À quelques jours seulement de Pourim 5786 (3 mars 2026), le monde retient son souffle face à une crise militaire et diplomatique d’une intensité inédite entre les États-Unis et l’Iran. Pour qui connaît l’histoire juive, ce scénario résonne comme un écho troublant de la guerre du Golfe de 1991, qui prit fin le jour même de Pourim — exactement comme l’avait prophétisé le Rabbi de Loubavitch. De Babylone à la Perse antique, de Saddam Hussein aux mollahs de Téhéran, la Providence divine semble tisser, une fois encore, la même trame de délivrance miraculeuse pour le peuple d’Israël.

 

 

 

1990-1991 : quand Babylone menaçait le monde

La nouvelle tomba en pleines vacances d’été 1990, comme un coup de tonnerre dans un ciel serein : l’armée irakienne de Saddam Hussein venait d’envahir le Koweït. En une seule nuit, ce nouveau « Nabuchodonosor » s’était emparé du petit mais immensément riche État voisin, menaçant de couper les approvisionnements pétroliers mondiaux et d’étendre sa conquête à l’Arabie Saoudite, puis à Eretz Israël. Le monde entier tremblait. Les Bourses s’affolaient, les spécialistes prédisaient le pire, et l’ombre des armes chimiques — voire nucléaires — planait sur toutes les chancelleries.

En Israël, la peur était palpable. Les supermarchés étaient pris d’assaut, les masques à gaz distribués à chaque famille, les abris scellés à la hâte. La psychose s’était installée au cœur de la vie quotidienne. Dans les rues de Tel Aviv ou de Jérusalem, on parlait de fuir, d’annuler les mariages, de renoncer aux voyages. La radio diffusait sans relâche des consignes de sécurité. L’atmosphère était celle d’une nation au bord du précipice.

Le Rabbi, seul contre la panique générale

Et pourtant, à Brooklyn, au 770 Eastern Parkway, le Rabbi de Loubavitch se tenait dans une sérénité absolue, ancrée dans une foi inébranlable, tranchant radicalement avec l’hystérie ambiante. Sur le tableau des annonces de la synagogue, un membre de la communauté avait punaisé un morceau de papier portant une citation du Yalkout Chimoni, commentaire médiéval, appelant le peuple juif à ne pas paniquer malgré le déchaînement des nations. Le Rabbi en fit l’axe de ses discours : il appelait ses ‘Hassidim à rassurer les Juifs autour d’eux, à ne pas céder à la panique collective.

D’une voix forte et rassurante, il citait le verset de la Torah : « La Terre d’Israël est la plus sûre du monde, les yeux de D.ieu sont fixés sur elle du début de l’année à la fin de l’année ! » Il avait proclamé que l’année 5751 (1990-1991) serait une année où « Je te montrerai des merveilles » — expression biblique annonçant une intervention divine spectaculaire. Ce n’était pas pour lui un discours de consolation, mais une certitude absolue fondée sur sa lecture de l’histoire à la lumière de la Torah.

Il était allé jusqu’à affirmer qu’il n’était pas nécessaire de porter des masques à gaz, qu’il ne fallait pas annuler les voyages ni les mariages en Israël — des déclarations qui, à l’époque, firent hausser bien des sourcils.

39 missiles, zéro victime : le miracle du Golfe

Le 15 janvier 1991, l’opération américaine « Tempête du désert » fut lancée. Les porte-avions géants avaient convergé vers le Golfe persique, des dizaines de milliers de soldats et des arsenaux technologiques de pointe avaient été acheminés depuis les quatre coins du monde. Quelques heures après le début des bombardements sur Bagdad, la sirène retentit en Israël à deux heures du matin : les premiers missiles Scud s’abattaient sur le pays.

Tirés à l’aveuglette depuis l’Irak, ces missiles ne pouvaient être guidés avec précision, mais leur puissance destructrice était terrifiante. Le bruit qu’ils émettaient en traversant le ciel était assourdissant, le sol tremblait, un éclair aveuglant déchirait la nuit, puis le silence. Les présentateurs radio demandaient à la population de se barricader dans les pièces étanches, précisant — soulagés — que les ogives étaient conventionnelles, et non chimiques ou nucléaires.

