Le 11 Nissan marque l’anniversaire de naissance de Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, septième Rabbi de Loubavitch et figure centrale du renouveau juif mondial. Sa vie, traversée par les tempêtes du XXe siècle, aura été entièrement consacrée à la diffusion de la Torah et à la préparation de la Guéoula. À l’approche de Pessa’h, ce jour anniversaire résonne comme un appel à la liberté intérieure et à la responsabilité collective.
L’anniversaire comme source de sens
Un anniversaire est toujours une occasion solennelle. Mais il est d’abord le repère qui permet de mesurer les progrès réalisés pendant la période écoulée. C’est ainsi que sa célébration fait sens : elle permet de prendre conscience et, ainsi, de rassembler ses forces pour un départ recommencé.
Cette semaine, le 11 Nissan est l’anniversaire de la naissance de Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, celui qui, pour tant de Juifs autour du monde, reste, tout simplement, « le Rabbi ». Un tel jour est, en soi, significatif. Par tout ce qui souligne l’importance de l’idée d’anniversaire, il porte clairement à conséquences. Nos Sages nous l’enseignent : c’est le moment où « sa puissance spirituelle est dominante ». C’est dire qu’il convient de s’y arrêter et d’y réfléchir un instant. De fait, que d’actions entreprises, que d’accomplissements nouveaux, que de lien avec D.ieu renforcé par l’étude de la Torah et la pratique de ses commandements en cette année ! À toute réussite, il existe une source et à toute œuvre une âme. Sans se tromper, chacun sait profondément que c’est dans le Rabbi et son enseignement qu’ici on les trouve.
Il est vrai que, au fil des décennies écoulées, le monde a changé. Alors que les frontières se sont souvent peu à peu effacées, que les moyens de communication ont réduit les distances d’une façon inimaginable il y a peu, que l’homme, ivre de puissance, a tendance à oublier ses faiblesses, voici que le peuple juif revient, avec obstination, à l’héritage millénaire transmis par ses ancêtres. Ouvert au monde, voici qu’il retrouve ces chemins-là qui, venus du passé, garantissent pourtant l’avenir. Et chacun de s’interroger : comment a commencé cette renaissance ? Où en a été le moteur ? Qui en préserve la puissance ? Alors que le 11 Nissan éclaire l’horizon de cette force particulière qu’a l’anniversaire du Rabbi, nous percevons la réponse. Une sagesse, un souci de chaque instant n’ont pas cessé de porter ce ressourcement. C’est à cette cause libératrice que le Rabbi s’est consacré.
Et ce n’est pas un hasard — mais quand l’est-ce ? — si ce jour tombe naturellement à proximité de la fête de Pessa’h. Pourrait-il y avoir meilleure préparation au « temps de notre liberté » que ce jour qui nous rappelle que la liberté est, à la fois, un don et une conquête, comme une force en mouvement dont l’effet ne s’arrêtera qu’avec la Libération majeure, celle qu’apportera le Machia’h.
Origines et formation d’un génie discret
Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson est né le 18 avril 1902 (11 Nissan 5662) à Nicolaïev, en Ukraine, au foyer du Rav Levi Its’hak et de la Rebbetzin Hanna Schneerson. Son grand-père maternel est le Rav Meïr Chlomo Yanovsky, le Rav de Nicolaïev.
Également connu par ses fidèles comme le Rabbi de Loubavitch, il est le septième héritier de la dynastie du Hassidisme Habad, fondée en 1797 par Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi. Il fut l’un des leaders spirituels du judaïsme mondial et notamment de la mouvance loubavitch depuis 1950, à la suite du décès de son beau-père Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn. Il a notamment encouragé et œuvré pour la diffusion du judaïsme et la fondation d’un réseau d’institutions d’études juives et de l’enseignement de la Torah. Le Rabbi de Loubavitch n’a pas eu d’enfants, mais a légué, depuis son décès en 1994, plus de 5 000 institutions à travers le monde.
Il porte le même patronyme que Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, son futur beau-père auquel il succédera, du fait que tous deux descendent, à travers deux lignées différentes, de Rabbi Mena’hem Mendel, troisième de la lignée, le célèbre Tséma’h Tsédèk.
Il passe sa jeunesse à Iékatérinoslav — rebaptisée Dniepropetrovsk par les Bolchéviks — dont son père, le Rav Levi Its’hak, est le Rav. Ce dernier est un maître inspiré de la Kabbale, qui explore le Zohar et le Talmud. Contre toute attente, le futur Rabbi de Loubavitch ne fréquente pas de Yéchiva. En dehors d’un premier maître avec lequel il fait ses premiers pas dans les textes — et auquel il voue une éternelle déférence —, son père est son unique précepteur.
