Une révélation fascinante se cache derrière le cadeau diplomatique offert par le Premier ministre Binyamin Netanyahou au président Donald Trump. Des pierres précieuses extraites des profondeurs marines au large de Haïfa, conformément à une prophétie du Rabbi de Loubavitch, ont été serties sur un drapeau américain en signe de reconnaissance. Le journaliste Moti Kastel de la chaîne 14 a dévoilé cette histoire extraordinaire qui témoigne du lien éternel entre Israël et les États-Unis.
Une prophétie prononcée en 5748-1988
En 5748 (1988), lors de la traditionnelle distribution de dollars du dimanche à Crown Heights, Brooklyn, le maire de Haïfa, Arieh Goral, se présenta devant le Rabbi pour le consulter sur les affaires de sa ville. Ce que le visiteur allait entendre dépassait tout ce qu’il pouvait imaginer.
Le Rabbi, qui n’avait jamais mis les pieds en Terre d’Israël, s’adressa au maire en ces termes : « À Haïfa, il y a une mer. Il ne faut pas se laisser intimider par ce qui est profond. C’est là l’unicité de Haïfa : elle possède une mer et une vallée, et dans cette vallée se trouvent des pierres précieuses et des perles. Le Saint béni soit-Il a accompli un prodige : Il les a dissimulées dans les profondeurs de la terre, et assurément, dans les profondeurs du sol labouré. »
Ces paroles extraordinaires, filmées ce jour-là, allaient dormir dans les archives pendant plusieurs années avant de déclencher l’une des aventures les plus remarquables de l’histoire moderne d’Israël. Le maire Goral, certainement stupéfait par cette révélation inattendue, ne pouvait soupçonner qu’un miracle se cachait sous les terres de sa ville.
Un enseignement public en 5751 sur les trésors de la Délivrance
Trois ans plus tard, en 5751 (1991), le Rabbi développa ce thème lors d’un Farbrenguen public. Il expliqua que de nouvelles connaissances et ressources matérielles, cachées depuis la Création du monde, seraient découvertes à mesure que la Délivrance approche. Le Rabbi précisa que ces pierres précieuses et ces gemmes sont destinées à permettre de donner davantage de Tsedaka et d’accomplir d’autres Mitsvot pour hâter la venue du Machia’h dans ses étapes finales.
Cette vision s’inscrivait dans le prolongement des prophéties bibliques. Le prophète Isaïe avait annoncé : « Ô pauvre, battue par la tempête, privée de consolation ! Voici, Je poserai tes pierres sur l’escarboucle, Je te fonderai sur des saphirs » (Isaïe 54:11). De même, la bénédiction de Moïse à la tribu de Zevouloun, dont le territoire ancestral correspond précisément à la région de Haïfa, évoquait des richesses cachées dans les sables.
Le Meam Loez, célèbre commentaire biblique du XVIIIe siècle initié par Rav Yaakov Culi, avait lui aussi fait allusion à ces trésors enfouis dans le territoire de Zevouloun. Tous ces indices convergeaient vers une même région : la vallée du Na’hal Kishon et les pentes du mont Carmel.
« Ces pierres auraient pu être découvertes il y a dix ans ou cent ans », expliquera plus tard Reb Avi Taub. « Le Rabbi nous a dit de commencer maintenant parce qu’il savait que le Machia’h approchait et que c’était le moment de mettre ces pierres en lumière. »
Un homme de foi issu d’une dynastie de diamantaires
Reb Avraham (Avi) Taub a’h, de mémoire bénie, était issu d’une illustre famille de diamantaires dont l’histoire se confond avec celle de l’État d’Israël. Son grand-père, ‘Hanan Taub, avait fui l’Europe lors de la montée au pouvoir d’Hitler et avait fondé l’une des toutes premières usines de polissage de diamants en Terre Sainte. Tragiquement, le reste de sa famille périt dans la Shoah. Son fils Avi, après avoir servi dans Tsahal durant la guerre de Kippour en 1973, développa l’entreprise familiale vers la fabrication et la commercialisation de bijoux de luxe.