Les dégâts matériels furent parfois considérables : des immeubles entiers s’effondrèrent. Et pourtant — miracle dont les experts militaires ne trouvèrent jamais d’explication rationnelle — les 39 missiles qui s’abattirent sur des zones densément habitées ne firent aucune victime directe. Une nuit de Chabbat, un missile s’écrasa dans un quartier animé de Tel Aviv sans exploser. La Providence veillait, manifestement et ostensiblement.

En Arabie Saoudite, en revanche, un seul missile irakien frappa une caserne américaine et fit des dizaines de morts — preuve que ces engins pouvaient être meurtriers. Ce contraste saisissant avec les résultats nuls en Israël ne fit que renforcer la conviction des croyants : la protection divine n’était pas une métaphore.

La prophétie du Rabbi sur Pourim

Parmi les soldats américains déployés dans le Golfe se trouvaient des soldats juifs, accompagnés d’aumôniers militaires. L’un d’eux, le Rav Yaakov Goldstein, colonel-aumônier, était venu demander la bénédiction du Rabbi avant son départ. Il lui avait précisé qu’il emportait une Méguila — le rouleau d’Esther — pour la lire aux soldats juifs le jour de Pourim. La réponse du Rabbi fut nette et sans ambiguïté : « D’ici Pourim, la guerre sera terminée. »

La nouvelle se répandit rapidement parmi les ‘Hassidim — et provoqua une stupéfaction générale. La guerre venait à peine de commencer, Saddam Hussein paraissait plus intraitable que jamais, et l’on imaginait mal comment une telle guerre pouvait se conclure en quelques semaines. Et pourtant, de façon totalement inattendue, tous les plans militaires semblèrent s’accélérer. Le tyran de Bagdad s’avoua vaincu, et les combats cessèrent le jour même de Pourim 5751, le 28 février 1991.

Ce jour-là, dans les sables d’Arabie Saoudite — une terre où aucun Juif n’avait eu le droit de poser le pied depuis des siècles — 2 000 soldats juifs de l’armée américaine purent écouter la lecture de la Méguila et accomplir les Mitsvot de la fête. La roue de la Providence s’était accomplie dans les moindres détails.

Saddam Hussein, lui, survécut quelques années encore, sautant de cachette en cachette, avant d’être retrouvé au fond d’un trou le 19 Kislev 5764 (2003). Jugé coupable de crimes contre l’humanité, ce descendant autoproclamé de Nabuchodonosor — l’empereur de Babylone qui avait détruit le Premier Temple — fut pendu. La boucle était bouclée.

2025-2026 : quand la Perse antique entre en scène

Trente-cinq ans ont passé. L’épicentre de la menace s’est déplacé de l’Irak — l’ancienne Babylone — vers l’Iran, l’ancienne Perse. Et c’est là que le vertige historique et spirituel atteint son paroxysme : car l’Iran, géographiquement et symboliquement, est le berceau même de l’histoire de Pourim. C’est à Suse — Shushan —, capitale de l’Empire perse, que le vizir Haman avait planifié l’anéantissement total du peuple juif. C’est sur cette même terre que le miracle de la délivrance s’était accompli. Et c’est dans la ville iranienne de Hamadan — l’antique Ecbatane — que se trouvent encore aujourd’hui les tombeaux d’Esther et de Mardochée, lieux de pèlerinage pour les Juifs d’Iran depuis des siècles.

L’Iran islamique d’aujourd’hui a fait de la destruction d’Israël l’axe central de sa politique étrangère. Pendant quatre décennies, il a financé le terrorisme aux quatre coins du Moyen-Orient, armé le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza, les Houthis au Yémen et les milices chiites en Irak. Il a poursuivi clandestinement un programme nucléaire militaire, malgré les résolutions internationales, les sanctions et les inspections. À bien des égards, Khamenei a endossé le rôle d’un Haman moderne — non plus à l’intérieur d’un empire perse unifié, mais à la tête d’un régime théocratique qui prétend accomplir, avec des missiles balistiques et des centrifugeuses, ce que Haman avait projeté d’accomplir avec un décret royal.

