaf, dont la valeur numérique est vingt, correspondent aux vingt sons moyens et aux vingt sons courts. On retrouve ainsi les cent sons qui sont nécessaires à Roch Hachana.
Yom Kippour :
L’aspect dominant du service de D.ieu de Yom Kippour est le sacrifice des encens. La ‘Hassidout explique que sa fumée est à l’origine des colonnes de nuée qui protégeaient les enfants d’Israël, dans le désert et auxquelles font précisément allusion les Soukkot.
Les sept jours :
Dans les sept jours séparant Roch Hachana de Yom Kippour, on retrouve l’ensemble du cycle hebdomadaire, le dimanche, le lundi et tous les jours suivants. Le premier répare tous les dimanches de l’année, le second tous les lundis de l’année et ainsi de suite. Puis, viennent, de manière joyeuse, les sept jours de Soukkot, qui introduisent la joie dans les semaines de toute l’année.
17. Les libations sur l’autel se faisaient le matin, après le sacrifice perpétuel. On pourrait en conclure que les sept jours de Soukkot ne sont pas entiers, puisqu’il leur manque le premier soir.
En fait, cette question ne se pose même pas, pour deux raisons :
A) La joie de Soukkot est liée au Loulav, à la branche de palmier, qui est déjà attachée la nuit, lorsque la fête commence.
B) Pour ce qui est des libations, le Yerouchalmi affirme que si, par erreur, celles-ci ont été effectuées pendant la nuit, y compris la première, lorsque cette pratique est tout juste introduite, elles sont considérées comme valables.
Il en résulte que la joie commence bien dès la nuit et dure sept jours pleins.
18. Pourquoi les libations sont-elles acceptables, en pareil cas, si elles ont été faites pendant la nuit ? Parce que l’obligation qui leur est liée concerne le jour de fête où elles sont effectuées et non le sacrifice qu’elles constituent.
C’est sur cette base que l’on peut faire une différence entre les libations de vin et d’eau. Les premières sont nécessaires en tant que sacrifices. De ce fait, elles ne peuvent avoir lieu que le jour. L’obligation des secondes, par contre, est liée à la fête.
Certes, les libations d’eau sont elles-mêmes considérées comme des sacrifices. C’est la raison pour laquelle, selon la Tossefta, il est envisageable qu’elles aient passé leur temps, au même titre que les sacrifices. Pour autant, à ce sacrifice n’est pas assigné un temps précis.
De fait, on peut s’interroger sur cette différence entre les libations de vin et d’eau. On déduit les unes et les autres d’un même verset, qui parle de “ ses libations ”, au pluriel. Dès lors, pourquoi les libations de vin sont-elles une obligation liées à un sacrifice, devant nécessairement être effectué le jour, alors que les libations d’eau sont une obligation liée à la fête, pouvant donc être effectuées également la nuit ?
19. L’explication est la suivante. Le verset dit : “ Voici la Torah de l’homme ” et l’on peut en conclure que la Torah est comparée à l’homme, possédant un corps et une âme, qui se trouve dans chaque partie de ce corps et la vivifie.
Il en est de même pour la Torah. On distingue son “ corps ”, sa partie révélée, de son “ âme ”, son enseignement caché et profond. Or, ce dernier est présent en chaque notion, en chaque Hala’ha, en chaque passage de la partie révélée de la Torah, qu’elle vivifie.
C’est la raison pour laquelle “ l’âme ” de différentes notions de la partie révélée de la Torah n’apparaît pas à l’évidence et seule la dimension profonde permet de bien les comprendre.
C’est effectivement le cas, pour ce qui fait l’objet de notre propos et nous comprendrons l’idée qui a été évoquée grâce à l’enseignement profond, à “ l’âme ” de la Torah.
20. La différence entre le vin et l’eau est la suivante.
Le vin a bon goût. Il est agréable à boire. C’est la raison pour laquelle une bénédiction est récitée, en tout état de cause, dès lors qu’on le consomme, puisque l’on ressent systématiquement son goût. En revanche, on dit une bénédiction, en buvant de l’eau, uniquement si l’on a soif. C’est alors seulement que cette eau est appréciée.
Tout comme la vie physique intègre le vin et l’eau, la vie morale en possède l’équivalent. Le vin correspond à la démarche rationnelle du service de D.ieu, procurant un plaisir à l’homme et l’eau, ne possédant pas ce plaisir, au service basé sur la soumission au Divin. (...)
Les dix jours de Techouva comptent les deux de Roch Hachana, Yom Kippour et les sept qui séparent ces deux fêtes. Il en résulte que Roch Hachana, Yom Kippour et les sept jours intermédiaires sont effectivement liés à Soukkot.
