Les citoyens iraniens ont largement tourné en dérision le discours de « victoire » du Guide suprême, multipliant les moqueries et les caricatures sur les réseaux sociaux. Khamenei tentait de présenter Israël et les États-Unis comme les perdants du conflit, contredisant la réalité sur le terrain. Cette communication depuis son abri souterrain a déclenché une vague de sarcasmes et de critiques de la part de la population.
Le discours de « victoire » prononcé par le Guide suprême iranien Ali Khamenei depuis son bunker a provoqué une vague de moqueries de la part des citoyens iraniens. Ces derniers ont massivement partagé des vidéos et caricatures de rats apeurés pour ridiculiser leur dirigeant qui affirmait que l’Iran avait triomphé face à Israël et aux États-Unis. Les internautes ont critiqué tant le fond que la forme de cette intervention, pointant du doigt la piètre qualité technique du message et l’isolement du Guide suprême.
Une communication depuis l’ombre qui fait réagir
Les déclarations de Khamenei n’ont pas tardé à susciter l’ironie des Iraniens. Nombreux sont ceux qui ont moqué le Guide suprême tentant de faire croire que l’Iran était sorti vainqueur de sa confrontation avec Israël et les États-Unis, alors que la réalité démentait ses propos.
« Ils ont annoncé depuis le quartier général que nous avions gagné – des gâteaux et des sandwichs ont été distribués sur toutes les places du pays », a ironisé un internaute, illustrant le décalage entre le discours officiel et la situation réelle.
Des moqueries sur l’isolement du dirigeant
L’absence prolongée de Khamenei des apparitions publiques n’a pas échappé aux citoyens iraniens. « Peut-être qu’il a honte de sortir de son trou », a lancé un utilisateur des réseaux sociaux, faisant référence à la réclusion du Guide suprême.
Un autre internaute s’est montré plus direct : « Ton QI est-il vraiment nul ou tu te mens simplement à toi-même ? » Cette question reflète l’exaspération d’une partie de la population face aux déclarations déconnectées de leur dirigeant.
La qualité technique du message critiquée
Au-delà du contenu, c’est également la forme qui a été pointée du doigt. Un citoyen a souligné les conditions précaires dans lesquelles le message avait été enregistré : « Il se trouve dans un endroit où il ne peut même pas utiliser une caméra convenable. »
« Pourquoi envoies-tu une vidéo ? Sors dehors pour ne pas mourir d’un manque de vitamine D », a ajouté un autre internaute, mêlant sarcasme et préoccupation sanitaire.
Un changement de rhétorique qui n’abuse personne
Les observateurs ont également relevé une modification notable dans le vocabulaire employé par Khamenei, perçue comme une tentative de se rapprocher du peuple et d’éviter les troubles sociaux.
« Sans vergogne – jusqu’à hier tu étais l’ennemi de l’histoire et de la culture iranienne. N’es-tu pas celui qui a ordonné d’effacer la dynastie achéménide des manuels scolaires ? », s’est indigné un utilisateur, rappelant les positions passées du Guide suprême concernant l’héritage perse pré-islamique.
Cette référence à la suppression de l’histoire achéménide des programmes scolaires illustre les tensions entre le régime théocratique et une partie de la population attachée à l’identité culturelle iranienne millénaire.
Une population qui exprime sa défiance
Ces réactions témoignent d’un fossé grandissant entre le pouvoir iranien et une partie significative de sa population. L’utilisation massive de l’ironie et de la dérision sur les réseaux sociaux révèle une forme de résistance pacifique face à un discours officiel perçu comme déconnecté de la réalité.
Les vidéos et caricatures d’animaux apeurés partagées massivement constituent une métaphore transparente de la situation du régime, contraint de communiquer depuis des abris souterrains tout en prétendant à la victoire.
















