Tsédaka et justice - Likoutei sihot - Volume 2 - Ki tavo - Paragraphes 9-10
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Ki Tavo Série : Ki tavoSérie : Likoutei sihot
9. Nous disons, dans les Seli’hot: “ Tu possèdes la Tsédaka, alors que notre visage est couvert d’opprobre ”. D.ieu agit avec droiture, ainsi qu’il est dit: “ D.ieu est juste, en toutes Ses voies ”, alors que nous nous emplissons de honte en pensant à tous les mauvais comportements que nous avons eus pendant l’année.
Or, si l’on comprend l’expression “ Tu possèdes la Tsédaka ” dans le sens de la justice de D.ieu, pourquoi ne pas dire, tout simplement, “ Tu possèdes la justice ”? Pourquoi au lieu de Tsédek, justice, parler de la Tsédaka, qui est également ce que l’on donne au pauvre?
La différence que l’on peut faire entre la justice et la Tsédaka est la suivante. La justice suppose que l’on donne à l’homme ce qu’il mérite, alors que la Tsédaka est un don gratuit, qui n’est pas un dû, pas mettre à titre de cadeau. Il est dit, en effet, que “ nul n’offre un cadeau si cela ne lui fait pas plaisir ”. De ce point de vue, la Tsédaka est véritablement gratuite.
C’est ainsi qu’il faut comprendre l’expression “ Tu possèdes la Tsédaka ” au sens de justice et de Tsédaka à la fois. D.ieu est juste en tout ce qu’Il accomplit et “ notre visage est couvert d’opprobre ”, de sorte que, de par la justice, à proprement parler, nous n’avons rien à attendre. En revanche, nous pouvons demander de la Tsédaka et nous disons, précisément, dans les Seli’hot: “ Nous ne sommes pas en mesure de formuler une demande devant Toi. Nous ne pouvons que solliciter une Tsédaka de Ta part ”.
10. De fait, nous aurions pu demander à D.ieu ce qui nous revient, car “ tous les enfants d’Israël sont des fils de Roi ”. Or, un prince n’a pas l’habitude de travailler, d’abord du fait de sa condition, puisqu’il est le fils du roi. Chaque acte, même le plus banal, reçoit, chez lui, une valeur particulière, un caractère de difficulté et justifie une immense récompense.
Néanmoins, s’il en était ainsi, ce que nous aurions obtenu aurait émané d’un niveau peu élevé, d’une Lumière céleste qui est en rapport avec l’enchaînement des mondes, lequel est sensible aux actions des créatures et donc limité. Ce que nous souhaitons recevoir est bien plus haut que cela.
L’Admour Hazaken dit: “ Qui est avec moi dans le ciel? Je ne veux pas ce qui est avec Toi’. Je n’accepterai rien. Je ne veux pas de Ton Gan Eden. Je ne veux pas de Ton monde futur. Je ne veux que Toi-même ”.
Certes, il s’agit là d’un niveau particulièrement élevé. Néanmoins, nous sommes les disciples de l’Admour Hazaken, attachés à lui et suivant sa voie. Nous résidons, à tout le moins, en un endroit dont il est le maître. Nous avons donc le devoir et le mérite d’adopter le comportement qu’il prônait, au moins pour ce qui concerne l’action concrète.
Ceci implique, en particulier, de dire: “ Qui est avec moi dans le ciel? ”, c’est-à-dire, de manière concrète, de se libérer des limites de sa propre personne, de toutes ses entraves et de mettre intégralement en pratique la Volonté de D.ieu. En effet, Il ne connaît pas la limite et la bénédiction qu’Il accorde est donc également infinie, ne subissant aucune restriction.
C’est la raison pour laquelle nous disons: “ Nous ne pouvons que solliciter une Tsédaka de Ta part ”. Non que nous ne soyons en droit de formuler une requête, mais bien par refus de tout stade intermédiaire, parce que “ je veux contempler Ta face, Eternel ”.
Le moyen d’accéder à l’Essence de D.ieu, de percevoir “ Ta face, Eternel ”, n’est pas d’essayer d’argumenter en ce sens. En effet, il est dit: “ Si tu agis bien, que M’apportes-tu? ”. Il faut, pour obtenir un tel résultat, avoir conscience que “ notre visage est couvert d’opprobre ”, être humble et ne pas marquer fortement sa personnalité. De la sorte, on peut révéler l’Essence de D.ieu et recevoir Son influence, émanant d’un stade aussi élevé, celle-ci est nécessairement définie comme une Tsédaka.
Certes, il est un niveau que les actes des créatures ne permettent pas de révéler. Néanmoins, D.ieu accorde aux Juifs les forces nécessaires pour mettre en pratique l’Injonction: “ Tu rechercheras là-bas et tu trouveras ”, pour exiger qu’on leur donne de la Tsédaka. Et, il est certain qu’ils l’obtiendront. C’est pour cela qu’ils portent des vêtements blancs, à Roch Hachana.