Un parallèle point par point

Les ressemblances entre les deux crises sont frappantes, et méritent d’être examinées méthodiquement, car elles ne relèvent pas de la simple coïncidence.

Dans les deux cas, le déclencheur fut une agression brutale et soudaine : en 1990, l’invasion du Koweït par Saddam Hussein ; en 2025-2026, la répression sanglante des manifestations populaires iraniennes, combinée aux avancées du programme nucléaire de Téhéran et à son soutien au terrorisme régional. Dans les deux cas, le monde fut plongé dans l’effroi et l’incertitude.

Dans les deux cas, les États-Unis constituèrent la puissance pivot de la réponse internationale. En 1991, c’était l’opération « Tempête du désert » sous la présidence de George H.W. Bush. En 2026, c’est le déploiement de l’USS Abraham Lincoln et d’une force navale et aérienne considérable sous la présidence de Donald Trump — le plus grand rassemblement militaire américain au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003.

Dans les deux cas, Israël se trouvait directement dans la ligne de mire. En 1991, les Scud tombaient sur Tel Aviv et Haïfa. En 2025, lors de la guerre des douze jours entre Israël et l’Iran, des missiles et drones iraniens ont saturé le ciel israélien, épuisant en quelques heures un quart du stock américain de missiles intercepteurs THAAD. Et dans les deux cas, Israël a survécu — là où les calculs militaires les plus raisonnables prédisaient des catastrophes.

Dans les deux cas, la panique s’empara des marchés, des populations, des gouvernements. Et dans les deux cas, la voix loubavitch s’éleva pour appeler au calme, à la confiance, à la certitude que D.ieu tient les rênes de l’Histoire. En 1991, c’était le Rabbi lui-même. En 2026, c’est son enseignement — transmis par des milliers de Chlou’him aux quatre coins de la planète — qui continue de résonner : ne pas paniquer, renforcer les Mitsvot, savoir que la Terre d’Israël est la plus sûre au monde.

Dans les deux cas enfin, le tyran — Saddam en 1991, le régime des mollahs en 2026 — se trouve au bord de l’effondrement à l’approche de Pourim. Et dans les deux cas, ce n’est pas la supériorité militaire seule qui explique cet effondrement : c’est la conjonction d’une pression extérieure et d’un pourrissement intérieur. Saddam avait été affaibli militairement mais survécut encore douze ans ; c’est finalement de l’intérieur que son régime s’effondra. L’Iran de 2026 suit un chemin identique : affaibli par la guerre des douze jours de juin 2025, ruiné par les sanctions, miné par les manifestations populaires qui ont fait des milliers de morts depuis décembre 2025 — Khamenei lui-même a reconnu publiquement que des milliers de citoyens avaient été tués, « certains de manière inhumaine et sauvage ».

Le Yalkout Chimoni : une prophétie pour notre temps

Le Rabbi, lors des jours précédant la guerre du Golfe, avait puisé ses mots dans un texte précis du Yalkout Chimoni — ce vaste recueil de Midrashim compilé au Moyen Âge — pour rassurer le peuple juif. Ce texte (Remez 499, sur le livre d’Isaïe) décrit, avec une précision troublante, l’atmosphère géopolitique qui précède la Délivrance finale :

« Rabbi Its’hak a dit : L’année où le Roi Machia’h se dévoilera, tous les rois des nations du monde se provoqueront mutuellement. Le roi de Perse provoquera un roi d’Arabie, et le roi d’Arabie ira vers Edom (l’Occident) pour prendre conseil auprès d’eux. Le roi de Perse détruira le monde entier, et toutes les nations du monde seront en émoi et dans la panique… »

En 1990-1991, le Rabbi fit noter à ses ‘Hassidim que ce texte décrivait avec précision la situation du moment : l’Irak — héritier de Babylone — provoquant les nations arabes, lesquelles se tournaient vers les États-Unis. Aujourd’hui, la même structure se reproduit, mais avec une précision encore plus saisissante : c’est le roi de Perse lui-même — l’Iran — qui provoque directement les nations arabes sunnites, qui ont signé les Accords d’Abraham avec Israël et se tournent vers Washington pour leur protection. La géographie prophétique du Midrach épouse parfaitement la réalité diplomatique actuelle.

