Archive du site hassidout.org – publié à l'origine le 8 mai 2010
Désireux d’atteindre de nouvelles « niches » économiques, les fonds d’investissement commencent à s’intéresser au secteur orthodoxe. C’est le cas des fonds Excellence Nessuah dit « casher » car ils financent uniquement des activités qui se conforment aux règles de la loi juive (halakha).« Nous avons pris conscience du poids économique des haredim. Le secteur a été longtemps sous-estimé à cause de la faiblesse de ses investissements », explique Meïr Mazoz, le directeur-général des fonds Nessuah. « Comme tous les foyers, les familles orthodoxes mettent aussi leurs économies de côté, que ce soit pour le mariage de leurs enfants ou pour l’achat d’un appartement. »
Certificats de casheroute
Pour l’homme d’affaires, il faut dépasser le stéréotype d’un secteur orthodoxe pauvre qui ne comprendrait rien au libéralisme. « Aujourd’hui, une grande partie de la population haredi occupe des fonctions dans le secteur high-tech, des assurances, de l’architecture, des cabinets d’avocats. Il y a beaucoup d’opportunités à saisir dans les affaires dites « casher » », assure-t-il.
L’émergence des fonds casher s’explique par plusieurs facteurs : « Nombreux sont ceux qui ont perdu leurs économies lors de la crise financière mondiale. Ils ont alors commencé à chercher des voix alternatives », explique Meïr Mazoz.
Depuis deux ans le Badatz, l’organisme qui délivre les certificats de casheroute, a déjà approuvé plusieurs fonds d’investissement. A la tête de près de 50 milliards de shekels, Excellence Nessuah a obtenu un certificat de casheroute pour cinq de ses fonds qui respectent la halakha. Par SHARON WROBEL – Jpost

