L'éducation exige des efforts ! Likoutei sihot - Volumr 1 - Parachat Chemot -Paragraphes 6-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Chemot Pessa'h Série : ChemotSérie : Likoutei sihot
6. Commentant le verset “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve et toute fille, vous la ferez vivre ”, la Haggada dit: “ Notre peine désigne nos enfants, ainsi qu’il est dit: tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve et toute fille, vous la ferez vivre ”.
Ce verset ne précise pas que le terme “ peine ” désigne bien les enfants, selon la forme de déduction qu’adopte la Haggada, dans les paragraphes précédents. En effet, il est bien évident, en l’occurrence, que le décret touchait les enfants, de sorte qu’une preuve découlant d’un verset est totalement inutile, à ce sujet. En fait, il s’agit d’illustrer, de manière générale, l’idée que la souffrance était spécifiquement liée aux enfants. Mais, aucune preuve formelle n’est donnée pour établir une relation entre ceux-ci et “ notre peine ”.
Cette absence de preuve établit qu’il s’agit bien d’une évidence. C’est la raison pour laquelle aucun verset ne vient le démontrer.
7. Il en découle, pour nous, l’enseignement suivant. Pour que les enfants ou également les élèves, que le Sifri appelle aussi enfants, adoptent un bon comportement, l’effort et la peine sont nécessaires.
Celui qui a des enfants irréprochables ou bien exerce sur ses élèves une influence permettant qu’un seul mot suffise, ne doit pas s’imaginer qu’il s’est ainsi pleinement acquitté de son obligation. Même en pareil cas, l’éducation des enfants doit concentrer tous ses efforts.
Il doit s’agir de “ notre peine ”, d’un effort si intense que la Torah elle-même puisse le qualifier comme tel.
Et, lorsque l’effort permet de former ces enfants, il n’y a pas lieu de s’affecter devant tous les décrets qui peuvent être émis, y compris le plus sévère, “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”. On peut ainsi contourner également ce décret-là et, bien plus, il est dit que les enfants nés et sauvés lorsque celui-ci était en vigueur, “ reconnurent D.ieu les premiers ”, lors du passage de la mer Rouge. Ce ne fut ni Moché, ni Aharon, ni ses fils, ni les anciens, ni la génération qui avait vécu avant l’esclavage qui eurent, les premiers la perception de D.ieu, mais bien ces enfants juifs que les parents avaient éduqués au péril de leur vie. Ceux-là reçurent une vision immédiate de D.ieu, “ Le désignèrent du doigt ”, si l’on peut s’exprimer ainsi et s’exclamèrent: “ Il est mon D.ieu et je veux Le glorifier ”.
8. Cet enseignement ne concerne pas uniquement les parents, envers leurs enfants et les éducateurs, envers leurs élèves. Il s’adresse également à chaque Juif. En effet, il est dit que “ tu feras des reproches à ton prochain ” et c’est là une des Mitsvot de la Torah.
“ Croissez et multipliez ” est également une Mitsva de la Torah. Bien plus, c’est la première qui fut énoncée et elle ne peut être limitée à sa portée physique. Elle peut également être mise en pratique dans sa dimension morale.
Une explication des ‘Hassidim de l’Admour Hazaken, ou, selon une autre version, de l’Admour Hazaken lui-même, se rapporte à cette première Mitsva de la Torah, “ croissez et multipliez ”. Son contenu est le suivant. L’ordre dans lequel la Torah est énoncée en est partie intégrante. En l’occurrence, le premier grand principe de la Torah et de l’existence juive, est l’affirmation selon laquelle “ un Juif doit aider à la prise de conscience d’un autre Juif ”.
Il faut donc faire savoir à chacun que l’on est tenu de fournir tout l’effort nécessaire pour que son prochain prenne conscience de son Judaïsme et, tout particulièrement, pour qu’il reçoive une bonne éducation.
Ce verset ne précise pas que le terme “ peine ” désigne bien les enfants, selon la forme de déduction qu’adopte la Haggada, dans les paragraphes précédents. En effet, il est bien évident, en l’occurrence, que le décret touchait les enfants, de sorte qu’une preuve découlant d’un verset est totalement inutile, à ce sujet. En fait, il s’agit d’illustrer, de manière générale, l’idée que la souffrance était spécifiquement liée aux enfants. Mais, aucune preuve formelle n’est donnée pour établir une relation entre ceux-ci et “ notre peine ”.
Cette absence de preuve établit qu’il s’agit bien d’une évidence. C’est la raison pour laquelle aucun verset ne vient le démontrer.
7. Il en découle, pour nous, l’enseignement suivant. Pour que les enfants ou également les élèves, que le Sifri appelle aussi enfants, adoptent un bon comportement, l’effort et la peine sont nécessaires.
Celui qui a des enfants irréprochables ou bien exerce sur ses élèves une influence permettant qu’un seul mot suffise, ne doit pas s’imaginer qu’il s’est ainsi pleinement acquitté de son obligation. Même en pareil cas, l’éducation des enfants doit concentrer tous ses efforts.
Il doit s’agir de “ notre peine ”, d’un effort si intense que la Torah elle-même puisse le qualifier comme tel.
Et, lorsque l’effort permet de former ces enfants, il n’y a pas lieu de s’affecter devant tous les décrets qui peuvent être émis, y compris le plus sévère, “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”. On peut ainsi contourner également ce décret-là et, bien plus, il est dit que les enfants nés et sauvés lorsque celui-ci était en vigueur, “ reconnurent D.ieu les premiers ”, lors du passage de la mer Rouge. Ce ne fut ni Moché, ni Aharon, ni ses fils, ni les anciens, ni la génération qui avait vécu avant l’esclavage qui eurent, les premiers la perception de D.ieu, mais bien ces enfants juifs que les parents avaient éduqués au péril de leur vie. Ceux-là reçurent une vision immédiate de D.ieu, “ Le désignèrent du doigt ”, si l’on peut s’exprimer ainsi et s’exclamèrent: “ Il est mon D.ieu et je veux Le glorifier ”.
8. Cet enseignement ne concerne pas uniquement les parents, envers leurs enfants et les éducateurs, envers leurs élèves. Il s’adresse également à chaque Juif. En effet, il est dit que “ tu feras des reproches à ton prochain ” et c’est là une des Mitsvot de la Torah.
“ Croissez et multipliez ” est également une Mitsva de la Torah. Bien plus, c’est la première qui fut énoncée et elle ne peut être limitée à sa portée physique. Elle peut également être mise en pratique dans sa dimension morale.
Une explication des ‘Hassidim de l’Admour Hazaken, ou, selon une autre version, de l’Admour Hazaken lui-même, se rapporte à cette première Mitsva de la Torah, “ croissez et multipliez ”. Son contenu est le suivant. L’ordre dans lequel la Torah est énoncée en est partie intégrante. En l’occurrence, le premier grand principe de la Torah et de l’existence juive, est l’affirmation selon laquelle “ un Juif doit aider à la prise de conscience d’un autre Juif ”.
Il faut donc faire savoir à chacun que l’on est tenu de fournir tout l’effort nécessaire pour que son prochain prenne conscience de son Judaïsme et, tout particulièrement, pour qu’il reçoive une bonne éducation.