Le texte du Yalkout Chimoni continue et décrit le désarroi d’Israël face au déchaînement des nations : « Les Juifs seront dans l’émoi et la panique et diront : Où irons-nous ? » Puis vient la réponse divine, d’une tendresse bouleversante : « D.ieu leur dira : Mes enfants, n’ayez pas peur ! Tout ce que j’ai fait, je ne l’ai fait que pour vous. Pourquoi êtes-vous effrayés ? Ne craignez rien, le temps de votre Délivrance est arrivé ! »

Haman, Saddam, Khamenei : une même lignée spirituelle

La tradition juive enseigne que chaque génération a son Haman — c’est-à-dire un dirigeant animé d’une haine pathologique et irraisonnée envers le peuple juif, une haine si profonde qu’elle le conduit à sa propre perte. Haman, dans le livre d’Esther, prépara lui-même la potence sur laquelle il fut finalement pendu. Saddam Hussein, qui se comparait à Nabuchodonosor et projetait de conquérir Jérusalem, finit dans un trou, pendu. Le régime iranien, qui finance depuis quatre décennies la destruction d’Israël au prix de la ruine de son propre peuple, voit aujourd’hui ses fondements s’effriter — précisément à l’approche de Pourim.

Ce n’est pas une coïncidence fortuite. C’est la logique interne de l’histoire juive, que le livre d’Esther a encodée une fois pour toutes : celui qui se lève pour anéantir Israël creuse sa propre tombe. Et Pourim est le moment de l’année où cette vérité se manifeste avec le plus d’éclat, comme si le calendrier lui-même était programmé pour rappeler au monde entier que D.ieu tient les fils de l’Histoire.

Il existe d’ailleurs entre les trois figures — Haman, Saddam et Khamenei — une ressemblance spirituelle profonde qui va au-delà du simple parallèle politique. Tous trois ont prétendu agir au nom d’une idéologie ou d’une religion supérieure pour justifier leur haine. Haman invoquait l’honneur de sa noblesse et le mépris du Juif qui refusait de s’incliner. Saddam se réclamait du panarabisme et du nationalisme baasiste pour assouvir son ambition de domination régionale. Khamenei brandit le drapeau de l’islam révolutionnaire pour masquer ce qui n’est, en réalité, qu’une haine viscérale et irrationnelle du peuple juif et de son État. Et tous trois ont imposé à leurs propres peuples des sacrifices terribles au nom de cette obsession destructrice : la Perse de Haman fut secouée par un décret d’extermination qui aurait déstabilisé l’empire tout entier ; l’Irak de Saddam fut ravagé par des guerres successives et des décennies de dictature ; l’Iran de Khamenei est aujourd’hui un pays où les jeunes meurent dans les rues pour crier leur liberté, pendant que le régime dépense ses dernières ressources en missiles et en centrifugeuses.

Le miracle discret : la main cachée de D.ieu

Le livre d’Esther présente une particularité unique dans toute la Torah : le nom de D.ieu n’y apparaît pas une seule fois. Et pourtant, Sa main est présente à chaque ligne, orchestrant les événements en coulisses — le sommeil insomniaque du roi Assuérus, la disgrâce de la reine Vashti, la promotion improbable d’Esther, la découverte fortuite du complot. Tout s’enchaîne selon une logique apparemment naturelle, et c’est précisément là que réside le message : la Providence ne se manifeste pas toujours par des colonnes de feu et des mers qui s’ouvrent. Elle se glisse dans les interstices de l’histoire humaine, dans les décisions des rois et les retournements de situation, dans les coïncidences qui n’en sont pas.

En 1991, la main cachée était visible pour qui voulait la voir : 39 missiles dans des zones habitées, aucune victime directe. Un missile entier qui ne s’active pas un soir de Chabbat à Tel Aviv. Une guerre qui prend fin exactement le jour prédit par le Rabbi. En 2026, les signes sont tout aussi présents pour qui veut les lire : un régime iranien qui semblait invincible et qui s’effondre de l’intérieur, exactement à l’approche de Pourim, sur la terre même où Haman avait ourdi son complot contre les Juifs.

