Trois ans avant le tragique attentat de Sydney, le jeune Netanel Schlanger et son père, le Rav Eli Schlanger Hy »d, témoignaient de leur lien profond avec le Rabbi dans un film consacré à leur Chli’hout. Une vidéo bouleversante présentée au Kinous Tseirei Hachlouhim 2022 qui révèle l’héritage sacré transmis de père en fils.

 

Netanel Schlanger et son père le Rav Eli Schlanger Hy »d, assassiné lors de l’attentat de Sydney, apparaissaient il y a trois ans dans une vidéo pour le Kinous Tseirei Hachlouhim. On y voit Netanel accompagner son père dans la distribution de Matsot, ce qui l’amena à lancer une campagne d’installation de Mezouzot. Aujourd’hui, ses enfants poursuivent seuls sa Chli’hout.

 

Traduction de la vidéo

Un enfant qui rayonne sur son entourage

« Bienvenue à Sydney, en Australie. Je m’appelle Netanel, j’ai dix ans et je vis ici à Sydney. Jouer du piano et du violon est l’une de mes grandes passions. J’aime jouer des mélodies hassidiques, et j’ai même essayé de convaincre mes professeurs de me les enseigner. »

Netanel a un impact considérable, non seulement sur la Cheli’hout au sein de la communauté, mais aussi dans l’école qu’il fréquente. Il y a des garçons issus de familles Loubavitch et d’autres qui viennent d’horizons différents, et tous trouvent en Netanel une pureté qui les attire.

Une influence qui transforme ses camarades

« Un jour à l’école, je discutais comme d’habitude avec mon ami et il m’a dit qu’il allait aller à l’université. Je lui ai répondu que moi, j’irais à la Yechiva. Quelques jours plus tard, il est revenu m’annoncer qu’il irait lui aussi à la Yechiva. »

« Chaque Chabbat matin, les gens entrent à la synagogue et nous voient, mon père et moi, étudier ensemble, que ce soit une Si’ha ou le Tanya Balper. Les gens viennent littéralement s’asseoir autour de nous et contemplent avec émerveillement sa connexion à la Torah du Rabbi et ce qu’il représente. »

Le matin du Youd-Aleph Nissan

« C’était le matin du Youd-Aleph Nissan. Mon père m’a dit : « Netanel, allons rendre le Rabbi fier. Allons mettre les Tefiline. » Nous avons pris plusieurs colis contenant de la Matsa, du jus de raisin et diverses friandises. »

« En distribuant ces colis aux personnes âgées, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas de Mezouzot sur les portes. À ce moment précis, j’ai décidé de lancer une campagne pour installer 120 Mezouzot avant le prochain Youd-Aleph Nissan. Cent vingt Mezouzot à partager avec les membres de notre communauté. »

Un professeur devient son assistant

« Chaque jeudi, mon père donne un cours à un professeur dans la ville. Une nuit, ce professeur l’a appelé et lui a dit : « Rav, j’aimerais rencontrer votre fils. » Je suis donc allé chez lui et mon père lui a parlé de cette campagne. »

« Cela a complètement bouleversé le professeur », raconte Rav Eli Schlanger Hy »d, Il était tellement enthousiaste. Il a dit à mon fils: « Tu sais quoi ? Je veux t’aider. Je veux être ton assistant professionnel. » Nous avons créé un tableau complet sur la campagne : combien de Mezouzot nous distribuons, combien nous en avons déjà installé, combien cela coûte. »

« Puis il a demandé : « Netanel, as-tu un compte bancaire ? » Netanel a répondu oui. Il a alors déclaré : « Je voudrais sponsoriser cinq Mezouzot chaque mois. » Et c’est ainsi que le projet Mezouza est né. »

Des rencontres inoubliables sur le terrain

« Immédiatement après le mois de Nissan, nous avons établi un plan. Mon père m’accompagne, il a une petite conversation avec la personne, il lui met les Tefilines, puis nous installons la Mezouza ensemble. »

« Une fois, je suis allé avec mon cousin qui a très peur des chiens, et cette personne avait un chien. Nous avons installé la Mezouza, mais nous sommes restés dehors. »

« Une autre fois, nous avions prévu d’installer seulement deux Mezouzot car nous manquions de temps. En descendant par l’ascenseur après avoir terminé la deuxième, nous avons vu un Juif âgé qui n’avait pas de Mezouza. Je suis remonté chercher une Mezouza et nous l’avons installée. »

« En redescendant, nous avons remarqué une dame russe. Il s’est avéré qu’elle ne savait même pas ce qu’était une Mezouza. Au lieu de deux Mezouzot, nous en avons installé quatre ce jour-là. »

Le plus beau cadeau pour le Rabbi

« Je pense que le Rabbi ressent que c’est le plus beau cadeau d’anniversaire qui soit : continuer son œuvre, installer des Mezouzot dans les maisons des gens. Je sens que le Rabbi a tellement de Na’hat, car à travers le Rabbi, ses lettres et ses actions, notre mission se poursuit. »

« Mon père s’est engagé à convaincre 45 personnes d’acheter et de mettre les Tefiline chaque jour. Alors je me suis dit : s’il peut amener 45 personnes à acheter des Tefiline très coûteux, je peux certainement installer 120 Mezouzot gratuites. »

Il n’est pas simplement le fils d’un Chalia’h. C’est un véritable Chalia’h à part entière. On voit à travers lui l’immense attention que le Rabbi portait aux enfants des Chlou’him, car eux aussi font partie intégrante de la Cheli’hout. Ils sont eux-mêmes des Chlou’him.

Un regard du Rabbi qui traverse les générations

« Quand ma mère était petite, elle est allée voir le Rabbi pour lui remettre un Pane. Elle dérangeait un peu. Alors le Rabbi a donné à ma mère un stylo et du papier, pensant qu’elle voulait écrire un Pan au Rabbi. Elle était très jeune, alors elle a simplement gribouillé dessus. »

« Quand est venu le tour de mon grand-père, il a remis son Pan au Rabbi. Le Rabbi a alors sorti le papier que ma mère avait gribouillé et l’a regardé très, très attentivement. »

« L’attention que le Rabbi porte aux jeunes Chlou’him les élève et les encourage d’une manière si puissante et si forte. »

Une connexion personnelle avec le Rabbi

« J’ai le sentiment que le Rabbi nous connaît très, très bien, qu’il sait tout de moi. C’est pourquoi je me confie librement en écrivant au Rabbi. »

« Mon père a un DVD qui montre mon père avec le Rabbi. Et quand le Rabbi l’a regardé, j’ai eu l’impression qu’il me regardait, moi, mes enfants et leurs enfants. Je pense qu’il m’a choisi pour être Chalia’h. »

Vers le Kinous Hachlouhim

« Cette année sera ma première participation au Kinous, le grand rassemblement de tous les Chlou’him, et je suis très enthousiaste à l’idée de rencontrer de jeunes Chlou’him du monde entier qui accomplissent la même mission que moi. »

« Je crois vraiment qu’en rentrant du Kinous, j’aurai cette formidable énergie, cette Hislahavout, qui élèvera tous les autres jeunes Chlou’him. Se rassembler tous ensemble. »