La génération qui entra en Erets Israël - Likoutei sihot - Volume 2 - Devarim Paragraphe 1
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Devarim Série : DevarimSérie : Likoutei sihot
1. Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev explique que, durant le Chabbat ‘Hazon, on peut obtenir la vision du troisième Temple. De fait, le mot ‘Hazon signifie la vision. Néanmoins, on ne peut alors observer le Temple qu’à distance et c’est précisément pour cela que l’on peut parler uniquement de vision.
Ceci nous permettra d’établir une relation entre le Chabbat ‘Hazon et la Parchat Devarim, qui est toujours lue pendant ce jour.
La Parchat Devarim introduit le livre du même nom, qui est également appelé le Michné Torah, le double de la Torah. Malgré l’unité de la Torah, le Michné Torah est différent des quatre livres précédents. Il fut dit, en effet, pour la génération qui entrait en Erets Israël. Quelques mises en gardes devaient donc lui être signifiées, ce qui n’avait pas été nécessaire jusqu’alors.
La génération du désert et celle qui entra en Erets Israël ne furent pas les mêmes. La première était pleine de sagesse et possédait un niveau en relation avec celui de Moché, qui eut la vision de la Divinité. La seconde, en revanche, entra en contact avec la matière du monde et, de ce fait, elle ne pouvait, à proprement parler, percevoir le Divin. Elle ne fit que “ entendre ” Sa présence, ainsi qu’il est dit : “ Et, maintenant, Israël, écoute ”.
La différence entre la vision et l’audition est la suivante. La première transcende toute limite, tout obstacle. Celui qui a vu de ses yeux ne connaîtra jamais le doute. Ce qu’il a observé lui sera définitivement acquis. A l’opposé, celui qui entend, même s’il comprend, peut ensuite remettre en cause ce qu’il a reçu de cette façon, surtout lorsqu’une forte interrogation est soulevée devant lui. On peut en conclure qu’avant même l’apparition de cette objection, sa perception était d’ores et déjà limitée.
Le Michné Torah, adressé à la génération qui entrait en Erets Israël, laquelle était réduite à “ l’audition ” de la Divinité, introduit donc la notion de don de sa propre personne, qui fut inutile à la génération du désert.
De fait, la génération qui entra en Erets Israël fut plus basse que celle du désert. Pour autant, elle possédait une qualité que celle qui la précédait n’avait pas. A cette dernière, en effet, il fut dit : “ Vous n’êtes pas parvenus, jusqu’à maintenant, au repos et à l’héritage ”, c’est-à-dire à Shilo et à Jérusalem. C’est après l’entrée en Erets Israël que le peuple accéda à ces villes.
En effet, la chute que provoqua le contact renouvelé avec la matière leur permit, précisément, de réaliser la finalité ultime et de bâtir “ le repos et l’héritage ”.
De ce fait, le Chabbat Parchat Devarim, qui introduit le Michné Torah, réunit deux éléments opposés. Il marque une chute considérable et, précisément grâce à celle-ci, il conduit vers l’élévation véritable.
Il en est de même pour le Chabbat ‘Hazon, présentant également deux aspects opposés. Celui-ci est, d’une part, l’un des neuf jours précédant Tichea Beav, bien plus le Chabbat qui précède ce jour, date de la destruction du Temple. Mais, par ailleurs, il introduit, grâce à cette immense chute, le sommet de l’élévation, comme le soulignait Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev. Et, c’est alors qu’on peut observer le troisième Temple, plus élevé que les précédents et qui sera bâti, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h.
Ceci nous permettra d’établir une relation entre le Chabbat ‘Hazon et la Parchat Devarim, qui est toujours lue pendant ce jour.
La Parchat Devarim introduit le livre du même nom, qui est également appelé le Michné Torah, le double de la Torah. Malgré l’unité de la Torah, le Michné Torah est différent des quatre livres précédents. Il fut dit, en effet, pour la génération qui entrait en Erets Israël. Quelques mises en gardes devaient donc lui être signifiées, ce qui n’avait pas été nécessaire jusqu’alors.
La génération du désert et celle qui entra en Erets Israël ne furent pas les mêmes. La première était pleine de sagesse et possédait un niveau en relation avec celui de Moché, qui eut la vision de la Divinité. La seconde, en revanche, entra en contact avec la matière du monde et, de ce fait, elle ne pouvait, à proprement parler, percevoir le Divin. Elle ne fit que “ entendre ” Sa présence, ainsi qu’il est dit : “ Et, maintenant, Israël, écoute ”.
La différence entre la vision et l’audition est la suivante. La première transcende toute limite, tout obstacle. Celui qui a vu de ses yeux ne connaîtra jamais le doute. Ce qu’il a observé lui sera définitivement acquis. A l’opposé, celui qui entend, même s’il comprend, peut ensuite remettre en cause ce qu’il a reçu de cette façon, surtout lorsqu’une forte interrogation est soulevée devant lui. On peut en conclure qu’avant même l’apparition de cette objection, sa perception était d’ores et déjà limitée.
Le Michné Torah, adressé à la génération qui entrait en Erets Israël, laquelle était réduite à “ l’audition ” de la Divinité, introduit donc la notion de don de sa propre personne, qui fut inutile à la génération du désert.
De fait, la génération qui entra en Erets Israël fut plus basse que celle du désert. Pour autant, elle possédait une qualité que celle qui la précédait n’avait pas. A cette dernière, en effet, il fut dit : “ Vous n’êtes pas parvenus, jusqu’à maintenant, au repos et à l’héritage ”, c’est-à-dire à Shilo et à Jérusalem. C’est après l’entrée en Erets Israël que le peuple accéda à ces villes.
En effet, la chute que provoqua le contact renouvelé avec la matière leur permit, précisément, de réaliser la finalité ultime et de bâtir “ le repos et l’héritage ”.
De ce fait, le Chabbat Parchat Devarim, qui introduit le Michné Torah, réunit deux éléments opposés. Il marque une chute considérable et, précisément grâce à celle-ci, il conduit vers l’élévation véritable.
Il en est de même pour le Chabbat ‘Hazon, présentant également deux aspects opposés. Celui-ci est, d’une part, l’un des neuf jours précédant Tichea Beav, bien plus le Chabbat qui précède ce jour, date de la destruction du Temple. Mais, par ailleurs, il introduit, grâce à cette immense chute, le sommet de l’élévation, comme le soulignait Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev. Et, c’est alors qu’on peut observer le troisième Temple, plus élevé que les précédents et qui sera bâti, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h.