Le Rav Levi Its’hak prescrit à son fils un cursus drastique d’études quotidiennes allouées à la Torah et lui accorde les heures restantes pour s’alimenter, dormir et pour les études profanes auprès de différents professeurs de la ville. L’enfant accumule les lectures, dévore des dictionnaires de langues, tout en passant le plus clair de son temps à étudier les ouvrages dont il devra un jour assurer l’héritage. Sa mère se plaît à vanter ses capacités d’absorption — celles qui lui permettront, le moment venu, de dicter la réponse à une lettre en en lisant trois autres. On sait également qu’il ne prise guère les distractions de son âge et que les livres sont déjà sa patrie.
Pour ce qui est des qualités humaines, sa mère relate tardivement qu’il sauta à l’âge de dix ans dans le Dniepr gelé pour sauver un enfant qui se noyait, et qu’il manqua d’être emporté par le typhus, contracté lors d’une épidémie après s’être porté secouriste volontaire. Le jeune homme s’intéresse à tout, c’est-à-dire à tous les déploiements intellectuels dont il fera plus tard usage pour « valoriser le Créateur et la profession de foi rédemptrice de la Torah ». Il s’inscrit en candidat libre dans divers établissements et y obtient des diplômes.
La rencontre avec le Rabbi Précédent et les années d’errance
Au moment où il rencontre Rabbi Yossef Its’hak en 1923, à Rostov, il est quasiment inconnu de la communauté ‘hassidique qui campe autour du maître. Celle-ci est même un peu surprise par ce jeune homme de vingt et un ans, impeccablement mis et aux manières raffinées — d’autant plus que l’on saura vite que le sémillant jeune homme est destiné à épouser la dernière des filles du Rabbi : Haya Mouchka Schneerson. Le Rabbi rassure ses disciples en attestant que ce jeune homme un peu suspect connaît mot à mot les deux Talmud et les grands décisionnaires, et que les larmes qu’il verse lors du Tikoune ‘Hatsot — ces lamentations que les très pieux récitent quotidiennement à minuit — sont indicibles.
En 1927, le régime de Staline commence à réprimer les institutions religieuses, et Rabbi Yossef Its’hak, qui ne laisse planer nulle équivoque sur le mépris qu’il voue à ce régime et du peu de cas qu’il fait de son règlement, est arrêté. La sentence de mort prononcée contre lui est commuée en exil, et durant l’été suivant, il doit quitter la patrie du ‘hassidisme pour Riga, où il établira pendant six ans son « gouvernement en exil ». Il emmène sa famille, ses proches disciples et son futur gendre.
Le 27 novembre 1928, à Varsovie, Rabbi Mena’hem Mendel épouse la fille de Rabbi Yossef Its’hak, la Rebbetzin Haya Mouchka Schneerson. Ce mariage est célébré dans la capitale polonaise, haut lieu du judaïsme d’Europe centrale. Des sommités rabbiniques, dont la ville foisonnait à l’époque, eurent alors l’occasion de mesurer la texture intellectuelle de cet homme apparu ganté de blanc qui leur offrit une matière édifiante.
Le nouveau couple part ensuite s’installer à Berlin, où le futur Rabbi fréquentera l’université et un grand nombre d’intellectuels juifs — il se souviendra par la suite d’y avoir vu Albert Einstein jouer du violon.
En 1933, la montée au pouvoir du nazisme les fait quitter Berlin pour Paris. Là, il fréquentera la Sorbonne et d’autres établissements de l’enseignement supérieur, tout en revivifiant l’esprit des nombreux réfugiés que la tourmente commence à déverser dans la Ville Lumière. Il assure aussi un cours quotidien à l’oratoire du 17, rue des Rosiers.
Ceux qui fréquentent le couple, qui habite à quelques pas de la station Mouton-Duvernet, attesteront que l’ouverture de cet homme aux êtres et aux idées cohabite avec une piété méticuleuse. De son séjour dans la capitale française, le Rabbi gardera toute sa vie un attachement particulier au judaïsme français, dont l’histoire par la suite le lui rendra bien. Au point que lors d’un mémorable Sim’hat Torah en 1974 à New York, en présence de quelque cinq cents Français, il fit danser l’assistance sur l’air de la Marseillaise qu’il entonna sur les paroles d’un cantique à la gloire de D.ieu, récité le Chabbat et les jours de fêtes à la synagogue.
Suite à l’invasion de la France en 1940, il quitte Paris pour la zone libre. Son périple le conduit à Vichy puis à Nice. Certains témoignages attestent qu’il y eut des liens avec la résistance locale, et qu’il emmena même des jeunes en montagne la nuit pour confectionner des Matsot à l’approche de Pessa’h.
