La raison d'être des vœux - Likoutei Sihot - Volume 4 - Parachat Matot - Paragraphes 1-9
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Matot Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 4
1. La Michna 13 du traité Avot, chapitre 3, dit : “ Les vœux sont une barrière permettant le retrait ”. En effet, un homme s’interdit, de la sorte, ce qui est, par nature, permis et il décide de s’en retirer. En adoptant cette attitude, il met en pratique le principe selon lequel “ tu te sanctifieras en ce qui t’est permis ”.
Certes, le Yerouchalmi, Nedarim, chapitre 9, paragraphe 1, dit : “ Suffis-toi de ce que la Torah t’a interdit ”. Néanmoins, il en est ainsi uniquement pour celui qui a adopté comme règle de comportement le verset (Kohélet 7, 29) : “ D.ieu fit l’homme droit ”. Celui qui a toujours eu l’attitude qui convient n’a nul besoin de se couper de ce qui est permis. Bien plus, il n’a pas le droit de le faire, comme le précise le Yerouchalmi, à la fin du traité Kiddouchin.
En effet, un homme a l’obligation de se consacrer à l’élévation de tout ce qui est plus bas que lui, minéraux, végétaux, animaux. A l’opposé, ceux qui “ établissent de nombreux calculs ” (Kohélet 7, 29) afin de trouver leur plaisir dans les attraits matériels, qui ne sont pas soumis à D.ieu, n’apporteront nullement l’élévation à cette matière. Bien au contraire, leur envie et leur désir d’un aliment, par exemple, causera leur propre chute et celle de cet aliment. En pareil cas, il faut avoir recours aux vœux et au retrait, comme l’explique le Likouteï Torah, Matot, page 84b.
C’est ainsi que l’on peut justifier toutes les barrières et toutes les précautions qui ont été introduites par nos Sages, en particulier à l’époque du second Temple. En effet, la Divinité éclairait à l’évidence, à l’époque du premier Temple. Puis, pendant les soixante dix ans qui suivirent sa destruction, cette révélation fut conservée, de manière identique, dans différents domaines.
Ce fut le cas, en particulier, pour la prophétie, que Barou’h Ben Nerya reçut de Yermyahou, à Babel, douze ans après la destruction du Temple, comme le dit le Yo’hassin. A l’opposé, il n’y eut pas de prophétie dans le second Temple, comme le précise Rachi, au traité Yoma 21b. Dès la quatrième année du règne de Darius, les prophètes perdirent l’inspiration divine, selon le Boné Yerouchalaïm et le Ets ‘Haïm, porte de la réduction de la lune, chapitre 2.
C’est donc la révélation de la lumière de la Sainteté qui fut réduite, à l’époque du second Temple, comme le constate le traité Yoma 21b. Dès lors, l’obscurité inhérente aux forces du mal se renforça. Nos Sages disent, en effet, au traité Meguila 6b, que “ Tsour se bâtit uniquement de la destruction de Jérusalem ”. C’est alors qu’on instaura des barrières et des précautions, selon le Likouteï Torah, commentaires de Roch Hachana, page 57c, afin de pouvoir affronter la grande obscurité des forces du mal.
Puis, d’une génération à l’autre, alors que l’obscurité est croissante, des attitudes plus rigoristes, des barrières, des précautions supplémentaires, ont été ajoutées.
Tout comme il existe des différences entre les générations, dans leur globalité, on distingue aussi, au sein de chacune, différentes époques. Certaines conservent la révélation de la Divinité. Pendant celles-ci, il n’y a pas lieu de craindre les préoccupations matérielles, car le monde ne voile pas la Divinité, bien plus, il en révèle la Présence, ainsi qu’il est dit (Ichaya 40, 26) : “ Voyez Qui a créé tout cela ”.
A l’opposé, il existe des époques d’obscurité, où l’on ne voit plus le Divin. Dès lors, barrières et précautions deviennent nécessaires. Car, il faut se maîtriser et se séparer de nombreuses activités matérielles, y compris celles qui sont permises, car de telles actions peuvent écarter du droit chemin et provoquer la chute.
2. Les barrières et les précautions, moyens de lutter contre les forces du mal lorsque celles-ci accroissent leur puissance, ont un double effet :
A) D’une part, une attitude de retrait et un comportement plus rigoriste réduisent les contacts que l’on peut avoir avec l’obscurité du monde. Ils mettent l’ennemi hors d’état de nuire, le rendent incapable de lutter contre la Sainteté.
B) D’autre part, ces précautions permettent de révéler une Lumière divine plus élevée. Car, elles sont bien un effet de l’amour que D.ieu éprouve pour nous. Ainsi, le père qui aime son fils sera conduit à adopter une attitude sévère, envers lui. Il le surveillera attentivement en lui imposant des barrières et des précautions, comme l’explique le Likouteï Torah, Matot, à la page 85a.
C’est de cette façon que l’on renforce le domaine de la Sainteté, dans le monde.
Or, il en est de même pour ce qui concerne les vœux. De façon générale, le retrait est un comportement positif, permettant, jusqu’à un certain point, de ne pas se fourvoyer et de ne pas s’abaisser, du fait de ces attraits matériels.
