Les enseignements du sacrifice perpétuel - Likoutei sihot - Vol 3 - Parachat Vayikra - Parag 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayikra Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
1. Le livre de Vaykra traite essentiellement des sacrifices, comme le précise le Ramban, au début de son commentaire de ce livre. En effet, les sacrifices occupaient une place prépondérante, dans le Sanctuaire et dans le Temple, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ”, prononcé en 5710, au chapitre 2.
La Torah est éternelle, comme le soulignent le Tanya, au chapitre 17 et le Kountrass A’haron, au chapitre 5. Ses lois et même ses récits délivrent donc des enseignements, applicables au quotidien, par tous, hommes et femmes, à chaque époque et en tout endroit. Ils expliquent ce que l’on doit faire et ce dont on doit s’abstenir.
Il en est ainsi pour tout ce qui concerne la Torah. Néanmoins, ce qui est dit du Temple et du service qui y était effectué reçoit une importance particulière, pour chaque Juif, en toute génération.
La finalité du Précepte “ Ils Me feront un Sanctuaire ” est précisée par la suite de ce même verset : “ et Je résiderai parmi eux ”. D.ieu souhaite résider en chaque Juif, en son cœur et en sa maison. A l’heure actuelle, le Temple matériel a été détruit “ à cause de nos fautes ”. Néanmoins, lorsqu’un Juif construit sa maison et introduit la sainteté dans sa vie familiale, il peut avoir la certitude que cette attitude rachètera les fautes qui ont alors été commises, que son foyer sera un “ Sanctuaire ”, un endroit dans lequel D.ieu réside. Il obtiendra ainsi les bénédictions, en tous ses besoins.
2. Comme nous l’avons dit, les sacrifices occupaient une place essentielle, dans le Temple, Or, ceux-ci commençaient et s’achevaient, chaque jour, par le sacrifice perpétuel. Le premier était offert très tôt, avant tous les autres sacrifices et le second, avant la tombée de la nuit, après tous les autres, comme le précise le traité Pessa’him 58b.
Le sacrifice perpétuel révèle la manière d’être correspondant à la norme. Celle-ci ne fait donc pas obligation à un Juif de donner tout ce qu’il possède et de le brûler sur l’autel. Car, le sacrifice perpétuel n’était qu’un agneau, un peu de vin, d’huile, de farine et de sel. Bien plus, il n’était même pas nécessaire que chaque Juif offre deux sacrifices perpétuels, chaque jour, sur l’autel. Il suffisait d’apporter sa contribution personnelle au montant qui servait à acquérir les agneaux, le vin et tout le reste, pour les sacrifices de toute l’année.
Tout naturellement, lorsque les coûts annuels étaient répartis entre tous les Juifs, il n’incombait à chacun qu’une très modeste participation et celle-ci suffisait pour que chacun, où qu’il se trouve, obtienne les bénédictions de D.ieu pour une année heureuse.
Ainsi, les sacrifices nous délivrent un enseignement. D.ieu ne demande pas à un Juif de donner, en permanence, tout ce qu’il possède au Temple, afin que ses biens soient brûlés sur l’autel, sans qu’il n’en conserve rien pour lui. Il souhaite, en revanche, qu’on lui donne tout son cœur. La quantité importe donc peu, les forces, l’argent, les possessions et les biens que D.ieu accorde à un Juif. Seule la manière de donner doit être prise en compte.
Ainsi, le traité Zeva’him 13a établit une analogie entre les sacrifices qui ne sont pas du tout offerts pour le Nom de D.ieu à ceux qui le sont seulement partiellement. Et, la Michna, à la fin du quatrième chapitre de ce traité, précise : “ Pour le Nom de D.ieu… pour Lui être agréable ”. Les Tossafot et le Michné La Méle’h soulignent, en outre, qu’il s’agit là d’une Mitsva. Et, selon le Lé’hem Michné, lois des sacrifices, fin du chapitre 4, le Rambam considère que le sacrifice ne saurait être accepté autrement. On consultera également la Michna, à la fin du traité Mena’hot et le Midrach Vaykra Rabba, chapitre 3, paragraphe 5.
Il convient donc, avant tout, d’apporter son offrande de tout son cœur. Et ce doit être le cas même si, pour une raison justifiée, le montant de la contribution est faible, ne représente qu’une petite partie de chaque catégorie de biens que l’on possède. En effet, on retrouvait toutes ces catégories à la fois dans le sacrifice perpétuel. L’agneau était un animal, la farine, l’huile et le vin des végétaux et le sel, un minéral.
Néanmoins, tout cela est donné avec un cœur entier, avec vitalité et joie. Cette offrande est donc conforme à la Volonté de D.ieu et elle suscite les bénédictions divines, les influences célestes les plus positives, comme c’était auparavant le cas pour le sacrifice perpétuel.
3. Le sacrifice perpétuel délivre, en outre, un autre enseignement.
Celui-ci n’était offert sur l’autel que deux fois par jour, l’un très tôt et le second, à la fin du jour. Pour autant, ce sacrifice est bien qualifié de “ perpétuel ”, comme l’expliquent les premiers Sages, commentant le traité ‘Haguiga 26b et conformément à la discussion entre Rachi et le Ramban, à propos du verset Tetsavé 27, 20.
