Le 29 juin 2025 marquera le 31e anniversaire de la Hilloula du Rabbi , figure emblématique du mouvement Habad. Les fidèles du monde entier s’apprêtent à observer les traditions établies par le Rabbi lui-même en 1951 pour honorer son prédécesseur. Ces pratiques spirituelles et communautaires visent à maintenir vivant l’héritage du leader hassidique et à renforcer les liens avec ses enseignements.
1 – On allumera une bougie de vingt-quatre heures depuis samedi soir 28 juin 2025.
2 – Pendant chacune des trois prières du jour, cinq bougies (de 24 heures( resteront allumées devant l’officiant.
3 – On donnera de la Tsedaka (pendant la semaine), au nom de chacun des membres de sa famille, pour une institution du Rabbi.
4 – On consacrera un moment dans la journée pour parler du Rabbi et de sa grande Ahavat Israël (amour du prochain) à sa famille et son entourage.
5 – On étudiera les chapitres de Michnayot correspondant aux lettres qui constituent le nom du Rabbi.
6 – On étudiera les enseignements du Rabbi.
On rédigera un « Pane », « Pidyone Néfech », (vendredi, dimanche et les jours proches de la date) une lettre de demande de bénédictions (en y précisant les prénoms et les prénoms des mamans de chacun) qui sera déposée sur le Ohel du Rabbi.
Le 3 Tamouz 5785 selon le calendrier hébraïque correspond au 31e anniversaire de la Hilloula du Rabbi . En 1951, ce dernier avait établi un protocole précis pour commémorer l’anniversaire de Hilloula de son beau-père, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson. Ces directives, qui incluent des lectures de Torah, des études de textes sacrés, des actes de charité et des activités de diffusion de l’enseignement, sont aujourd’hui appliquées pour honorer sa propre mémoire. Les pratiques s’étendent sur 24 heures et impliquent l’ensemble de la communauté, hommes, femmes et enfants.
Des traditions établies par le Rabbi lui-même
En 1951, à l’approche du premier anniversaire de la Hilloula de son beau-père, le Rabbi publia une lettre détaillant les pratiques à observer. Dans ce document fondateur, il demandait à tous les membres du mouvement Habad de se rassembler dans les synagogues et les lieux d’étude de la Torah pour participer à une étude publique. « En ce jour, expliquait-il, le tsadik éveille la compassion céleste pour tous ceux qui se relient à lui, à son enseignement et à ses actions. »
Face aux interrogations de la communauté sur les modalités concrètes, le Rabbi envoya le même jour une seconde lettre contenant des directives claires et précises. Ces instructions, adaptées aujourd’hui au contexte actuel, constituent le cadre de référence pour commémorer sa propre Hilloula.
Rituels du Chabbat précédant la Hilloula
Les préparatifs commencent dès le Chabbat précédant le yahrtzeit. Selon les directives établies, tous les hommes s’efforcent d’être appelés à la Torah pour une aliya. En cas de nombre insuffisant d’aliyot disponibles, des lectures alternatives sont organisées dans d’autres salles, sans pour autant dépasser le nombre habituel de huit aliyot.
La lecture finale, appelée maftir, est réservée à la personne la plus respectée selon le choix de la majorité des fidèles. À défaut, un tirage au sort détermine l’heureux élu. La répartition des rôles s’étend également à la direction des prières du jour de la Hilloula, avec trois personnes désignées pour les offices du soir, du matin et de l’après-midi.
L’allumage des veilleuses et les lectures sacrées
La veille de la Hilloula, une veilleuse de 24 heures est allumée avant l’allumage des bougies de Chabbat si le yahrtzeit tombe un Chabbat. Idéalement en cire d’abeille, elle fait écho au verset hébraïque « Ceux qui reposent dans la poussière se lèveront et chanteront », dont les initiales forment le mot hébreu pour cire d’abeille.
Cinq veilleuses durables sont également allumées devant l’officiant. Après chaque prière, qui inclut la lecture quotidienne des Tehilim le matin, l’officiant complète son étude de chapitres spécifiques des traités de Michna Kélim et Mikvaot, suivie de récitations du Tanya et du Kaddich deRabbanane.
Étude collective et actes de charité
« Après la prière du soir, quelqu’un récite par cœur une partie du maamar publié pour le jour de la Hilloula », précisent les directives. Il s’agit originellement de Bati Legani 5710, remplacé pour la Hilloula du Rabbi par Véata Tetsavé 5741, dernier maamar qu’il donna à étudier avant son départ. Si personne ne peut le réciter par cœur, l’étude se fait collectivement.
L’aspect caritatif occupe une place centrale dans ces observances. Des dons sont effectués à des institutions liées au Rabbi, au nom de chaque participant et de sa famille. La tradition du pidyone néfech, lettre adressée au tsadik même après sa Hilloula, est maintenue. Cette missive, demandant l’éveil de la miséricorde céleste, est déposée entre les pages d’un enseignement du Rabbi puis envoyée au cimetière Montefiore de Queens par fax au (718) 723-4444 ou par courriel.
La diffusion de l’enseignement au cœur des pratiques
Durant ces 24 heures commémoratives, les fidèles visitent synagogues et lieux d’étude pour transmettre les enseignements du Rabbi. « Ils parleront de l’amour que le Rabbi portait à chaque Juif », souligne le protocole. Cette mission inclut la promotion des trois chiourim quotidiens institués : la récitation des Tehilim selon la répartition mensuelle, l’étude du ‘Houmach et celle du Tanya selon le cycle annuel, auxquelles s’ajoute l’étude quotidienne du Michné Torah de Maïmonide.
Les jeunes font l’objet d’une attention particulière. Les émissaires se rendent dans les lieux fréquentés par la jeunesse juive, pratiquante ou non, pour expliquer « combien le Rabbi aimait la jeunesse et combien il lui accordait une attention particulière en toutes circonstances ». L’objectif est de transmettre les espoirs et la confiance que le Rabbi plaçait en eux pour renforcer le judaïsme et diffuser la Torah.
Les campagnes de mitsvot et l’héritage spiritunel
Au-delà des rituels, la connexion au Rabbi passe par l’implication dans ses actions. Durant son leadership, il mit en place dix Campagnes de Mitsvot, véritable « trousse de départ pour chaque Juif ». Il sélectionna également douze versets fondamentaux de la Torah et d’enseignements des Sages que chaque enfant doit mémoriser.
Le Rabbi concluait ses directives par une prière prophétique : « Puisse D.ieu hâter la venue de Machia’h, et que ceux qui reposent dans la poussière se réveillent et chantent. Notre Rabbi sera parmi eux, et il nous révélera des merveilles, et nous guidera sur le chemin vers la Maison de D.ieu. »
