Chacun a, en effet, la certitude que D.ieu exaucera positivement les souhaits de son cœur, lui accordera enfants, santé et prospérité matérielle, une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.
Or, si l’on comprend l’expression “ Tu possèdes la Tsédaka ” dans le sens de la justice de D.ieu, pourquoi ne pas dire, tout simplement, “ Tu possèdes la justice ”? Pourquoi au lieu de Tsédek, justice, parler de la Tsédaka, qui est également ce que l’on donne au pauvre?
La différence que l’on peut faire entre la justice et la Tsédaka est la suivante. La justice suppose que l’on donne à l’homme ce qu’il mérite, alors que la Tsédaka est un don gratuit, qui n’est pas un dû, pas mettre à titre de cadeau. Il est dit, en effet, que “ nul n’offre un cadeau si cela ne lui fait pas plaisir ”. De ce point de vue, la Tsédaka est véritablement gratuite.
C’est ainsi qu’il faut comprendre l’expression “ Tu possèdes la Tsédaka ” au sens de justice et de Tsédaka à la fois. D.ieu est juste en tout ce qu’Il accomplit et “ notre visage est couvert d’opprobre ”, de sorte que, de par la justice, à proprement parler, nous n’avons rien à attendre. En revanche, nous pouvons demander de la Tsédaka et nous disons, précisément, dans les Seli’hot: “ Nous ne sommes pas en mesure de formuler une demande devant Toi. Nous ne pouvons que solliciter une Tsédaka de Ta part ”.
10. De fait, nous aurions pu demander à D.ieu ce qui nous revient, car “ tous les enfants d’Israël sont des fils de Roi ”. Or, un prince n’a pas l’habitude de travailler, d’abord du fait de sa condition, puisqu’il est le fils du roi. Chaque acte, même le plus banal, reçoit, chez lui, une valeur particulière, un caractère de difficulté et justifie une immense récompense.
Néanmoins, s’il en était ainsi, ce que nous aurions obtenu aurait émané d’un niveau peu élevé, d’une Lumière céleste qui est en rapport avec l’enchaînement des mondes, lequel est sensible aux actions des créatures et donc limité. Ce que nous souhaitons recevoir est bien plus haut que cela.
L’Admour Hazaken dit: “ Qui est avec moi dans le ciel? Je ne veux pas ce qui est avec Toi’. Je n’accepterai rien. Je ne veux pas de Ton Gan Eden. Je ne veux pas de Ton monde futur. Je ne veux que Toi-même ”.
Certes, il s’agit là d’un niveau particulièrement élevé. Néanmoins, nous sommes les disciples de l’Admour Hazaken, attachés à lui et suivant sa voie. Nous résidons, à tout le moins, en un endroit dont il est le maître. Nous avons donc le devoir et le mérite d’adopter le comportement qu’il prônait, au moins pour ce qui concerne l’action concrète.
Ceci implique, en particulier, de dire: “ Qui est avec moi dans le ciel? ”, c’est-à-dire, de manière concrète, de se libérer des limites de sa propre personne, de toutes ses entraves et de mettre intégralement en pratique la Volonté de D.ieu. En effet, Il ne connaît pas la limite et la bénédiction qu’Il accorde est donc également infinie, ne subissant aucune restriction.
C’est la raison pour laquelle nous disons: “ Nous ne pouvons que solliciter une Tsédaka de Ta part ”. Non que nous ne soyons en droit de formuler une requête, mais bien par refus de tout stade intermédiaire, parce que “ je veux contempler Ta face, Eternel ”.
Le moyen d’accéder à l’Essence de D.ieu, de percevoir “ Ta face, Eternel ”, n’est pas d’essayer d’argumenter en ce sens. En effet, il est dit: “ Si tu agis bien, que M’apportes-tu? ”. Il faut, pour obtenir un tel résultat, avoir conscience que “ notre visage est couvert d’opprobre ”, être humble et ne pas marquer fortement sa personnalité. De la sorte, on peut révéler l’Essence de D.ieu et recevoir Son influence, émanant d’un stade aussi élevé, celle-ci est nécessairement définie comme une Tsédaka.
Certes, il est un niveau que les actes des créatures ne permettent pas de révéler. Néanmoins, D.ieu accorde aux Juifs les forces nécessaires pour mettre en pratique l’Injonction: “ Tu rechercheras là-bas et tu trouveras ”, pour exiger qu’on leur donne de la Tsédaka. Et, il est certain qu’ils l’obtiendront. C’est pour cela qu’ils portent des vêtements blancs, à Roch Hachana.
Chacun a, en effet, la certitude que D.ieu exaucera positivement les souhaits de son cœur, lui accordera enfants, santé et prospérité matérielle, une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.