La famille Taub, initialement laïque, connut un tournant spirituel décisif lorsque Avi rencontra le Rabbi de Loubavitch. Devenu un fervent Hassid, il reçut en 5749 (1989), lors d’une audience privée à Brooklyn, une directive énigmatique : se lancer dans l’extraction minière. Sa première tentative en Australie se solda par un échec. Ce n’est qu’après avoir découvert la vidéo de l’entretien entre le Rabbi et le maire de Haïfa qu’il comprit véritablement sa mission.
La fondation de Shefa Yamim et vingt-deux années de persévérance
En 5759 (1999), Reb Avi Taub et son fidèle ami Rav David Na’hshon, accompagnés de plusieurs investisseurs partageant leur foi inébranlable, fondèrent la société Shefa Yamim (« L’abondance des mers » en hébreu), établie dans l’antique cité d’Akko. Conformément aux indications du Rabbi, ils concentrèrent leurs recherches le long du lit du Na’hal Kishon, dans la vallée de Zevouloun, sur les pentes du mont Carmel et dans la région de Ramot Menaché.
Les scientifiques et les géologues accueillirent cette entreprise avec le plus grand scepticisme. Comment imaginer que des pierres précieuses puissent se trouver dans une région où aucune prospection n’avait jamais été menée ? Reb Avi Taub, homme d’affaires respecté, fut raillé et mis en doute. Pourtant, sa foi dans les paroles du Rabbi demeura inébranlable. « C’est une mission… Nous parlons de Providence divine », confiait-il à la presse, sa longue barbe blanche encadrant un visage empreint de sérénité.
Des découvertes qui défient l’entendement
Les équipes de Shefa Yamim creusèrent des tranchées et réalisèrent d’innombrables forages. Au fil des années, leurs efforts furent couronnés de découvertes stupéfiantes : de la kimberlite, la roche mère des diamants, 77 diamants de tailles diverses, ainsi que des centaines de milliers d’indicateurs minéraux. Les gemmes extraites comprenaient des saphirs, des rubis, des grenats, de la moissanite naturelle, de l’hibonite, du spinelle, de l’ilménite, du zircon et du rutile.
Mais la découverte la plus extraordinaire fut celle du « Saphir du Carmel », baptisé scientifiquement carmeltazite. Cette pierre d’un bleu nuageux unique au monde contient un minéral que les scientifiques pensaient n’exister que dans l’espace ! Lorsque Shefa Yamim envoya un échantillon à l’Université Mercury en Australie pour identification, les experts restèrent médusés devant cette gemme inédite, fruit de conditions géologiques introuvables ailleurs sur la planète.
La reconnaissance officielle en 5779
En 5779 (2019), après plus de deux décennies de labeur acharné, le gouvernement israélien reconnut officiellement la découverte. La région du mont Carmel près de Haïfa fut déclarée premier gisement économique de pierres précieuses jamais identifié en Terre d’Israël. Ce certificat de découverte marqua l’aboutissement d’un rêve prophétique et permit enfin à l’entreprise de commercialiser ses trésors.
Reb Avi Taub, de mémoire bénie, ne vit pas l’accomplissement complet de sa vision. Mais sa famille perpétue son héritage à travers la marque Holy Gems, dont le centre de visiteurs à Akko accueille des visiteurs du monde entier, leur faisant découvrir toutes les étapes de l’extraction des gemmes, du lavage des sables jusqu’au sertissage des bijoux de luxe. Une boutique a également ouvert ses portes sur Kingston Avenue à Crown Heights, au cœur du quartier du Rabbi.
Un cadeau symbolisant l’alliance éternelle
Le fils de Reb Avi, poursuivant l’œuvre de son père, prit contact avec le cabinet du Premier ministre. Il proposa d’offrir au président Trump un présent d’exception : un drapeau des États-Unis serti de pierres précieuses extraites en Israël, symbole du lien éternel et privilégié unissant les deux nations. Ce geste diplomatique d’une portée considérable témoigne de l’accomplissement remarquable d’une prophétie prononcée il y a près de quatre décennies dans le bureau du Rabbi à Brooklyn.


















Apparemment le Rabbi parle de ressources pour la tsedaka. Pas de stratégie diplomatique. Chacun comprend ce qui l’intéresse décidément.