Grande joie sans cheèé'hianou - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Pessa'h - Paragraphes 17-18

24 avril 2024 · 16 nissan 5784 · 4:56 · 23 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2

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17. On interrogea, une fois, le Tséma’h Tsédek à propos de Chevii et A’haron Chel Pessa’h, les derniers jours de cette fête, qui présentent deux aspects contradictoires. D’une part, ce sont les seules fêtes au cours desquelles la bénédiction de Chéhé’héyanou n’est pas récitée. Par ailleurs, la joie est alors beaucoup plus intense que durant tout le reste de la fête de Pessa’h.
Le Tséma’h Tsédek répondit : «Les Juifs célèbrent les premiers jours de la fête parce que le Tout Puissant les libéra d’Egypte. En revanche, ses derniers jours, en particulier A’haron Chel Pessa’h, sont liés à la délivrance future».
Ceci nous permettra de comprendre pourquoi le Baal Chem Tov avait coutume de prendre un troisième repas de fête, au dernier jour de Pessa’h, qu’il appelait «repas du Machia’h».
Certes, la Haftara de ce jour traite du Machia’h, mais cela ne peut pas être une raison suffisante pour instaurer ce repas, d’autant qu’elle est récitée le matin, avant le second repas. Il faut en conclure qu’à la fois la Haftara du matin et le repas de l’aprèsmidi ont une seule et même cause.
Dans sa dimension profonde, A’haron Chel Pessa’h est effectivement lié au Machia’h. C’est pour cette raison que le Baal Chem Tov, qui révéla les secrets de la Torah, y compris les plus profonds, instaura le repas du Machia’h, en ce jour.
Ce contenu messianique d’A’haron Chel Pessa’h justifie également que la plupart des discours ‘hassidiques prononcés par nos maîtres, en ce jour, traitent de la délivrance.
18. C’est ainsi qu’il faut comprendre la réponse du Tséma’h Tsédek. La joie de Chevii et d’A’haron Chel Pessa’h est particulièrement grande. Pour autant, on ne dit pas Chéhé’héyanou, en ces jours, car cette bénédiction est récitée uniquement lorsque la joie est physiquement ressentie, c’est-à-dire lorsque l’on peut observer ce qui la provoque de ses yeux de chair.
En l’occurrence, la cause de la joie est la délivrance future, que nous ne pouvons pas encore observer, pour l’heure. C’est pour cela que nous ne disons pas Chéhé’héyanou. Malgré cela, la joie doit être considérable, à la mesure de celle du monde futur, de la délivrance complète et véritable.

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