La convergence des événements est elle-même un signe. En 1991, la guerre du Golfe prit fin à Pourim et l’Irak — Babylone — était vaincu. En 2026, c’est la Perse elle-même qui chancelle à Pourim. Comme si l’histoire juive avançait par cercles concentriques, chaque génération recevant une version plus accomplie et plus transparente de la même révélation : D.ieu n’a pas abandonné Son peuple. Il conduit l’Histoire vers Sa destination, selon un plan dont Pourim est, chaque année, le rappel lumineux.

Transformer l’angoisse en action : les Mitsvot de Pourim comme réponse

Ni en 1991 ni aujourd’hui, la réponse juive aux tourmentes du monde n’a été la résignation ou la panique. Elle a été — et doit demeurer — l’action joyeuse et déterminée. Le Rabbi de Loubavitch ne se contentait pas de prédire la fin de la guerre : il appelait ses ‘Hassidim à multiplier les actes de bonté, à renforcer leur pratique du judaïsme, à aller vers leurs frères juifs pour les aider à poser des Mezouzot, à mettre les Téfilines, à étudier la Torah. Car c’est l’accumulation de ces actes qui hâte la Délivrance — non pas comme une formule magique, mais parce que chaque Mitsva accomplie est une lumière de plus dans un monde qui en a besoin.

À l’approche de Pourim 5786, la tradition nous invite à concentrer notre énergie sur les quatre Mitsvot spécifiques de la fête. Écouter la lecture de la Méguila le soir et le matin, pour nous rappeler que D.ieu tire les ficelles de l’Histoire même lorsque Son nom ne figure nulle part dans le texte. Faire des dons généreux aux nécessiteux — Matanot LaEvyonim —, car la Tsedaka est une protection puissante, un acte qui renverse les décrets célestes. Envoyer des cadeaux de nourriture à ses amis — Michloa’h Manot —, pour renforcer l’unité du peuple juif, car c’est précisément cette unité retrouvée qui permit à Esther d’intercéder avec succès auprès du roi Assuérus. Et prendre part au festin de Pourim, car la joie n’est pas un luxe en temps de crise — elle est une déclaration de foi, une affirmation que D.ieu est avec nous et que nous n’avons pas peur.

En 1991, l’aumônier Rav Goldstein avait emporté sa Méguila sur le front. Il la lut devant 2 000 soldats juifs en Arabie Saoudite le jour de Pourim, dans un pays où aucun Juif n’avait eu le droit de vivre depuis des siècles. Ce geste, en apparence anodin, était en réalité un acte de défi spirituel d’une immense portée : au moment même où le monde tremblait, des Juifs célébraient Pourim avec joie et conviction, témoignant que leur foi était plus grande que leur peur.

Aujourd’hui, alors que les flottes américaines patrouillent dans le détroit d’Ormuz et que les négociateurs s’épuisent à Mascate et à Genève, le même appel résonne. Chaque Juif qui célèbre Pourim avec ferveur, qui écoute la Méguila, qui donne à un pauvre, qui partage un repas avec ses proches, accomplit un acte de résistance spirituelle contre toutes les forces qui cherchent à éteindre la lumière d’Israël. Et cette résistance-là, l’histoire le prouve, est la plus efficace qui soit.

Vers la Délivrance ultime

Le Rabbi de Loubavitch aimait rappeler que chaque Pourim est un avant-goût de la Délivrance finale — la Gueoula complète. De même que le premier Pourim transforma une nuit de terreur en matin de fête, de même que Pourim 1991 transforma une guerre en miracle, la tradition nous enseigne que viendra un Pourim définitif où toutes les nations reconnaîtront la Providence divine et où la lumière d’Israël brillera sur le monde entier.

Le monde tremble à nouveau. Les généraux calculent, les diplomates négocient, les marchés s’affolent. Et la Méguila nous rappelle doucement, comme elle le fait chaque année depuis vingt-cinq siècles, que l’histoire a déjà été écrite — et que, dans cette histoire, le peuple juif ne disparaît pas. Il célèbre Pourim.

Pourim Saméa’h — une bonne et joyeuse fête de Pourim à tout Israël.