Les remontrances qui précèdent les fêtes - Likoutei sihot - Volume 2 - Ki tavo Paragraphes 2-3
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Ki Tavo Roch Hachana Série : Ki tavoSérie : Likoutei sihot
2. Avant Roch Hachana, de même qu’avant Chavouot, on lit une Paracha de remontrances, celle de Be’houkotaï avant Chavouot et celle de Tavo avant Roch Hachana. Néanmoins, une seconde Sidra, au moins, est lue, dans les deux cas, celle de Bamidbar et parfois même celle de Nasso avant Chavouot, celle de Nitsavim et celle de Vayéle’h avant Roch Hachana, afin de faire une interruption entre ces remontrances et la fête.
Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que ces remontrances ne sont pas des punitions, ce qu’à D.ieu ne plaise, mais bien un moyen d’obtenir la purification et l’élévation. C’est pour cela qu’elles sont lues avant Cha2vouot et Roch Hachana. Matériellement, lorsque l’on s’apprête à placer un objet de valeur dans un écrin, on doit s’assurer que celui-ci est propre et, selon l’expression du Talmud, “ faire disparaître ce qui le rend maudit ”. Et, il en est de même, dans la dimension spirituelle. Avant de recevoir la grande révélation du don de la Torah ou de Roch Hachana qui, chaque année, introduit une lumière nouvelle, n’ayant encore jamais éclairé le monde, pas même à l’époque du Temple, on doit, au préalable, purifier le réceptacle.
Certes, de manière passagère, il s’agit bien là d’une souffrance, surtout quand il s’agit d’un prince et d’un fils unique. Car, chaque Juif est bien le fils unique du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il et, de ce fait, une telle souffrance est, pour lui, intolérable. C’est pour cela qu’une interruption est nécessaire, par la suite. Pour autant, notre Père miséricordieux estime qu’il est judicieux de la supporter momentanément afin d’obtenir ce qui en découle.
3. Les remontrances de Be’houkotaï qu’on lit avant Chavouot, sont différentes de celles de Tavo, qu’on lit avant Roch Hachana. Les premières sont au nombre de quarante huit et les secondes, de quatre vingt seize, soit le double.
On peut en conclure que la révélation de Roch Hachana est plus intense que celle de Chavouot. La purification nécessaire est d’autant plus importante. De fait, la révélation de Chavouot est un éclairage direct, accordé à l’initiative de D.ieu. La Guemara compare le don de la Torah à une conversion. Or, “ celui qui se convertit est comparable à l’enfant qui naît ”. En revanche, la révélation de Roch Hachana est celle de la Techouva, c’est-à-dire un éclairage réfléchi, à l’initiative des hommes. C’est pour cela que Tichri commence par Tav, Chin et Reïch, soit l’alphabet en ordre inversé.
L’éclairage réfléchi est plus intense que l’éclairage direct. C’est la raison pour laquelle celui qui accède à la Techouva surpasse le Juste. Et, les Tables de la Loi délivrent le même enseignement. En effet, les secondes, données à la suite de la faute du veau d’or, au lendemain de Yom Kippour, dépassèrent les premières, reçues en Sivan et furent même qualifiées de “ doubles ”. En conséquence, la purification de l’écrin, avant Roch Hachana, doit également être double.
Il en est de même pour l’exil et la délivrance, qui découlent de la faute et de la Techouva. L’exil est la conséquence de la faute du veau d’or et il est dit qu’Israël “ a été frappé doublement ”, tout comme “ il a fauté doublement ”. C’est ainsi que nous obtiendrons la délivrance, qui apportera une double consolation, ainsi qu’il est dit : “ Consolez, consolez, Mon peuple ”.
Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que ces remontrances ne sont pas des punitions, ce qu’à D.ieu ne plaise, mais bien un moyen d’obtenir la purification et l’élévation. C’est pour cela qu’elles sont lues avant Cha2vouot et Roch Hachana. Matériellement, lorsque l’on s’apprête à placer un objet de valeur dans un écrin, on doit s’assurer que celui-ci est propre et, selon l’expression du Talmud, “ faire disparaître ce qui le rend maudit ”. Et, il en est de même, dans la dimension spirituelle. Avant de recevoir la grande révélation du don de la Torah ou de Roch Hachana qui, chaque année, introduit une lumière nouvelle, n’ayant encore jamais éclairé le monde, pas même à l’époque du Temple, on doit, au préalable, purifier le réceptacle.
Certes, de manière passagère, il s’agit bien là d’une souffrance, surtout quand il s’agit d’un prince et d’un fils unique. Car, chaque Juif est bien le fils unique du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il et, de ce fait, une telle souffrance est, pour lui, intolérable. C’est pour cela qu’une interruption est nécessaire, par la suite. Pour autant, notre Père miséricordieux estime qu’il est judicieux de la supporter momentanément afin d’obtenir ce qui en découle.
3. Les remontrances de Be’houkotaï qu’on lit avant Chavouot, sont différentes de celles de Tavo, qu’on lit avant Roch Hachana. Les premières sont au nombre de quarante huit et les secondes, de quatre vingt seize, soit le double.
On peut en conclure que la révélation de Roch Hachana est plus intense que celle de Chavouot. La purification nécessaire est d’autant plus importante. De fait, la révélation de Chavouot est un éclairage direct, accordé à l’initiative de D.ieu. La Guemara compare le don de la Torah à une conversion. Or, “ celui qui se convertit est comparable à l’enfant qui naît ”. En revanche, la révélation de Roch Hachana est celle de la Techouva, c’est-à-dire un éclairage réfléchi, à l’initiative des hommes. C’est pour cela que Tichri commence par Tav, Chin et Reïch, soit l’alphabet en ordre inversé.
L’éclairage réfléchi est plus intense que l’éclairage direct. C’est la raison pour laquelle celui qui accède à la Techouva surpasse le Juste. Et, les Tables de la Loi délivrent le même enseignement. En effet, les secondes, données à la suite de la faute du veau d’or, au lendemain de Yom Kippour, dépassèrent les premières, reçues en Sivan et furent même qualifiées de “ doubles ”. En conséquence, la purification de l’écrin, avant Roch Hachana, doit également être double.
Il en est de même pour l’exil et la délivrance, qui découlent de la faute et de la Techouva. L’exil est la conséquence de la faute du veau d’or et il est dit qu’Israël “ a été frappé doublement ”, tout comme “ il a fauté doublement ”. C’est ainsi que nous obtiendrons la délivrance, qui apportera une double consolation, ainsi qu’il est dit : “ Consolez, consolez, Mon peuple ”.