Compte du Omer et don de la Torah, méridien du changement de date - Likoutei sihot Vol 3 Emor 1-7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Emor Chavouot Série : EmorSérie : Likoutei sihot
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1. Nous avons maintes fois souligné que le compte de l’Omer est une préparation au don de la Torah. C’est la raison pour laquelle la fête de Chavouot, temps du don de la Torah, est célébrée dès la fin du compte de ces quarante neuf jours.
La relation entre ce compte et le don de la Torah s’exprime également par le fait que l’un et l’autre concernent chaque Juif, à titre individuel. Le traité Mena’hot 68b souligne que "chacun doit compter l’Omer", ce compte se démarquant ainsi de celui de la Chemitta ou du Jubilé, qui est confié au tribunal. On consultera, à ce sujet, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 489.
Pour ce qui est de la Chemitta et du Jubilé, c’est donc le tribunal qui établit un compte unique, au nom de tout Israël. Il n’en est pas de même pour celui de l’Omer, personnellement établi par chacun. De même, la Torah ne fut pas donnée au peuple Juif, dans sa globalité. Bien au contraire, D.ieu s’adressa individuellement à chacun, pour lui dire: "Je suis l’Eternel, ton D.ieu", au singulier, comme l’indiquent le Ramban, commentant le verset Chemot 20, 2 et le Pessikta Rabbati, chapitre 21, paragraphe 6.
Ainsi, D.ieu transmit la Torah à chacun, de manière individuelle lui demandant personnellement de l’étudier, d’en mettre en pratique les six cent treize Mitsvot, comme le souligne Iguéret Ha Kodech, au chapitre 29. Il insuffla également les forces nécessaires pour y parvenir, ainsi qu’il est dit: "ton D.ieu" et comme le montre le Choul’han Arou’h, Ora’h ’Haïm, au chapitre 5.
2. C’est sur la base de ces éléments que l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, Bamidbar, page 10d et Chir Hachirim, page 35c, commente le verset: "Vous compterez cinquante jours", bien que, concrètement, l’on en compte seulement quarante neuf. En effet, ceux-ci permettent de révéler les quarante neuf portes de la connaissance et, lorsque c’est effectivement le cas, la cinquantième porte se dévoile d’elle-même, au cinquantième jour, qui est celui du don de la Torah.
En effet, le Likouteï Torah souligne que le dévoilement de la cinquantième porte provoque la révélation de l’Essence de D.ieu. Ainsi, le cinquantième jour de l’Omer est effectivement lié au don de la Torah, bien que Chavouot puisse également être le 5 Sivan, comme le remarque le traité Roch Hachana 6b. De fait, cette idée de la partie profonde de la Torah apparaît également dans son enseignement révélé, comme c’est, du reste, systématiquement le cas. Ainsi, le traité Pessa’him 68b et le Yerouchalmi, Roch Hachana, chapitre 4, paragraphe 8, disent que "Chavouot est le jour du don de la Torah", comme le souligne le Divreï Né’hémya, dans les additifs au Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 581 du Kountrass A’haron. Pour autant, le Choul’han Arou’h diverge, sur certains points, des explications du Divreï Né’hémya.
C’est le service de D.ieu spécifique à la période de l’Omer qui permet de révéler les quarante neuf portes de la connaissance. Le compte quotidien dévoile, à chaque fois, une nouvelle porte et c’est, du reste, pour cela, que l’on dit: "un jour", "deux jours", "trois jours", en utilisant un nombre cardinal, qui permet d’inclure les jours précédents et non un nombre ordinal, "second jour", "troisième jour", qui aurait pour effet de séparer ces jours l’un de l’autre.
Ainsi, chaque jour, chaque compte permet effectivement la révélation d’une autre porte. La première se dévoile dès le premier jour, puis, le second, on en possède déjà deux, puis trois, le lendemain et ainsi de suite. A l’opposé, l’effort de l’homme ne permet pas de révéler la cinquantième porte, car l’action des créatures ne peut atteindre un stade aussi élevé. Malgré cela, lorsque quarante neuf portes ont été révélées par le compte des quarante neuf jours, l’accès à cette cinquantième porte est ouvert, à l’initiative de D.ieu, au cinquantième jour.
Tel est donc le sens du verset "Vous compterez cinquante jours". La cinquantième porte est, certes, donnée d’en haut. Elle ne peut l’être, néanmoins, qu’à celui qui a établi le compte de "sept semaines entières". Pour préciser le sens du verset "Vous compterez cinquante jours", signifiant que l’effort de l’Omer porte également sur le compte du cinquantième jour, on peut également ajouter une autre précision, basée sur un enseignement du Baal Chem Tov, figurant dans le Toledot Yaakov Yossef, à la Parchat Devarim. On peut dire, en effet, que cette cinquantième porte comprend plusieurs stades. Pour chaque personne, elle constitue, à proprement parler, ce qui transcende son propre intellect. De ce fait, la cinquantième porte de l’un pourra, pour une personne d’un plus haut rang, se trouver encore dans les quarante neuf premières. Et, pour cette dernière, la cinquantième porte sera un stade supérieur à celle-ci.
