לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

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Archive du site hassidout.org – publié à l'origine le 18 juin 2012

La vie de l’homme se construit jour après jour. C’est pourquoi chacun des instants qui la compose est précieux et nécessaire. Elle donne toutes ces occasions-là – spirituelles – qui peuvent changer une vision, une existence, donner un sens aux choses. Le calendrier ne fait pas exception à ce qui paraît bien être une règle fixée au cœur de la création.
Ainsi, c’est en ce Chabbat que revient le 3 Tamouz, le jour du départ de ce monde du Rabbi. Un tel jour est grand et solennel, chargé de puissance aussi. Comment pourrait-on le vivre si on se contentait de laisser filer les heures et d’y arriver comme par accident ? Comment pourrait-on en ressentir le caractère infini sans, au préalable, s’être efforcé de sortir de ses propres limites ? Peut-être une clé est-elle cachée ici ? Peut-être tout tient-il en quelques mots si faciles à comprendre et à dire et parfois si difficiles à mettre en œuvre : se préparer et le vivre intensément ?
La parabole ‘hassidique est connue : dans un petit village vivait un homme qui, toujours fatigué, n’aspirait jamais qu’au sommeil. Arriva Roch Hachana. Sa femme se leva de bon matin pour se rendre à la synagogue et tenta, en vain, de le réveiller. La prière commença, avança et l’homme manquait toujours. Sa femme vint, à plusieurs reprises, pour tenter de le réveiller, sans plus de succès. Ce fut l’heure de la sonnerie du Choffar. Cette fois, la digne épouse courut à la maison avec une énergie décuplée. Elle supplia son mari endormi : «C’est le Choffar, lève-toi !». Les mots se frayèrent leur chemin jusqu’au cerveau et au cœur du dormeur et il se leva d’un bond tandis que sa femme repartait. Affolé à l’idée de manquer la cérémonie, il ne réfléchit à rien et c’est dans son vêtement de nuit, encore ébouriffé, qu’il apparut dans la synagogue, vite et trop tard conscient de son… impréparation.
Le 3 Tamouz approche. Il est déjà présent. Il n’en est que temps : s’y préparer est indispensable pour y puiser tout ce qu’il nous donne. Car, quoi qu’il en soit, la journée est essentielle. Mais il dépend de nous de nous en saisir. Comment ? L’étude, la charité, le retour à D.ieu ouvrent décidément toutes les portes. Puisse cela nous conduire enfin à la venue de Machia’h.

Haim Nisenbaum