Consulter les autorités rabbiniques - Likoutei sihot - Volume 2 - Pin'has Paragraphes 4-5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Pin'has Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
4. Notre Paracha raconte l’épisode de Pin’has qui “ obtint la vengeance de l’Eternel D.ieu ”. De façon générale, chaque étude doit permettre d’introduire une idée nouvelle. C’est le cas lorsqu’elle porte sur la Loi Orale. Il en est, a fortiori, ainsi pour la Loi Ecrite, dont un seul signe permet d’établir de nombreuses Hala’hot. Combien plus un récit, comme celui de Pin’has, doit-il comporter une idée nouvelle.
Quel aspect nouveau peut-on déduire de ce récit ? Il est dit que “ celui qui est touché en constatant la gravité d’une faute peut punir celui qui l’a commise, en lui ôtant la vie ”. Et, nos Sages expliquent que “ telle est la Hala’ha, mais on ne l’enseigne pas ”. En d’autres termes, il peut arriver qu’en consultant le tribunal rabbinique pour savoir si l’on peut adopter un tel comportement, on obtienne une réponse négative, conformément à l’avis du Choul’han Arou’h.
Or, ce même Choul’han Arou’h dit aussi que “ celui qui est touché en constatant la gravité d’une faute peut punir celui qui l’a commise, en lui ôtant la vie ”. Un tel homme ne consulte pas le tribunal rabbinique, mais agit de sa propre initiative, en fonction de ce qu’il ressent, au profond de son âme. Dès lors, il est considéré comme ayant effectivement appliqué la Hala’ha et mis en pratique la Volonté de D.ieu.
De façon générale, le tribunal des hommes doit être systématiquement consulté. Néanmoins, ce n’est pas le cas, quand il s’agit d’obtenir “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ” et, de fait, il est dit qu’en cas de danger impliquant une intervention immédiate, celui qui consulte avant d’agir est un criminel. En effet, il aurait dû se sentir concerné par l’événement, au point d’en prendre lui-même l’initiative, sans interroger le tribunal.
C’est effectivement le cas lorsqu’il s’agit de “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ”. Il faut alors être touché au profond de son âme, au point de ne pas poser la question au tribunal des hommes. On peut désirer, en pareil cas, s’entourer du plus grand nombre de précautions et ne rien faire sans l’avis des Sages. Or, chaque minute qui s’écoule est une perte et, bien plus, même lorsque l’avis du tribunal est négatif, “ celui qui est touché en constatant la gravité d’une faute peut punir celui qui l’a commise, en lui ôtant la vie ”. Telle est la Volonté de D.ieu, puisque ce principe est mentionné par le Choul’han Arou’h.
On peut donner, à ce sujet, l’explication suivante.
Il est dit que “ l’homme peut commettre une faute uniquement s’il est saisi par un esprit de folie ”. En son état naturel, en effet, “ il ne veut pas et ne peut pas se séparer de D.ieu ”, selon l’expression de l’Admour Hazaken. Toutefois, l’esprit de folie, la partie animale de sa personnalité, précisément son âme animale, peuvent le conduire à adopter un comportement animal.
Malgré cela, il peut, parfois, rechercher “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ”, non pas pour son propre honneur ni pour celui de sa famille, mais bien pour D.ieu Lui-même, parce qu’il est si profondément touché par l’événement dont il est le témoin qu’il ne se demande même pas si la réaction qu’il va avoir constitue une faute ou non. Se concentrant sur l’affront qui a été fait à D.ieu, il fait totalement abstraction de sa propre personne, met de côté son corps et son âme animale. Dès lors, seule s’exprime son âme divine, qui est toujours fidèle à D.ieu.
C’est précisément cette âme divine qui le conduit à rechercher “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ”. Si son âme animale est mise de côté, cette âme divine pourra, à n’en pas douter, mettre en pratique Sa Volonté.
C’est pour cette raison que, lorsque Pin’has tua Zimri, “ l’épidémie fut arrêtée ” et des milliers de Juifs furent préservés d’une faute particulièrement grave, l’idolâtrie de Baal Peor, de laquelle le Midrach dit qu’elle est une accusation permanente portée contre Moché. Seule l’action de Pin’has fit disparaître cette accusation. Or, une affirmation aussi grave n’est formulée à propos d’aucune autre faute.
Le salut d’Israël, en l’occurrence, fut obtenu grâce à l’intervention de Pin’has. En conséquence, il fut dit que “ Je lui donne Mon alliance de paix ” et, bien plus, “ Pin’has, c’est Elyahou ”, qui assiste à chaque circoncision et sera l’annonciateur de la délivrance.
5. L’époque actuelle est, malheureusement, celle d’une épidémie. Mon beau-père, le Rabbi, a dit que D.ieu fait brûler les murs de l’exil. Il n’est nul besoin d’en faire la preuve ou de justifier pareille affirmation. Chacun peut le constater de ses propres yeux.