Le vœu possède, en outre, une autre qualité. Il met en évidence la Sainteté et, de ce fait, il insuffle à l’homme une force accrue lui permettant de lutter contre le domaine du mal.
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Certes, le Yerouchalmi, Nedarim, chapitre 9, paragraphe 1, dit : “ Suffis-toi de ce que la Torah t’a interdit ”. Néanmoins, il en est ainsi uniquement pour celui qui a adopté comme règle de comportement le verset (Kohélet 7, 29) : “ D.ieu fit l’homme droit ”. Celui qui a toujours eu l’attitude qui convient n’a nul besoin de se couper de ce qui est permis. Bien plus, il n’a pas le droit de le faire, comme le précise le Yerouchalmi, à la fin du traité Kiddouchin.
En effet, un homme a l’obligation de se consacrer à l’élévation de tout ce qui est plus bas que lui, minéraux, végétaux, animaux. A l’opposé, ceux qui “ établissent de nombreux calculs ” (Kohélet 7, 29) afin de trouver leur plaisir dans les attraits matériels, qui ne sont pas soumis à D.ieu, n’apporteront nullement l’élévation à cette matière. Bien au contraire, leur envie et leur désir d’un aliment, par exemple, causera leur propre chute et celle de cet aliment. En pareil cas, il faut avoir recours aux vœux et au retrait, comme l’explique le Likouteï Torah, Matot, page 84b.
C’est ainsi que l’on peut justifier toutes les barrières et toutes les précautions qui ont été introduites par nos Sages, en particulier à l’époque du second Temple. En effet, la Divinité éclairait à l’évidence, à l’époque du premier Temple. Puis, pendant les soixante dix ans qui suivirent sa destruction, cette révélation fut conservée, de manière identique, dans différents domaines.
Ce fut le cas, en particulier, pour la prophétie, que Barou’h Ben Nerya reçut de Yermyahou, à Babel, douze ans après la destruction du Temple, comme le dit le Yo’hassin. A l’opposé, il n’y eut pas de prophétie dans le second Temple, comme le précise Rachi, au traité Yoma 21b. Dès la quatrième année du règne de Darius, les prophètes perdirent l’inspiration divine, selon le Boné Yerouchalaïm et le Ets ‘Haïm, porte de la réduction de la lune, chapitre 2.
C’est donc la révélation de la lumière de la Sainteté qui fut réduite, à l’époque du second Temple, comme le constate le traité Yoma 21b. Dès lors, l’obscurité inhérente aux forces du mal se renforça. Nos Sages disent, en effet, au traité Meguila 6b, que “ Tsour se bâtit uniquement de la destruction de Jérusalem ”. C’est alors qu’on instaura des barrières et des précautions, selon le Likouteï Torah, commentaires de Roch Hachana, page 57c, afin de pouvoir affronter la grande obscurité des forces du mal.
Puis, d’une génération à l’autre, alors que l’obscurité est croissante, des attitudes plus rigoristes, des barrières, des précautions supplémentaires, ont été ajoutées.
Tout comme il existe des différences entre les générations, dans leur globalité, on distingue aussi, au sein de chacune, différentes époques. Certaines conservent la révélation de la Divinité. Pendant celles-ci, il n’y a pas lieu de craindre les préoccupations matérielles, car le monde ne voile pas la Divinité, bien plus, il en révèle la Présence, ainsi qu’il est dit (Ichaya 40, 26) : “ Voyez Qui a créé tout cela ”.
A l’opposé, il existe des époques d’obscurité, où l’on ne voit plus le Divin. Dès lors, barrières et précautions deviennent nécessaires. Car, il faut se maîtriser et se séparer de nombreuses activités matérielles, y compris celles qui sont permises, car de telles actions peuvent écarter du droit chemin et provoquer la chute.
2. Les barrières et les précautions, moyens de lutter contre les forces du mal lorsque celles-ci accroissent leur puissance, ont un double effet :
A) D’une part, une attitude de retrait et un comportement plus rigoriste réduisent les contacts que l’on peut avoir avec l’obscurité du monde. Ils mettent l’ennemi hors d’état de nuire, le rendent incapable de lutter contre la Sainteté.
B) D’autre part, ces précautions permettent de révéler une Lumière divine plus élevée. Car, elles sont bien un effet de l’amour que D.ieu éprouve pour nous. Ainsi, le père qui aime son fils sera conduit à adopter une attitude sévère, envers lui. Il le surveillera attentivement en lui imposant des barrières et des précautions, comme l’explique le Likouteï Torah, Matot, à la page 85a.
C’est de cette façon que l’on renforce le domaine de la Sainteté, dans le monde.
Or, il en est de même pour ce qui concerne les vœux. De façon générale, le retrait est un comportement positif, permettant, jusqu’à un certain point, de ne pas se fourvoyer et de ne pas s’abaisser, du fait de ces attraits matériels.
Le vœu possède, en outre, une autre qualité. Il met en évidence la Sainteté et, de ce fait, il insuffle à l’homme une force accrue lui permettant de lutter contre le domaine du mal.
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