Vêtements de mitsvot - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Pessa'h - Paragraphe 14-15

21 avril 2024 · 13 nissan 5784 · 6:35 · 25 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2

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14. Dans la lettre qui a été adressée à tous les fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent, à l’occasion de cette fête de Pessa’h, il a été expliqué qu’un Juif doit, au quotidien, revivre et ressentir, de nouveau la sortie d’Egypte. En effet, la libération de sa propre Egypte qu’il a pu obtenir la veille n’est plus suffisante, si l’on considère sa situation de ce jour et le niveau qui est désormais le sien.
Une précision doit être donnée sur le contenu de cette lettre. En effet, les Mitsvot sont définies comme des vêtements et, commentant le verset : «ils prirent conscience qu’ils étaient nus», nos Sages disent : «Une Mitsva leur avait été confiée. Ils s’en étaient dévêtus».
Une image énoncée par la Torah doit correspondre en tout point à ce qu’elle a pour but de décrire.
Concrètement, celui qui grandit ou grossit doit changer de vêtements. S’il ne le fait pas, les habits qui faisaient auparavant son honneur, conformément à l’explication de nos Sages selon laquelle Rabbi Yo’hanan appelait ses vêtements «marques d’honneur», lui attireront les moqueries des autres personnes, qui, le voyant, s’exclameront : «Comment un adulte peut-il s’habiller comme un enfant ?».
Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos, c’est-à-dire pour les Mitsvot, qui sont également définies comme des vêtements spirituels. Lorsqu’un homme grandit et s’élève moralement, il doit aussi élargir ses vêtements, multiplier les Mitsvot, car celles qu’il accomplissait auparavant sont désormais insuffisantes.
15. Un Juif va toujours de l’avant. Chaque jour, il accomplit des Mitsvot et chacune d’entre elles lui apporte l’élévation, la sainteté. Les possibilités qui lui sont ainsi offertes sont illimitées. Le mot Mitsva est de la même étymologie que Tsavta, le lien. De fait, chaque Mitsva permet de se lier à D.ieu, Qui transcende toute limite.
C’est pour cette raison que nul ne peut se contenter des Mitsvot qu’il a accomplies, la veille. Même si elles étaient alors suffisantes et permettaient réellement de se libérer d’Egypte, on se maintiendrait dans ce pays en les reproduisant à l’identique, en ce jour.
De fait, quand il s’agit de vêtements matériels, la différence qui peut être faite entre un enfant et un adulte, même s’il s’agit d’un nourrisson qui vient de naître et d’un homme âgé de soixante dix ans, reste, somme toute, limitée. Malgré cela, il est bien clair que l’on ne peut pas conserver les mêmes vêtements. Combien plus doit-il en être ainsi lorsqu’il s’agit de vêtements spirituels.
En effet, une Mitsva peut transformer une personne, faire de l’impie un «homme moyen» et même un Juste. Or, une telle métamorphose est gigantesque. Il est donc bien évident qu’il est une nécessité absolue de changer de vêtements.

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