On peut voir, en effet, que de nombreux Juifs, en Terre Sainte ou à l’extérieur de celle-ci, s’écartent des valeurs traditionnelles et empruntent un chemin tortueux, qui les conduit à se dresser contre D.ieu et contre Sa Torah. Nous vivons donc une période d’incendie, au cours de laquelle les enfants juifs peuvent s’écarter définitivement de la Tradition.
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Quel aspect nouveau peut-on déduire de ce récit ? Il est dit que “ celui qui est touché en constatant la gravité d’une faute peut punir celui qui l’a commise, en lui ôtant la vie ”. Et, nos Sages expliquent que “ telle est la Hala’ha, mais on ne l’enseigne pas ”. En d’autres termes, il peut arriver qu’en consultant le tribunal rabbinique pour savoir si l’on peut adopter un tel comportement, on obtienne une réponse négative, conformément à l’avis du Choul’han Arou’h.
Or, ce même Choul’han Arou’h dit aussi que “ celui qui est touché en constatant la gravité d’une faute peut punir celui qui l’a commise, en lui ôtant la vie ”. Un tel homme ne consulte pas le tribunal rabbinique, mais agit de sa propre initiative, en fonction de ce qu’il ressent, au profond de son âme. Dès lors, il est considéré comme ayant effectivement appliqué la Hala’ha et mis en pratique la Volonté de D.ieu.
De façon générale, le tribunal des hommes doit être systématiquement consulté. Néanmoins, ce n’est pas le cas, quand il s’agit d’obtenir “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ” et, de fait, il est dit qu’en cas de danger impliquant une intervention immédiate, celui qui consulte avant d’agir est un criminel. En effet, il aurait dû se sentir concerné par l’événement, au point d’en prendre lui-même l’initiative, sans interroger le tribunal.
C’est effectivement le cas lorsqu’il s’agit de “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ”. Il faut alors être touché au profond de son âme, au point de ne pas poser la question au tribunal des hommes. On peut désirer, en pareil cas, s’entourer du plus grand nombre de précautions et ne rien faire sans l’avis des Sages. Or, chaque minute qui s’écoule est une perte et, bien plus, même lorsque l’avis du tribunal est négatif, “ celui qui est touché en constatant la gravité d’une faute peut punir celui qui l’a commise, en lui ôtant la vie ”. Telle est la Volonté de D.ieu, puisque ce principe est mentionné par le Choul’han Arou’h.
On peut donner, à ce sujet, l’explication suivante.
Il est dit que “ l’homme peut commettre une faute uniquement s’il est saisi par un esprit de folie ”. En son état naturel, en effet, “ il ne veut pas et ne peut pas se séparer de D.ieu ”, selon l’expression de l’Admour Hazaken. Toutefois, l’esprit de folie, la partie animale de sa personnalité, précisément son âme animale, peuvent le conduire à adopter un comportement animal.
Malgré cela, il peut, parfois, rechercher “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ”, non pas pour son propre honneur ni pour celui de sa famille, mais bien pour D.ieu Lui-même, parce qu’il est si profondément touché par l’événement dont il est le témoin qu’il ne se demande même pas si la réaction qu’il va avoir constitue une faute ou non. Se concentrant sur l’affront qui a été fait à D.ieu, il fait totalement abstraction de sa propre personne, met de côté son corps et son âme animale. Dès lors, seule s’exprime son âme divine, qui est toujours fidèle à D.ieu.
C’est précisément cette âme divine qui le conduit à rechercher “ la vengeance de l’Eternel D.ieu ”. Si son âme animale est mise de côté, cette âme divine pourra, à n’en pas douter, mettre en pratique Sa Volonté.
C’est pour cette raison que, lorsque Pin’has tua Zimri, “ l’épidémie fut arrêtée ” et des milliers de Juifs furent préservés d’une faute particulièrement grave, l’idolâtrie de Baal Peor, de laquelle le Midrach dit qu’elle est une accusation permanente portée contre Moché. Seule l’action de Pin’has fit disparaître cette accusation. Or, une affirmation aussi grave n’est formulée à propos d’aucune autre faute.
Le salut d’Israël, en l’occurrence, fut obtenu grâce à l’intervention de Pin’has. En conséquence, il fut dit que “ Je lui donne Mon alliance de paix ” et, bien plus, “ Pin’has, c’est Elyahou ”, qui assiste à chaque circoncision et sera l’annonciateur de la délivrance.
5. L’époque actuelle est, malheureusement, celle d’une épidémie. Mon beau-père, le Rabbi, a dit que D.ieu fait brûler les murs de l’exil. Il n’est nul besoin d’en faire la preuve ou de justifier pareille affirmation. Chacun peut le constater de ses propres yeux.
On peut voir, en effet, que de nombreux Juifs, en Terre Sainte ou à l’extérieur de celle-ci, s’écartent des valeurs traditionnelles et empruntent un chemin tortueux, qui les conduit à se dresser contre D.ieu et contre Sa Torah. Nous vivons donc une période d’incendie, au cours de laquelle les enfants juifs peuvent s’écarter définitivement de la Tradition.
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