Un Habad de France et son fils de 6 ans ont été victimes d’une agression antisémite brutale dans une station-service près de l’aéroport de Milan-Malpensa. L’incident a commencé par des cris haineux de la foule avant de dégénérer en violences physiques dans les toilettes de la station. Malgré la gravité de l’attaque, les autorités italiennes n’ont pris aucune mesure significative pour identifier les agresseurs.
L’incident : de la provocation à la violence
La scène s’est déroulée dans une station-service proche de l’aéroport de Milan-Malpensa lorsque le Rav hassid Habad et son fils de 6 ans, tous deux de nationalité française, se sont arrêtés lors de leur voyage en Italie. Des témoins présents ont rapidement repéré les signes religieux distinctifs du père et de l’enfant et ont commencé à crier des slogans haineux.
Selon les témoignages et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la foule rassemblée sur place a hurlé des propos antisémites explicites : « Assassins, vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes à Milan ! Libérez la Palestine ! » L’enfant de 6 ans, visiblement traumatisé par ces cris hostiles, s’est réfugié près de son père qui a tenté de documenter l’agression verbale.
L’escalade vers la violence physique
L’incident a pris une tournure dramatique lorsque le Rav s’est rendu aux toilettes du complexe de la station-service. C’est là qu’il a été brutalement agressé par quatre hommes qui, selon les témoignages sur le terrain, étaient d’origine arabe. L’attaque a été d’une violence inouïe : le Rav a été jeté au sol, roué de coups, et ses lunettes ont été brisées.
Pendant ce temps, son fils de 6 ans a été bousculé et écarté de la scène. Heureusement, un passant qui a reconnu la gravité de la situation s’est interposé pour protéger l’enfant et éviter qu’il ne subisse lui aussi des violences physiques.
Une source au sein de la communauté Habad a confirmé la brutalité de l’agression et l’état de choc dans lequel se trouvent le père et l’enfant suite à cet épisode traumatisant.
L’inaction décriée des autorités italiennes
Malgré la gravité de l’agression antisémite, la police italienne n’a entrepris aucune démarche significative pour identifier et arrêter les agresseurs. Les autorités locales justifient cette inaction en prétendant que la zone des toilettes – où s’est déroulée l’attaque la plus violente – ne dispose pas de caméras de surveillance.
Cette excuse a soulevé l’indignation du gendre du Rav, qui dénonce un « échec grave » des autorités locales dans le traitement de cet incident. Il considère que cette négligence reflète une « impuissance face à la montée de l’antisémitisme en Europe » et met en lumière les défaillances systémiques dans la protection des citoyens juifs.
Retour en France et suites médicales
Le Rav et son fils de 6 ans sont désormais rentrés en France, où le père doit subir une série d’examens médicaux pour évaluer les séquelles de l’agression physique qu’il a subie. L’état psychologique de l’enfant, témoin de la violence subie par son père, fait également l’objet d’un suivi spécialisé.
Réactions et témoignages d’indignation
La communauté juive locale exprime sa consternation et sa préoccupation profonde face à cet événement. Elle appelle les autorités italiennes à agir rapidement pour traduire les agresseurs en justice et à prendre des mesures préventives pour éviter la répétition d’attaques antisémites de cette nature.
Yossef Spitezki, un défenseur des droits juifs français, avait déjà exprimé son alarme face aux premières images de l’incident. « Un homme juif s’arrête dans une station-service sur une autoroute en Italie et se fait harceler avec des cris de ‘Palestine libre’ – simplement parce qu’ils ont vu son fils porter une kippa. Il est français. Il n’a aucun lien avec Israël », avait-il écrit sur les réseaux sociaux.
Un symbole inquiétant de la montée de l’antisémitisme
Cet incident dramatique illustre de manière frappante la banalisation de l’antisémitisme dans l’espace public européen et l’escalade vers la violence physique. Le simple fait de porter des signes religieux juifs devient non seulement un déclencheur d’hostilité, mais peut désormais mener à des agressions brutales, même pour des citoyens n’ayant aucun lien direct avec les conflits au Moyen-Orient.
L’attaque révèle également l’urgence d’une prise de conscience des autorités européennes face à ces actes de haine, car l’impunité dont jouissent les agresseurs ne fait qu’encourager la répétition de tels crimes. Pour la communauté Habad et l’ensemble des Juifs d’Europe, cet épisode sonne comme un rappel dramatique de la fragilité de leur sécurité sur le continent.















