Les Prémices - Likoutei sihot - Volume 2 - Ki tavo - Paragraphe 1

26 août 2023 · 9 éloul 5783 · 7:56 · 38 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Ki Tavo Série : Ki tavoSérie : Likoutei sihot

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1. Notre Sidra présente la Mitsva d’offrir les Prémices. Ceux-ci étaient les tous premiers et les meilleurs fruits produits par notre Terre Sainte, qui sera rebâtie et restaurée par notre juste Machia’h, lorsque le lait et le miel y coulaient. On les cueillait avant d’en disposer pour son usage personnel et on les conduisait dans le Temple, afin de remercier D.ieu d’avoir placé Sa bénédiction dans les fruits de la terre. A la différence des autres sacrifices, les Prémices n’étaient pas brûlés sur l’autel, mais donnés au Cohen.

Il découle, de ce qui vient d’être dit, deux enseignements, de direction opposée. D’une part, on ne gardait pas pour soi le meilleur de la production agricole et des fruits obtenus après que l’on ait labouré, semé et effectué tous les travaux du champ, mais on les consacrait en les donnant au Cohen. Or, on peut s’en étonner. Le labeur et l’effort investi en cette production ne justifient-ils pas que la partie devant en être consacrée, dans la mesure où celle-ci est nécessaire, ne soit pas la meilleure et la plus belle ?

Mais, la réflexion permet d’établir qu’une telle objection serait soulevée uniquement par celui qui n’a pas conscience que ces fruits lui ont été donnés par D.ieu, qui pense que “ ma force et la puissance de ma main m’ont permis d’obtenir tout cela ”. Il est clair qu’une telle position heurte la foi première que possèdent tous les Juifs, sans aucune exception et qu’il suffit de mettre en évidence pour exprimer dans l’existence quotidienne.

A l’autre extrême, cette même Mitsva, par le fait que ces fruits n’étaient pas brûlés sur l’autel, dans le Temple, mais donnés au Cohen qui devait en faire un usage personnel, les consommer, souligne que l’on peut assumer ce rôle de Cohen en éprouvant le bon goût que peuvent avoir les mets matériels, à condition que l’on s’en serve à bon escient et que l’on se sanctifie. Pour cela, il faut faire un usage sacré de ces mets et les conduire dans le Temple, c’est-à-dire servir D.ieu en les consommant, comme on le fait en brûlant les autres sacrifices, afin qu’ils s’élèvent vers D.ieu.

Il y a là un des fondements de l’enseignement de la ‘Hassidout. On peut et l’on doit servir D.ieu non seulement pendant la prière et l’étude de la Torah, mais aussi pendant le repas et en mangeant, durant l’activité commerciale et en l’assumant. Bien évidemment, cette manière de servir D.ieu requiert un plus grand effort de la part de l’homme et la récompense qu’il reçoit est à la mesure de cet effort.

De ce point de vue, la Mitsva des Prémices est concevable également pendant le temps de l’exil et même à l’extérieur d’Erets Israël, y compris en un simple jour de semaine. Lorsque l’on a la conscience profonde que tout ce que l’on possède provient de D.ieu, on peut sanctifier chaque objet, de sorte que son utilisation devienne un acte du service de D.ieu.

A celui qui offrait les prémices, dans le Temple, on souhaitait qu’il puisse le faire encore une fois, joyeusement, l’année suivante. Et, il en est de même, à l’heure actuelle. En utilisant les biens que D.ieu accorde de la manière qu’Il demande, on reçoit Sa bénédiction pour que l’on puisse en faire de même, de manière accrue, l’année suivante, avec satisfaction et joie. En effet, il est nécessaire de connaître l’élévation, dans le domaine de la Sainteté.

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