Un ministre israélien Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration Ofir Sofer se trouvait en Azerbaïdjan lors de l’offensive israélienne nocturne contre l’Iran. Son retour en Israël s’est transformé en véritable odyssée sécuritaire. Une mission diplomatique qui illustre les défis logistiques auxquels font face les responsables israéliens en temps de crise.
Le ministre israélien de l’Immigration Ofir Sofer s’est retrouvé dans une situation délicate lors de l’attaque israélienne contre l’Iran dans la nuit de jeudi à vendredi. Présent en Azerbaïdjan pour une mission avec l’Agence juive, il a dû être évacué sous haute protection vers la Grèce, puis Chypre, avant de rentrer en Israël par bateau. Cette opération exceptionnelle révèle les mesures de sécurité extraordinaires déployées pour protéger les responsables israéliens à l’étranger en période de tensions.
Une mission interrompue par l’offensive
Ofir Sofer avait rejoint l’Azerbaïdjan pour participer à un séminaire de jeunesse juive aux côtés d’une délégation de l’Agence juive. Le timing s’est révélé particulièrement mal choisi : le ministre se trouvait à quelques centaines de kilomètres seulement de l’Iran au moment où Israël lançait son offensive contre la République islamique.
L’opération israélienne a pris de court le ministre, qui n’a pu participer qu’à un seul événement avec la communauté juive locale le vendredi. Les autorités sécuritaires ont immédiatement modifié ses plans et lui ont interdit de quitter son hôtel.
« Une sécurité de folie »
Le ministre a livré ses impressions à Ynet : « Il y avait eu l’affaire de la loi sur le service militaire mercredi et j’étais resté éveillé toute la nuit, j’ai donc demandé à reporter le vol vers Bakou. Quand j’ai atterri et allumé mon téléphone, l’attaque était en cours. Il y avait une sécurité de folie. Je n’avais jamais eu une telle protection. Impossible de compter le nombre de leurs gardes du corps. »
Dès le vendredi, Sofer a reçu l’ordre de plier bagage. Après avoir participé à l’accueil du Shabbat avec la communauté juive, il a été évacué vers Athènes deux heures plus tard.
Un retour mouvementé par la mer
Le périple du ministre ne s’est pas arrêté en Grèce. Les responsables sécuritaires ont jugé nécessaire de l’éloigner davantage de la zone de tensions. Sofer a ainsi été dirigé vers Larnaca à Chypre, puis vers Limassol, d’où il est finalement rentré en Israël par yacht avec la délégation de l’Agence juive.
« Tout le Shabbat, j’étais confiné dans ma chambre », raconte le ministre. « Le lendemain, je suis arrivé à Chypre puis je suis rentré en Israël en yacht. Quand nous nous sommes approchés, il y avait des tirs de missiles sur Haïfa, alors nous avons été retardés encore longtemps en mer. Au total, un voyage de neuf heures. »
Impact sur l’immigration
Cette mission perturbée illustre les difficultés rencontrées par les programmes d’immigration israéliens en période de tensions. Sofer déplore que tous les jeunes juifs prévus n’aient pas pu participer au séminaire de Bakou : « Il devait y avoir 50 enfants, seule la moitié est venue. Au cours de la semaine, 300 immigrants devaient arriver. Nous ne voulons pas que cela nuise à l’immigration. L’été est la haute saison de l’immigration. »
Cette mésaventure diplomatique souligne les défis opérationnels auxquels font face les responsables israéliens lors de leurs missions à l’étranger, particulièrement dans les régions proches des zones de conflit. Elle révèle également l’ampleur des mesures de sécurité déployées pour assurer leur protection en temps de crise.
















