Comment prêter à D ieu ? - Likoutei sihot - Volume 1 - Michpatim - paragraphe 15

13 février 2023 · 22 chevat 5783 · 8:03 · 18 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Michpatim Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1

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15. Commentant le verset “ si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de Mon peuple, au pauvre qui est avec toi ”, le Midrach Tan’houma souligne qu’un tel prêt est, en réalité, consenti à D.ieu, ainsi qu’il est dit : “ Celui qui prête à D.ieu a pitié du pauvre ”. De fait, c’est bien en ayant pitié du pauvre et en lui donnant de la Tsédaka que l’on prête à D.ieu.

Lorsque D.ieu accorde une récompense, Il le fait selon Sa propre mesure. Lui-même ne subit pas la limite et Sa rétribution peut donc être infinie.

Comme on l’a rappelé le 10 Chevat, le Tséma’h Tsédek explique, au début de son Séfer Ha’hakira, qu’un être créé ne peut se départir de la limite. En effet, même un ajout permanent ne suffirait pas pour lui faire atteindre l’infini.

Néanmoins, si, concrètement, ce que l’homme reçoit ne peut être illimité, D.ieu, pour Sa part, peut, potentiellement, donner toujours plus, d’une génération à l’autre, sans limite.

Cette notion peut être approfondie. Lorsqu’un élément est limité dans le temps, il s’approche de sa fin dès lors qu’il se modifie et s’affaiblit. Cette évolution intervient bien avant sa fin effective, de sorte qu’il y a ensuite une lente évolution. Selon l’expression bien connue, “ les êtres créés se putréfient dès qu’ils sont conduits à l’existence ”.

On peut en conclure qu’une influence qui n’est pas modifiée par le temps, mais reste toujours identique procède de l’infini. Elle est alors une projection de ce qui transcende la limite, au sein de la limite.

La Tsédaka est considérée comme l’ensemble des Mitsvot. Le prêt en est la forme la plus élevée. Nos Sages disent que “ le prêt est plus important que la Tsédaka, car cette dernière n’est donnée qu’au pauvre, alors que le prêt est accordé au riche comme au pauvre ”.

La Tsédaka implique une relation entre un riche et un pauvre. Car, si tous étaient riches, “ qui garderait la bonté et la vérité ? ” et, de fait, il est dit que “ les pauvres ne disparaîtront pas de la terre ”. A l’opposé, le prêt ne s’adresse pas nécessairement à un pauvre, ainsi qu’il est dit, “ il n’y aura pas de pauvres parmi vous ”. Il concerne également les riches.

Ce soir, est organisée une réunion de l’association pour la bienfaisance et le respect du Chabbat. De fait, la mention du Chabbat dans l’intitulé de cette association n’est pas appropriée, car, tout comme le prêt n’introduit aucune différence entre les pauvres et les riches, il ne doit prendre en compte aucune autre distinction. Vraisemblablement, le Chabbat est donc mentionné, dans le nom de cette association, pour définir l’idéal vers lequel il faut tendre.

Chacun aura à cœur de prendre part à cette réunion, de confier un montant à sa caisse pour le plus long délai possible, ce qui lui permettra d’accorder les prêts les plus conséquents, sur les périodes les plus longues. Ainsi, tous les participants accompliront cette Mitsva de bienfaisance.

Comme on l’a vu, l’octroi d’un prêt ne fait pas de distinction entre le riche et le pauvre. De même, tous doivent apporter leur contribution, sans distinction, en donnant une somme à cette caisse.

Nous avons lu, aujourd’hui, la Parchat Chekalim et l’Admour Hazaken dit que l’on doit “ vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec la lecture de la Torah. En l’occurrence, celle-ci précise que tous les Juifs donnèrent le demi Shekel.

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