À la sortie du dernier Chabbat, le Rav Moché Cohen a découvert sa voiture entièrement calcinée au cœur du 11e arrondissement de Paris. Le véhicule avait été vandalisé puis incendié lors des violences urbaines qui ont embrasé la France le 17 octobre. Malgré l’ampleur des dégâts matériels, grâce à D.ieu, personne n’a été blessé.
une voiture prise pour cible dans la rue
Le Rav Moché Cohen, Chalia’h du Rabbi dans le 11e arrondissement de Paris, a découvert à la sortie du Chabbat dernier que sa voiture avait été entièrement détruite par les flammes. Des inconnus avaient brisé les vitres du véhicule avant d’y mettre le feu, dans le cadre d’une série d’incendies de voitures dans la rue.
une nuit d’émeutes d’une ampleur exceptionnelle
Les faits se sont produits dans un contexte de violences urbaines d’une ampleur exceptionnelle. Ce samedi 17 octobre 2026, une mobilisation nationale contre la vie chère a rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants dans toute la France. En marge des cortèges, des scènes d’émeutes, de pillages et d’incendies ont éclaté dans de nombreuses villes — Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Strasbourg, Rouen — au point que certaines municipalités ont instauré un couvre-feu les jours suivants. Le bilan officiel dépasse les 2 000 interpellations et fait état de centaines de membres des forces de l’ordre blessés.
la capitale durement touchée
Dans la capitale, les dégâts ont été particulièrement lourds. Plusieurs quartiers ont vu des commerces pillés et incendiés, des barricades dressées et de nombreux véhicules brûlés. C’est dans cette atmosphère que la voiture du Rav Cohen a été prise pour cible, parmi d’autres, au cœur du 11e arrondissement.
la communauté juive dans la tourmente
Ces violences n’ont pas épargné la communauté juive. La même nuit, une synagogue du 19e arrondissement a été saccagée : livres de prières et Téfilines retrouvés à terre, bureau du Rav mis sens dessus dessous. Les responsables communautaires et le SPCJ privilégient à ce stade la piste d’un cambriolage, les Sifrei Torah ayant été épargnés et aucune inscription haineuse n’ayant été relevée. Parallèlement, des commerces tenus par des Juifs ont été endommagés à Marseille, et une vague de messages antisémites — reprenant de vieilles théories du complot — s’est propagée sur les réseaux sociaux durant le week-end, suscitant l’inquiétude du CRIF et des autorités israéliennes.
une protection manifeste du Ciel
Malgré les lourds dégâts matériels, grâce à D.ieu, personne n’a été blessé.
« Baroukh Hachem, ils étaient occupés avec la police et il ne nous est rien arrivé », a témoigné le Rav Cohen, qui veut voir dans cette issue une protection manifeste du Ciel au milieu du chaos.


Source : COL

