Dès son arrivée à Moscou, à l’occasion du Siyoum Harambam historique réunissant des milliers de participants, le célèbre chanteur hassidique Avraham Fried a exprimé le souhait ardent de se rendre à l’orphelinat juif de la capitale russe. Son objectif : encourager les enfants, leur redonner le sourire et leur offrir un moment de joie inoubliable.

 

Levi Nazarov

 

Une matinée sous le signe de l’émotion

Le matin du jour de son concert, accompagné de ses musiciens, Avraham Fried s’est rendu sur le vaste campus de l’orphelinat « Beth ‘Haya » de Moscou, surnommé « le Pensionnat », placé sous la direction du Rav et émissaire en chef de Habad, Berel Lazar, et géré avec un dévouement remarquable par le Rav Mena’hem Gol et son épouse. L’objectif de cette première étape était de participer à une prière de Cha’harit particulière et chaleureuse. L’orphelinat, qui fonctionne dans le cadre de la « Fédération des communautés juives – FJC », a été construit grâce au don de la fondation « Keshett » et connaît un essor constant.

Un récit poignant sur la mission de l’orphelinat

Immédiatement après la prière, la délégation a eu droit à une présentation historique détaillée et profondément émouvante des différentes étapes de la création et du fonctionnement de cette institution qui sauve littéralement des vies. Des exemples concrets et des témoignages illustrant les parcours de vie des enfants qui ont grandi et ont été éduqués au sein de cet orphelinat, par le passé comme aujourd’hui, ont été partagés avec une intensité remarquable.

Un artiste saisi par l’ampleur de l’investissement

C’est au cours de la visite du complexe que le chanteur légendaire a été véritablement subjugué par le niveau d’investissement consacré aux enfants, un investissement sans la moindre concession, offrant des conditions de vie exceptionnellement confortables à ceux dont le destin, hélas, n’a pas été clément. De la piscine de rééducation au Mikvé chaud, en passant par les chambres des enfants, les couloirs joliment décorés, les salles de jeux et la salle de sport — où Avraham Fried, le chef d’orchestre de renommée internationale Rav Youval Stoupel et le pianiste virtuose Rav A’hia Cohen ont d’ailleurs démontré d’excellentes aptitudes au basketball — jusqu’à la salle à manger qui n’avait rien à envier à un restaurant, chaque détail témoignait d’une attention exceptionnelle.

Un concert improvisé et des sourires à profusion

Mais le moment le plus marquant fut sans conteste la rencontre directe et bouleversante avec les enfants eux-mêmes, qui s’est rapidement transformée en un véritable concert spontané. « Quels chants connaissez-vous ? » a demandé Avraham Fried aux enfants tout enthousiastes, avant d’entonner avec eux une sélection de ses plus grands succès : du nostalgique « Chalom Aleikhem » à « Yibané Beth Hamikdach », en passant par « Abba-Abba » et bien d’autres encore.

Par la suite, à la demande des enfants — mais avec une spontanéité totale de la part du chanteur —, chacun d’entre eux a eu droit à une photo personnelle accompagnée de mots chaleureux et encourageants. Avraham Fried a tenu à s’assurer qu’aucun enfant ne reste en retrait sans un sourire et un compliment, malgré l’heure qui avançait.

Près de quatre-vingts enfants accueillis et protégés

L’orphelinat accueille cette année près de quatre-vingts enfants juifs venus de l’ensemble des communautés juives de Russie et des pays voisins. Parmi eux se trouvent des orphelins de père et de mère, des enfants issus de familles éclatées ou en grande difficulté, ainsi que des enfants confrontés à des situations médicales et psychologiques complexes. Sans cet orphelinat, nombre d’entre eux sombreraient dans des situations mettant leur vie en danger ou basculeraient dans la délinquance, totalement coupés de leur identité juive.