Lorsqu’un jeune ba’hour, profondément ému, voulut offrir des années de sa propre vie au Rabbi, ce dernier déclina son offre. Le Rabbi lui expliqua qu’il ne devait nullement se mêler de choses qui n’étaient pas de son ressort. Il lui indiqua alors la véritable façon de lui donner de sa vie : chérir chaque jour pour l’étude de la Torah.

 

 

Une coutume née dans la douleur

Peu de temps après le décès du Rabbi Rachab, le Rabbi précédent tomba gravement malade, atteint du typhus, au point que sa vie fut mise en danger. Les membres du Beth HaRav ainsi que les ‘Hassidim réagirent en offrant chacun une année, ou une demi-année, de leur propre vie au Rabbi précédent.

Le nombre total d’années ainsi offertes s’éleva à trente. Et de fait, près de trente ans plus tard, le Youd Chevat 5710 (1950), le Rabbi précédent quitta ce monde.

Le désir d’un jeune ba’hour

Au mois de Sivan 5743 (1983), Reb Chamchi Younik, qui était alors un ba’hour au service de la maison du Rabbi et de la Rabbanit, entendit de première main les détails de cette histoire. Il en fut profondément bouleversé et, après y avoir longuement réfléchi, décida qu’il voulait, lui aussi, agir de la même manière.

Il adressa une lettre au Rabbi, dans laquelle il exprimait son désir sincère de lui offrir une année de sa propre vie.

La réponse du Rabbi

« Ton intention est louable, mais tu ne dois pas te mêler de choses qui ne sont absolument pas pour toi », lui écrivit le Rabbi, soulignant certains mots à plusieurs reprises afin d’en accentuer la portée. « Au contraire, tu dois chérir chaque année, et même chaque jour, pour étudier la Torah avec assiduité, etc. »

« Voilà la véritable manière de me donner », conclut le Rabbi.

(Rapporté par Reb Chamchi Younik)