Or, il convient, en permanence, de chercher à rehausser son service de D.ieu. C’est la raison pour laquelle l’Injonction qui a été énoncée ici est: "Vous compterez cinquante jours".
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La relation entre ce compte et le don de la Torah s’exprime également par le fait que l’un et l’autre concernent chaque Juif, à titre individuel. Le traité Mena’hot 68b souligne que "chacun doit compter l’Omer", ce compte se démarquant ainsi de celui de la Chemitta ou du Jubilé, qui est confié au tribunal. On consultera, à ce sujet, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 489.
Pour ce qui est de la Chemitta et du Jubilé, c’est donc le tribunal qui établit un compte unique, au nom de tout Israël. Il n’en est pas de même pour celui de l’Omer, personnellement établi par chacun. De même, la Torah ne fut pas donnée au peuple Juif, dans sa globalité. Bien au contraire, D.ieu s’adressa individuellement à chacun, pour lui dire: "Je suis l’Eternel, ton D.ieu", au singulier, comme l’indiquent le Ramban, commentant le verset Chemot 20, 2 et le Pessikta Rabbati, chapitre 21, paragraphe 6.
Ainsi, D.ieu transmit la Torah à chacun, de manière individuelle lui demandant personnellement de l’étudier, d’en mettre en pratique les six cent treize Mitsvot, comme le souligne Iguéret Ha Kodech, au chapitre 29. Il insuffla également les forces nécessaires pour y parvenir, ainsi qu’il est dit: "ton D.ieu" et comme le montre le Choul’han Arou’h, Ora’h ’Haïm, au chapitre 5.
2. C’est sur la base de ces éléments que l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, Bamidbar, page 10d et Chir Hachirim, page 35c, commente le verset: "Vous compterez cinquante jours", bien que, concrètement, l’on en compte seulement quarante neuf. En effet, ceux-ci permettent de révéler les quarante neuf portes de la connaissance et, lorsque c’est effectivement le cas, la cinquantième porte se dévoile d’elle-même, au cinquantième jour, qui est celui du don de la Torah.
En effet, le Likouteï Torah souligne que le dévoilement de la cinquantième porte provoque la révélation de l’Essence de D.ieu. Ainsi, le cinquantième jour de l’Omer est effectivement lié au don de la Torah, bien que Chavouot puisse également être le 5 Sivan, comme le remarque le traité Roch Hachana 6b. De fait, cette idée de la partie profonde de la Torah apparaît également dans son enseignement révélé, comme c’est, du reste, systématiquement le cas. Ainsi, le traité Pessa’him 68b et le Yerouchalmi, Roch Hachana, chapitre 4, paragraphe 8, disent que "Chavouot est le jour du don de la Torah", comme le souligne le Divreï Né’hémya, dans les additifs au Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 581 du Kountrass A’haron. Pour autant, le Choul’han Arou’h diverge, sur certains points, des explications du Divreï Né’hémya.
C’est le service de D.ieu spécifique à la période de l’Omer qui permet de révéler les quarante neuf portes de la connaissance. Le compte quotidien dévoile, à chaque fois, une nouvelle porte et c’est, du reste, pour cela, que l’on dit: "un jour", "deux jours", "trois jours", en utilisant un nombre cardinal, qui permet d’inclure les jours précédents et non un nombre ordinal, "second jour", "troisième jour", qui aurait pour effet de séparer ces jours l’un de l’autre.
Ainsi, chaque jour, chaque compte permet effectivement la révélation d’une autre porte. La première se dévoile dès le premier jour, puis, le second, on en possède déjà deux, puis trois, le lendemain et ainsi de suite. A l’opposé, l’effort de l’homme ne permet pas de révéler la cinquantième porte, car l’action des créatures ne peut atteindre un stade aussi élevé. Malgré cela, lorsque quarante neuf portes ont été révélées par le compte des quarante neuf jours, l’accès à cette cinquantième porte est ouvert, à l’initiative de D.ieu, au cinquantième jour.
Tel est donc le sens du verset "Vous compterez cinquante jours". La cinquantième porte est, certes, donnée d’en haut. Elle ne peut l’être, néanmoins, qu’à celui qui a établi le compte de "sept semaines entières". Pour préciser le sens du verset "Vous compterez cinquante jours", signifiant que l’effort de l’Omer porte également sur le compte du cinquantième jour, on peut également ajouter une autre précision, basée sur un enseignement du Baal Chem Tov, figurant dans le Toledot Yaakov Yossef, à la Parchat Devarim. On peut dire, en effet, que cette cinquantième porte comprend plusieurs stades. Pour chaque personne, elle constitue, à proprement parler, ce qui transcende son propre intellect. De ce fait, la cinquantième porte de l’un pourra, pour une personne d’un plus haut rang, se trouver encore dans les quarante neuf premières. Et, pour cette dernière, la cinquantième porte sera un stade supérieur à celle-ci.
Or, il convient, en permanence, de chercher à rehausser son service de D.ieu. C’est la raison pour laquelle l’Injonction qui a été énoncée ici est: "Vous compterez cinquante jours".
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