Sortie d'Egypte permanente - Likoutei sihot - Volume 2 - Matot Massei Paragraphes 1-7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Matot-Masseï Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
1. Dans le verset: “ Voici les étapes des enfants d’Israël, quand ils quittèrent le pays de l’Egypte ”, il est bien question des “ étapes ”, au pluriel, ce qui indique qu’elles étaient nombreuses. Une question est traditionnellement posée, à ce sujet. Une seule étape, celle qui les conduisit de Ramsès à Soukkot, fut suffisante pour qu’ils quittent l’Egypte. Et, les autres étapes furent donc ultérieures à cette sortie d’Egypte. Dès lors, comment comprendre ce pluriel?
De plus, il convient de préciser le sens de ces quarante deux étapes qui les conduisirent de l’Egypte en Erets Israël, “ pays bon et large ”. Car, dès la première étape qui leur permit de quitter l’Egypte, lieu de la limite et de l’étroitesse, ils connurent d’ores et déjà la largesse. En effet, il suffit de quitter un endroit exigu pour percevoir l’immensité. Dès lors, que leur apportèrent de plus ces quarante deux étapes?
La réponse est la suivante. Il est plusieurs paliers d’étroitesse et de largesse. Ce qui s’appellera immensité pour quelqu’un dont les moyens sont limités sera encore l’Egypte pour celui qui possède une plus grande élévation. Ainsi, on parvient progressivement au sommet le plus haut, à la dernière étape, à “ Yarden Yeri’ho ”, à la venue du Machia’h, situation que l’on percevra également de manière olfactive. Jusqu’à cette délivrance, en revanche, la largesse restera toujours relative et l’on pourra systématiquement imaginer un stade plus élaboré de l’Egypte.
C’est ainsi que l’on peut expliquer ces quarante deux étapes permettant de quitter l’Egypte pour se rendre dans le “ pays bon et large ”. Certes, la première étape permit de quitter l’Egypte et donc de connaître la largesse. Pour autant, par rapport à une réalisation plus élevée, une telle situation resta encore l’Egypte et une étape supplémentaire fut donc nécessaire pour la quitter.
C’est pour cette raison que le verset parle des “ étapes ”, au pluriel, qui permirent de “ quitter le pays de l’Egypte ”. En effet, les étapes suivantes eurent également pour but de se libérer de l’Egypte et de parvenir à “ Yarden Yeri’ho ”, à la plus haute élévation.
2. La Torah est éternelle, à chaque époque et, en particulier, lorsqu’elle évoque la sortie d’Egypte, de laquelle il est dit: “ Un homme est tenu de considérer qu’il a été libéré aujourd’hui même de l’Egypte ”.
Il y a donc là un enseignement pour le service de D.ieu. Celui qui est déjà parvenu à dépasser sa propre logique, les limites de sa personnalité, l’Egypte du domaine de la Sainteté, ne peut pas encore se contenter d’un tel résultat. Il doit savoir que la situation à laquelle il vient d’accéder, par rapport à un stade plus élevé, s’appelle encore l’Egypte. L’effort et l’avancement doivent donc se poursuivre.
La ferveur de la prière nous permettra de comprendre ce qui vient d’être dit. La prière résulte, en effet, de l’effort de l’homme. Elle se distingue ainsi de l’étude de la Torah, qui est une révélation céleste. La prière est “ une échelle, plantée en terre, dont le sommet parvient jusqu’au ciel ”. Elle permet à l’homme, grâce à ses efforts, de quitter l’étroitesse et de connaître la largesse.
La prière est constituée de plusieurs élévations successives, chacune permettant de se libérer de la situation que l’on connaissait auparavant. Pour autant, aucune n’est suffisante et l’avancement doit être perpétuel.
Il est nécessaire, dans un premier temps, de se préparer à la prière. En effet, on s’adresse, pendant celle-ci, à D.ieu, Qui transcende toute limite, alors que l’on possède un corps et une âme animale. La distance est encore plus incommensurable lorsque l’on a été souillé par la faute. Dès lors, comment se permet-on de s’adresser à D.ieu pendant cette prière?
Le simple fait de s’apprêter à prier, avant même de prononcer les mots du rituel, uniquement en mettant sa ceinture de prière, est un moyen de se libérer de toutes ses autres préoccupations, de rechercher une plus grande finesse et donc de repousser les contingences et les limites.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre l’affirmation de la partie révélée de la Torah selon laquelle il est nécessaire, avant de prier, de faire ses besoins et de se laver les mains. On peut ainsi se débarrasser de toutes les déjections, de celles qui apparaissent à l’évidence comme de celles qui sont cachées. Puis, l’on se lave les mains afin de se débarrasser également de l’impureté qui entoure l’homme, après que celle qui se trouvait à l’intérieur de son corps ait disparu.