Entretemps, en Russie, son père exaspère les Bolchéviks en refusant de jouer leur jeu. Une nuit précédant la fête de Pessa’h 1939, le NKVD fait irruption chez lui et l’emmène. Après avoir transité de prison en prison, il est envoyé en exil dans un cloaque du Kazakhstan, où il décède le 9 août (20 Av) 1944 dans un état de déchéance physique. C’est là-bas qu’avec de l’encre confectionnée par son épouse — laquelle l’aura rejoint entre-temps — il écrira ses commentaires kabbalistiques du Zohar, sur les marges des quelques livres qu’il aura pu emporter. Son fils les publiera par la suite et les commentera abondamment.
En mai 1941, le Rabbi et son épouse embarquent à Marseille pour Barcelone. Peu après, ils embarquent à Lisbonne pour accoster à New York le 23 juin 1941. Son beau-père s’y trouve depuis mars 1940, après avoir échappé d’une façon aussi rocambolesque que miraculeuse à l’anéantissement des Juifs de Varsovie.
L’avènement : le septième Rabbi de Loubavitch
Rabbi Mena’hem Schneerson, qui arrive à New York, est aussi méconnu de la colonie loubavitch américaine qu’il l’était de l’entourage de son beau-père en Russie. Dans un premier temps, il se consacre exclusivement à la maison d’édition fondée par son beau-père, chargée de publier l’immense patrimoine accumulé depuis deux siècles.
Mais la santé de son beau-père décline, et il est appelé à le remplacer pour célébrer les Farbrenguen, ces réunions ‘hassidiques au cours desquelles les interventions du Rabbi alternent avec les chants. C’est ici que l’on découvre la trempe de cet intellectuel que son beau-père appelle « mon ministre de la culture ». Dans ses interventions, il fait sauter les clivages qui cloisonnent apparemment les diverses disciplines du savoir accumulé par la tradition juive. Le pilpoul talmudique est soudain chamarré de Kabbale, le sens littéral s’illumine quand la sève du Hassidisme Habad les irrigue et les irradie. Cet homme qui n’a pas cinquante ans fait boire, danser, exulter et réfléchir des doctes qui ont parfois deux fois son âge et qui n’aperçoivent rien de semblable dans leur expérience passée.
Au printemps 1947, il effectue son ultime voyage à l’étranger en revenant à Paris accueillir sa mère, qui a réussi à quitter l’Union soviétique. Il ne quittera plus jamais son fief de Crown Heights, à Brooklyn.
Le 17 janvier 1951 (10 Chevat 5711), Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson reprend le siège laissé vacant par la Histalkout (décès) de son beau-père un an auparavant, et devient le septième Rabbi de Loubavitch. Il abat très vite ses cartes, et sa profession de foi se résume en un mot : « Oufaratsta » — tiré du verset biblique de la Genèse 28, 14 : « Ta descendance sera (innombrable) comme la poussière de la terre ; et tu t’étendras à l’ouest, à l’est, au nord et au sud » —, soit la « diffusion de la Torah et de ses valeurs vers tous les horizons juifs qu’elles n’ont pas encore atteints ». C’est le saut à corps perdu dans cette entreprise qui attestera du véritable attachement de ses ‘hassidim à son enseignement. Les Farbrenguen qu’il célèbre — lesquels peuvent parfois durer huit heures et plus, et durant lesquels il discourt sans notes — exaltent jusqu’à ceux qui n’entendent pas un mot à son yiddish talmudique et didactique.
Un enseignement qui embrasse l’universel
Dans ce foisonnement d’enseignements, une profession de foi générique : le refus de relativiser le moindre aspect d’une Torah divine, servi par un désir effréné d’ancrer chaque enseignement dans le monde du concret. Le déploiement intégral de toutes ses interventions approche la centaine de volumes. Il discourt et chante, mais écrit aussi, et à tous : aux Rabbanim, aux hommes d’État, à des artistes, des écrivains — Élie Wiesel compte parmi ceux dont il a marqué l’esprit —, à des enfants et à tous ceux qui recherchent son conseil. Quelque trente volumes de sa correspondance ont été publiés.
Il reçoit aussi beaucoup. Pendant plus de trois décennies, il donnera à raison de deux nuits par semaine des audiences privées lors desquelles, durant parfois un tour d’horloge complet, il écoute et conseille ceux qui auront sollicité un entretien. Il intercède aussi pour ceux qui lui en font la demande, passant régulièrement des heures, à jeun et parfois sous un soleil de plomb, à lire sur le Ohel de son beau-père les demandes de bénédictions qui affluent chaque jour à son secrétariat.
À l’âge de 76 ans, après un accident cardiaque survenu au beau milieu de la joie des danses de Sim’hat Torah en 1978, il récupère difficilement mais continue, refusant de prendre du repos malgré les inquiétudes de son entourage. Il célèbre un Farbrenguen toutes les semaines, sans compter des interventions publiques inopinées à l’issue des offices du soir. Les audiences particulières, interrompues après son incident cardiaque, reprennent sous la forme du « dollar » qu’il distribue chaque dimanche matin à des centaines de personnes — religieux, non religieux, hommes, femmes et enfants, célébrités de toutes sphères — qui passent devant lui, parfois pendant huit heures d’affilée, pour demander sa bénédiction et son conseil, qu’il s’agisse de questions de Torah, de travail, de relations personnelles ou d’études.
