Dois je investir dans l'éducation ? Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Chemot - Paragraphes 9-10

9 janvier 2023 · 16 téveth 5783 · 6:47 · 32 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Chemot Série : ChemotSérie : Likoutei sihot

Partager sur WhatsApp

9. Nous avons déjà montré que les enfants qui se consacrent à l’étude de la Torah constituent le fondement du peuple d’Israël.

La Guemara évoque l’importance d’enseigner la Torah aux jeunes enfants, en ces termes: “ Que le souvenir d’un homme soit rappelé pour le bien. Il s’agit de Yochoua Ben Gamla ”.

Que fit Yochoua Ben Gamla?

Auparavant, il était d’usage d’apprendre la Torah avec son père, de sorte que celui qui n’avait pas de père ne l’étudiait pas. Puis, il fut institué qu’il y aurait, à Jérusalem, des professeurs chargés d’enseigner la Torah aux enfants. Par la suite, cette pratique fut étendue à toutes les grandes villes d’Erets Israël, mais réservée aux jeunes de seize ou dix sept ans. Enfin, vint Yochoua Ben Gamla, qui put obtenir que chaque enfant, dès l’âge de cinq ou six ans, ait la possibilité d’étudier la Torah, dans chaque région, en chaque ville, sans même avoir à payer pour cela. C’est pour cette raison que son souvenir est béni, à chaque époque.

Lorsque la section juive des Bolcheviques interdit l’étude de la Torah, en Russie, elle ne souhaita pas faire totalement disparaître cette activité. Elle expliqua qu’un enfant suffisamment grand et mûr pour faire le choix de cette étude devait y avoir accès. Elle ne pouvait comprendre, en revanche, que celle-ci soit imposée aux petits enfants. Or, les Juifs firent don de leur propre vie, avec la plus grande détermination, pour que les tous petits puissent continuer à étudier la Torah, car de leur éducation dépend la pérennité du peuple d’Israël.

Il en est de même pour notre époque. Il faut faire preuve de la plus grande fermeté pour que les enfants, depuis leur plus jeune âge, soient éduqués selon les principes de la Torah, dans toute son intégrité, sans aucun compromis. Car, il en va de l’avenir du peuple juif.

10. L’immense importance des enfants qui se consacrent à l’étude justifie que quiconque peut exercer une influence positive, en la matière, y consacre tous ses efforts, toute sa peine, pour reprendre l’expression précédemment citée.

Certains considèrent qu’intervenir dans ce domaine n’est pas de leur rang, qu’ils doivent avoir des préoccupations plus élevés. Quelqu’un de moins qualifié ne peut-il enseigner l’alphabet aux enfants? De même, collecter des fonds pour un ‘Héder ou une Yechiva doit être réservé à ceux qui en font un métier et non à tous les autres.

Il faut répondre à ces personnes que de tels raisonnements ne s’appliquaient qu’en des périodes normales. Lorsqu’un incendie éclate, ce qu’à D.ieu ne plaise, on ne convoque pas une réunion pour déterminer à qui il appartient de l’éteindre. Chacun se met à l’oeuvre et tous doivent le faire, dans toute la mesure de leurs possibilités.

D’autres prétendent en avoir fait assez pour promouvoir cette bonne éducation et ils préfèrent désormais laisser la place à d’autres. On leur expliquera que “ l’homme est né pour l’effort ” et que celui-ci doit être permanent.

Pour justifier les souffrances permanentes qui sont imposées à une âme, lorsque celle-ci s’introduit dans un corps, il est nécessaire que l’effort de l’homme soit constant. En effet, en l’absence de cet effort, chaque instant de souffrance devient inutile.

Ce qui est vrai pour soi-même s’applique, de la même façon, à son prochain, en particulier pour tout ce qui concerne l’éducation. L’effort constant est indispensable.

Autres cours de la série Chemot

Toutes les vidéos

Autres cours de Rav Menahem Altabe

Toutes les vidéos