De la sorte, le temps qui s’écoulait entre deux sacrifices était lui-même pénétré de ces offrandes. ...
La Torah est éternelle, comme le soulignent le Tanya, au chapitre 17 et le Kountrass A’haron, au chapitre 5. Ses lois et même ses récits délivrent donc des enseignements, applicables au quotidien, par tous, hommes et femmes, à chaque époque et en tout endroit. Ils expliquent ce que l’on doit faire et ce dont on doit s’abstenir.
Il en est ainsi pour tout ce qui concerne la Torah. Néanmoins, ce qui est dit du Temple et du service qui y était effectué reçoit une importance particulière, pour chaque Juif, en toute génération.
La finalité du Précepte “ Ils Me feront un Sanctuaire ” est précisée par la suite de ce même verset : “ et Je résiderai parmi eux ”. D.ieu souhaite résider en chaque Juif, en son cœur et en sa maison. A l’heure actuelle, le Temple matériel a été détruit “ à cause de nos fautes ”. Néanmoins, lorsqu’un Juif construit sa maison et introduit la sainteté dans sa vie familiale, il peut avoir la certitude que cette attitude rachètera les fautes qui ont alors été commises, que son foyer sera un “ Sanctuaire ”, un endroit dans lequel D.ieu réside. Il obtiendra ainsi les bénédictions, en tous ses besoins.
2. Comme nous l’avons dit, les sacrifices occupaient une place essentielle, dans le Temple, Or, ceux-ci commençaient et s’achevaient, chaque jour, par le sacrifice perpétuel. Le premier était offert très tôt, avant tous les autres sacrifices et le second, avant la tombée de la nuit, après tous les autres, comme le précise le traité Pessa’him 58b.
Le sacrifice perpétuel révèle la manière d’être correspondant à la norme. Celle-ci ne fait donc pas obligation à un Juif de donner tout ce qu’il possède et de le brûler sur l’autel. Car, le sacrifice perpétuel n’était qu’un agneau, un peu de vin, d’huile, de farine et de sel. Bien plus, il n’était même pas nécessaire que chaque Juif offre deux sacrifices perpétuels, chaque jour, sur l’autel. Il suffisait d’apporter sa contribution personnelle au montant qui servait à acquérir les agneaux, le vin et tout le reste, pour les sacrifices de toute l’année.
Tout naturellement, lorsque les coûts annuels étaient répartis entre tous les Juifs, il n’incombait à chacun qu’une très modeste participation et celle-ci suffisait pour que chacun, où qu’il se trouve, obtienne les bénédictions de D.ieu pour une année heureuse.
Ainsi, les sacrifices nous délivrent un enseignement. D.ieu ne demande pas à un Juif de donner, en permanence, tout ce qu’il possède au Temple, afin que ses biens soient brûlés sur l’autel, sans qu’il n’en conserve rien pour lui. Il souhaite, en revanche, qu’on lui donne tout son cœur. La quantité importe donc peu, les forces, l’argent, les possessions et les biens que D.ieu accorde à un Juif. Seule la manière de donner doit être prise en compte.
Ainsi, le traité Zeva’him 13a établit une analogie entre les sacrifices qui ne sont pas du tout offerts pour le Nom de D.ieu à ceux qui le sont seulement partiellement. Et, la Michna, à la fin du quatrième chapitre de ce traité, précise : “ Pour le Nom de D.ieu… pour Lui être agréable ”. Les Tossafot et le Michné La Méle’h soulignent, en outre, qu’il s’agit là d’une Mitsva. Et, selon le Lé’hem Michné, lois des sacrifices, fin du chapitre 4, le Rambam considère que le sacrifice ne saurait être accepté autrement. On consultera également la Michna, à la fin du traité Mena’hot et le Midrach Vaykra Rabba, chapitre 3, paragraphe 5.
Il convient donc, avant tout, d’apporter son offrande de tout son cœur. Et ce doit être le cas même si, pour une raison justifiée, le montant de la contribution est faible, ne représente qu’une petite partie de chaque catégorie de biens que l’on possède. En effet, on retrouvait toutes ces catégories à la fois dans le sacrifice perpétuel. L’agneau était un animal, la farine, l’huile et le vin des végétaux et le sel, un minéral.
Néanmoins, tout cela est donné avec un cœur entier, avec vitalité et joie. Cette offrande est donc conforme à la Volonté de D.ieu et elle suscite les bénédictions divines, les influences célestes les plus positives, comme c’était auparavant le cas pour le sacrifice perpétuel.
3. Le sacrifice perpétuel délivre, en outre, un autre enseignement.
Celui-ci n’était offert sur l’autel que deux fois par jour, l’un très tôt et le second, à la fin du jour. Pour autant, ce sacrifice est bien qualifié de “ perpétuel ”, comme l’expliquent les premiers Sages, commentant le traité ‘Haguiga 26b et conformément à la discussion entre Rachi et le Ramban, à propos du verset Tetsavé 27, 20.
De la sorte, le temps qui s’écoulait entre deux sacrifices était lui-même pénétré de ces offrandes. ...