Mais, tout cela ne suffit pas encore. Il faut aussi prier, prononcer les mots du rituel et donc se libérer de l’élévation que l’on a acquise en se préparant à la prière, mais qui n’est que limite par rapport à un stade plus élevé. On peut, de cette façon, parvenir à la largesse.
Par la suite, la prière elle-même offre plusieurs paliers successifs d’élévation. ...
De plus, il convient de préciser le sens de ces quarante deux étapes qui les conduisirent de l’Egypte en Erets Israël, “ pays bon et large ”. Car, dès la première étape qui leur permit de quitter l’Egypte, lieu de la limite et de l’étroitesse, ils connurent d’ores et déjà la largesse. En effet, il suffit de quitter un endroit exigu pour percevoir l’immensité. Dès lors, que leur apportèrent de plus ces quarante deux étapes?
La réponse est la suivante. Il est plusieurs paliers d’étroitesse et de largesse. Ce qui s’appellera immensité pour quelqu’un dont les moyens sont limités sera encore l’Egypte pour celui qui possède une plus grande élévation. Ainsi, on parvient progressivement au sommet le plus haut, à la dernière étape, à “ Yarden Yeri’ho ”, à la venue du Machia’h, situation que l’on percevra également de manière olfactive. Jusqu’à cette délivrance, en revanche, la largesse restera toujours relative et l’on pourra systématiquement imaginer un stade plus élaboré de l’Egypte.
C’est ainsi que l’on peut expliquer ces quarante deux étapes permettant de quitter l’Egypte pour se rendre dans le “ pays bon et large ”. Certes, la première étape permit de quitter l’Egypte et donc de connaître la largesse. Pour autant, par rapport à une réalisation plus élevée, une telle situation resta encore l’Egypte et une étape supplémentaire fut donc nécessaire pour la quitter.
C’est pour cette raison que le verset parle des “ étapes ”, au pluriel, qui permirent de “ quitter le pays de l’Egypte ”. En effet, les étapes suivantes eurent également pour but de se libérer de l’Egypte et de parvenir à “ Yarden Yeri’ho ”, à la plus haute élévation.
2. La Torah est éternelle, à chaque époque et, en particulier, lorsqu’elle évoque la sortie d’Egypte, de laquelle il est dit: “ Un homme est tenu de considérer qu’il a été libéré aujourd’hui même de l’Egypte ”.
Il y a donc là un enseignement pour le service de D.ieu. Celui qui est déjà parvenu à dépasser sa propre logique, les limites de sa personnalité, l’Egypte du domaine de la Sainteté, ne peut pas encore se contenter d’un tel résultat. Il doit savoir que la situation à laquelle il vient d’accéder, par rapport à un stade plus élevé, s’appelle encore l’Egypte. L’effort et l’avancement doivent donc se poursuivre.
La ferveur de la prière nous permettra de comprendre ce qui vient d’être dit. La prière résulte, en effet, de l’effort de l’homme. Elle se distingue ainsi de l’étude de la Torah, qui est une révélation céleste. La prière est “ une échelle, plantée en terre, dont le sommet parvient jusqu’au ciel ”. Elle permet à l’homme, grâce à ses efforts, de quitter l’étroitesse et de connaître la largesse.
La prière est constituée de plusieurs élévations successives, chacune permettant de se libérer de la situation que l’on connaissait auparavant. Pour autant, aucune n’est suffisante et l’avancement doit être perpétuel.
Il est nécessaire, dans un premier temps, de se préparer à la prière. En effet, on s’adresse, pendant celle-ci, à D.ieu, Qui transcende toute limite, alors que l’on possède un corps et une âme animale. La distance est encore plus incommensurable lorsque l’on a été souillé par la faute. Dès lors, comment se permet-on de s’adresser à D.ieu pendant cette prière?
Le simple fait de s’apprêter à prier, avant même de prononcer les mots du rituel, uniquement en mettant sa ceinture de prière, est un moyen de se libérer de toutes ses autres préoccupations, de rechercher une plus grande finesse et donc de repousser les contingences et les limites.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre l’affirmation de la partie révélée de la Torah selon laquelle il est nécessaire, avant de prier, de faire ses besoins et de se laver les mains. On peut ainsi se débarrasser de toutes les déjections, de celles qui apparaissent à l’évidence comme de celles qui sont cachées. Puis, l’on se lave les mains afin de se débarrasser également de l’impureté qui entoure l’homme, après que celle qui se trouvait à l’intérieur de son corps ait disparu.
Mais, tout cela ne suffit pas encore. Il faut aussi prier, prononcer les mots du rituel et donc se libérer de l’élévation que l’on a acquise en se préparant à la prière, mais qui n’est que limite par rapport à un stade plus élevé. On peut, de cette façon, parvenir à la largesse.
Par la suite, la prière elle-même offre plusieurs paliers successifs d’élévation. ...