Pessa'h, Matsa et Maror - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Pessa'h - Paragraphes 10-12
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
10. «Pessa’h, Matsa et Maror».
Le long développement de la Haggada pourrait avoir pour effet d’en perdre l’idée essentielle. A la fin de son récit, la synthèse en est donc exprimée de la façon suivante : «Pessa’h, Matsa et Maror».
Ces trois pratiques diffèrent l’une de l’autre. La Matsa est instaurée par la Torah. Le Maror, les herbes amères, est maintenu, à l’heure actuelle, par une décision de nos Sages. Quant au sacrifice de Pessa’h, nous ne faisons que le commémorer, dans l’attente de la délivrance complète.
11. Ces trois pratiques délivrent un enseignement pour le service de D.ieu.
La Matsa, une obligation de la Torah, fait allusion à ce qu’il faut impérativement mettre en pratique, c’est-à-dire toutes les dispositions du Choul’han Arou’h, Préceptes de la Torah, dispositions de nos Sages, y compris ceux des dernières générations, de fait, tout ce qui est à la base de notre comportement. La Torah dit, à ce propos : «Tu ne t’écarteras pas de ce qu’ils te diront».
Le Maror, introduit par les Sages, correspond aux pratiques judicieuses auxquelles chacun s’engage, à titre personnel. Car, chacun est conscient de sa propre situation morale et comprend donc qu’il doit avoir recours à de telles pratiques, afin de ne pas en venir à transgresser une disposition de la Torah ou des Sages, ce qu’à D.ieu ne plaise. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Faites la garde autour de Ma garde».
La commémoration du sacrifice de Pessa’h rappelle qu’il ne suffit pas de mettre en pratique les dispositions du Choul’han Arou’h et de s’en tenir aux comportements que chacun adopte, à titre personnel. Il faut, en outre, transformer les objets permis, afin d’en faire des réceptacles pour la Divinité.
12. Mon beau-père, le Rabbi, justifie ainsi que nous ne terminions pas la soirée, selon la coutume de ‘Habad, par les mots : «Le Séder de Pessa’h est achevé». En effet, celui-ci se poursuit sans cesse.
A la fin de la Haggada, nous en établissons donc le bilan final, en soulignant ce qu’il faut en conserver pour tout le reste de l’année.
La Matsa rappelle que l’on doit s’acquitter de toutes les obligations. Le Maror souligne la nécessité d’adopter le meilleur comportement possible. Le Pessa’h, enfin, indique que les objets permis doivent être transformés en réceptacles pour la Divinité, ainsi qu’il est dit : «En toutes tes voies, connais-Le».
C’est ainsi que l’on peut se préparer au monde futur, lorsque la Divinité pourra être perçue de manière physique, ainsi qu’il est dit : «Toute chair verra». Alors, la chair du corps pourra voir «que la bouche de D.ieu a parlé».
Le long développement de la Haggada pourrait avoir pour effet d’en perdre l’idée essentielle. A la fin de son récit, la synthèse en est donc exprimée de la façon suivante : «Pessa’h, Matsa et Maror».
Ces trois pratiques diffèrent l’une de l’autre. La Matsa est instaurée par la Torah. Le Maror, les herbes amères, est maintenu, à l’heure actuelle, par une décision de nos Sages. Quant au sacrifice de Pessa’h, nous ne faisons que le commémorer, dans l’attente de la délivrance complète.
11. Ces trois pratiques délivrent un enseignement pour le service de D.ieu.
La Matsa, une obligation de la Torah, fait allusion à ce qu’il faut impérativement mettre en pratique, c’est-à-dire toutes les dispositions du Choul’han Arou’h, Préceptes de la Torah, dispositions de nos Sages, y compris ceux des dernières générations, de fait, tout ce qui est à la base de notre comportement. La Torah dit, à ce propos : «Tu ne t’écarteras pas de ce qu’ils te diront».
Le Maror, introduit par les Sages, correspond aux pratiques judicieuses auxquelles chacun s’engage, à titre personnel. Car, chacun est conscient de sa propre situation morale et comprend donc qu’il doit avoir recours à de telles pratiques, afin de ne pas en venir à transgresser une disposition de la Torah ou des Sages, ce qu’à D.ieu ne plaise. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Faites la garde autour de Ma garde».
La commémoration du sacrifice de Pessa’h rappelle qu’il ne suffit pas de mettre en pratique les dispositions du Choul’han Arou’h et de s’en tenir aux comportements que chacun adopte, à titre personnel. Il faut, en outre, transformer les objets permis, afin d’en faire des réceptacles pour la Divinité.
12. Mon beau-père, le Rabbi, justifie ainsi que nous ne terminions pas la soirée, selon la coutume de ‘Habad, par les mots : «Le Séder de Pessa’h est achevé». En effet, celui-ci se poursuit sans cesse.
A la fin de la Haggada, nous en établissons donc le bilan final, en soulignant ce qu’il faut en conserver pour tout le reste de l’année.
La Matsa rappelle que l’on doit s’acquitter de toutes les obligations. Le Maror souligne la nécessité d’adopter le meilleur comportement possible. Le Pessa’h, enfin, indique que les objets permis doivent être transformés en réceptacles pour la Divinité, ainsi qu’il est dit : «En toutes tes voies, connais-Le».
C’est ainsi que l’on peut se préparer au monde futur, lorsque la Divinité pourra être perçue de manière physique, ainsi qu’il est dit : «Toute chair verra». Alors, la chair du corps pourra voir «que la bouche de D.ieu a parlé».