L’annonce messianique et les dernières années
Au début des années 1980, le Rabbi passe l’ultime et incontournable vitesse. Il annonce que les pas du Machia’h résonnent déjà et engage tous ceux qui y aspirent à les hâter, en s’en faisant l’écho par l’étude des enseignements et des lois liés à l’ère messianique, et en s’attachant à convaincre tous ceux qu’ils peuvent atteindre que la venue du Machia’h est une réalité qui n’attend que notre foi en elle pour prendre corps. Dès lors, à chacune de ses interventions, il accentuera l’urgence de l’effort à déployer pour faire aboutir l’ultime parachèvement de la Création. Parallèlement, il encourage avec force, dans de nombreuses allocutions, le peuple juif à exhorter tous les peuples de la planète à accomplir leur part dans la Création — but de leur venue sur terre — en respectant les Sept Lois de Noé, car D.ieu n’a pas uniquement donné à Moïse sur le mont Sinaï les décrets concernant le peuple d’Israël, mais aussi les lois concernant l’ensemble de l’humanité.
Au début des années 1990, il déclare que les bouleversements politiques intervenus en Europe, qui mettent fin à la Guerre froide, sont un signe caractéristique du prochain avènement messianique. Il relie le fait que ces mutations se soient effectuées sans effusion de sang aux prémices d’une ère de paix universelle.
Lorsqu’éclate la première Guerre du Golfe, il déclare qu’il s’agit de la réalisation des termes du Midrash Yalkout Chimoni annonçant, pour « l’année où le Machia’h se dévoilera », la guerre du dirigeant de la Perse contre un pays arabe et le désarroi mondial qui en résultera. Suivant l’agencement du récit du Midrash, qui relate la façon dont le Machia’h rassurera le peuple juif et annoncera la délivrance en se tenant sur le « toit du Temple » — lieu profane qui, selon le Rabbi, fait allusion à une terre extérieure à Israël —, le Rabbi ne cesse d’encourager la population d’Erets Israël et annonce prophétiquement qu’il n’y aura à craindre aucune attaque non conventionnelle, et que la guerre se terminera à Pourim, contrairement aux prévisions de tous les experts stratégiques. Dans la confusion régnante, il est l’une des voix qui rassérène et donne espoir aux Juifs du monde entier.
Le soir du 12 avril (28 Nissan 5751) 1991, il admoneste ses ‘hassidim en exposant tout l’effort qu’il leur demandait. Il affirme avoir accompli le travail qui relevait de sa tâche, et que le reste appartient désormais à ceux qui l’écoutent.
Il passera l’année suivante à commenter la section hebdomadaire de la Torah, s’attachant particulièrement à montrer comment le monde dans sa finitude, tout autant que l’homme dans son humanité, sont des vecteurs de l’Infini. Engageant chacun à révéler cette dimension dans sa vie quotidienne, il ne cesse d’annoncer qu’il suffit « d’ouvrir les yeux » pour prendre conscience que le seuil de la Rédemption est accessible. Plusieurs de ses éminents ‘hassidim perçoivent dans un nombre considérable de ces discours la proclamation indirecte, par le Rabbi lui-même, d’être le Machia’h.
Le 2 mars 1992, alors qu’il se trouve au Ohel de son beau-père, une violente attaque cérébrale le soustrait aux yeux d’une communauté juive suspendue à ses lèvres. Après des mois de convalescence — durant lesquels il n’a cessé de répondre aux demandes de bénédictions — et désormais atteint d’hémiplégie, il réapparaît dans sa synagogue le jour de Roch Hachana de l’année hébraïque 5753 (1992). Trois semaines plus tard, le jour de Sim’hat Torah, il réapparaît aux yeux des ‘hassidim dans sa synagogue.
Un héritage vivant qui traverse le temps
Le 12 juin 1994 (3 Tamouz 5754), le Rabbi quitte ce monde. Que ce soit en priant dans sa maison d’étude du 770, ou au Ohel — tombe du Rabbi et de son beau-père —, visitée par des centaines, voire parfois des milliers de personnes chaque jour, énormément de Juifs et de non-Juifs de par le monde déclarent continuer de recevoir miraculeusement conseils et bénédictions de sa part.
Son enseignement, son réseau mondial de Chlou’him, ses institutions d’étude et de rayonnement de la Torah continuent, plus de trente ans après sa disparition, de transformer des vies et d’illuminer des horizons que lui-même avait, avec une lucidité prophétique, entrevus depuis longtemps.