Roch Hachana :
Les branches de la Soukka sont désignées par le terme de S’ha’h, qui est orthographié Same’h et deux Kaf. Le Same’h, dont la valeur numérique est soixante, évoque les soixante sons longs du Choffar, qui retentissent à Roch Hachana. Les deux Kaf, dont la valeur numérique est vingt, correspondent aux vingt sons moyens et aux vingt sons courts. On retrouve ainsi les cent sons qui sont nécessaires à Roch Hachana.
Yom Kippour :
L’aspect dominant du service de D.ieu de Yom Kippour est le sacrifice des encens. La ‘Hassidout explique que sa fumée est à l’origine des colonnes de nuée qui protégeaient les enfants d’Israël, dans le désert et auxquelles font précisément allusion les Soukkot.
Les sept jours :
Dans les sept jours séparant Roch Hachana de Yom Kippour, on retrouve l’ensemble du cycle hebdomadaire, le dimanche, le lundi et tous les jours suivants. Le premier répare tous les dimanches de l’année, le second tous les lundis de l’année et ainsi de suite. Puis, viennent, de manière joyeuse, les sept jours de Soukkot, qui introduisent la joie dans les semaines de toute l’année.
17. Les libations sur l’autel se faisaient le matin, après le sacrifice perpétuel. On pourrait en conclure que les sept jours de Soukkot ne sont pas entiers, puisqu’il leur manque le premier soir.
En fait, cette question ne se pose même pas, pour deux raisons :
A) La joie de Soukkot est liée au Loulav, à la branche de palmier, qui est déjà attachée la nuit, lorsque la fête commence.
B) Pour ce qui est des libations, le Yerouchalmi affirme que si, par erreur, celles-ci ont été effectuées pendant la nuit, y compris la première, lorsque cette pratique est tout juste introduite, elles sont considérées comme valables.
Il en résulte que la joie commence bien dès la nuit et dure sept jours pleins.
18. Pourquoi les libations sont-elles acceptables, en pareil cas, si elles ont été faites pendant la nuit ? Parce que l’obligation qui leur est liée concerne le jour de fête où elles sont effectuées et non le sacrifice qu’elles constituent.
C’est sur cette base que l’on peut faire une différence entre les libations de vin et d’eau. Les premières sont nécessaires en tant que sacrifices. De ce fait, elles ne peuvent avoir lieu que le jour. L’obligation des secondes, par contre, est liée à la fête.
Certes, les libations d’eau sont elles-mêmes considérées comme des sacrifices. C’est la raison pour laquelle, selon la Tossefta, il est envisageable qu’elles aient passé leur temps, au même titre que les sacrifices. Pour autant, à ce sacrifice n’est pas assigné un temps précis.
De fait, on peut s’interroger sur cette différence entre les libations de vin et d’eau. On déduit les unes et les autres d’un même verset, qui parle de “ ses libations ”, au pluriel. Dès lors, pourquoi les libations de vin sont-elles une obligation liées à un sacrifice, devant nécessairement être effectué le jour, alors que les libations d’eau sont une obligation liée à la fête, pouvant donc être effectuées également la nuit ?
19. L’explication est la suivante. Le verset dit : “ Voici la Torah de l’homme ” et l’on peut en conclure que la Torah est comparée à l’homme, possédant un corps et une âme, qui se trouve dans chaque partie de ce corps et la vivifie.
Il en est de même pour la Torah. On distingue son “ corps ”, sa partie révélée, de son “ âme ”, son enseignement caché et profond. Or, ce dernier est présent en chaque notion, en chaque Hala’ha, en chaque passage de la partie révélée de la Torah, qu’elle vivifie.
C’est la raison pour laquelle “ l’âme ” de différentes notions de la partie révélée de la Torah n’apparaît pas à l’évidence et seule la dimension profonde permet de bien les comprendre.
C’est effectivement le cas, pour ce qui fait l’objet de notre propos et nous comprendrons l’idée qui a été évoquée grâce à l’enseignement profond, à “ l’âme ” de la Torah.
20. La différence entre le vin et l’eau est la suivante.
Le vin a bon goût. Il est agréable à boire. C’est la raison pour laquelle une bénédiction est récitée, en tout état de cause, dès lors qu’on le consomme, puisque l’on ressent systématiquement son goût. En revanche, on dit une bénédiction, en buvant de l’eau, uniquement si l’on a soif. C’est alors seulement que cette eau est appréciée.
Tout comme la vie physique intègre le vin et l’eau, la vie morale en possède l’équivalent. Le vin correspond à la démarche rationnelle du service de D.ieu, procurant un plaisir à l’homme et l’eau, ne possédant pas ce plaisir, au service basé sur la soumission au Divin. (...)