Une vraie éducation juive ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Lè'h le'ha - Paragraphe 6 -14
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Lekh Lekha Série : Lèh le'haSérie : Likoutei sihot
6.A maintes reprises, mon beau-père, le Rabbi a souligné à quel point un Juif est lié à la Torah. Or, celle-ci est partagée en Sidrot et l’on peut en conclure que le contenu d’une Sidra enseigne de quelle manière il convient d’aborder les événements de la semaine pendant laquelle celle-ci est lue.
7. La Sidra que nous lisons cette semaine fait le récit de la naissance d’Ichmaël et d’Its’hak.
De façon générale, les homme émettent le voeu que leurs enfants connaissent la réussite. Notre Sidra raconte que D.ieu donna deux fils à Avraham, Ichmaël d’abord, puis Its’hak.
Lorsque D.ieu annonça à Avraham la naissance d’Its’hak, Ichmaël était déjà né. Notre père Avraham dit alors à D.ieu: «Puisse, néanmoins, Ichmaël vivre devant Toi». En d’autres termes, il aurait pu accepter que Its’hak ne naisse pas, pourvu que Ichmaël vive «devant Toi», c’est-à-dire qu’il adopte un bon comportement et suive les voies de D.ieu.
Mais, le Saint béni soit-Il lui répondit: «Pas du tout, Its’hak doit naître et lui seul te procurera une satisfaction véritable. Toutefois, tu demandes que Ichmaël vive devant Moi et, à ce propos, Je t’ai entendu. Tu concevras donc, de lui également, du plaisir. Mais, tu ne devras pas te contenter de cela et c’est Its’hak qui sera, à proprement parler, considéré comme ta descendance».
8. Notre père Avraham avait alors quatre vingt dix neuf ans. Pendant des décennies, il avait servi D.ieu et surmonté de multiples épreuves. Il savait donc pertinemment ce qu’était la satisfaction que l’on peut concevoir de ses enfants. Demandant que «puisse Ichmaël vivre devant Toi», il exprimait, en fait, le voeu qu’il suive la voie qu’il avait tracée pour lui, jusqu’à lui procurer un plaisir véritable. Mais, D.ieu lui répondit qu’il n’aurait de satisfaction véritable que d’Its’hak.
Le Midrach raconte que Haggar, la mère d’Ichmaël, était très pieuse, au point que son service de D.ieu soit comparable à celui qui était effectué dans le Temple. C’est pour cela qu’elle fut surnommée Ketoura (nom qui évoque le sacrifice des encens, Ketoret).
Nos Sages soulignent également l’abnégation de Haggar, qui était la fille du Pharaon, roi de l’Egypte, l’un des pays les plus puissants, à l’époque. Malgré cela, elle fit le choix d’abandonner le palais royal pour devenir la servante de Sarah, afin de vivre dans la maison d’Avraham.
On peut en conclure qu’elle éduqua son fils, Ichmaël, dans le même état d’esprit.
Nous pouvons donc comprendre pourquoi Avraham était prêt à se contenter d’Ichmaël comme fils unique, souhaitant concevoir de lui beaucoup de plaisir. Néanmoins, cette conclusion soulève une difficulté. Pour quelle raison D.ieu insista-t-Il pour que sa descendance soit précisément Its’hak?
9. Ichmaël était très différent d’Its’hak. Sa naissance avait été naturelle, sans recours au miracle, comme ce fut le cas pour Its’hak. Selon les lois de la nature, il était impossible que Avraham et Sarah puissent enfanter, à leur âge. Nul ne voulait croire à une telle naissance. Notre père Avraham lui-même ne pensait pas mériter que D.ieu accomplisse pour lui un si grand miracle.
Ichmaël et Its’hak se distinguaient également par la manière dont ils furent circoncis et pratiquèrent cette Mitsva particulière, qui constituait, avant le don de la Torah, le seul lien entre les hommes et D.ieu.
Ichmaël fut circoncis à treize ans, âge de la maturité intellectuelle, à partir duquel on est astreint à la pratique des Mitsvot, car on devient responsable de ses actes. Il accepta donc, en conscience, de pratiquer cette circoncision et, par cet acte, de se lier à D.ieu.
Its’hak, en revanche, fut circoncis à huit jours et il fut donc impossible de recueillir son assentiment. De la sorte, il fut attaché à D.ieu dès son plus jeune âge. Bien plus, le lien ainsi créé fut immuable et indélébile. Cette circoncision réalisa, selon l’expression du verset, «un lien éternel».
10. Nous venons de définir deux différences entre Ichmaël et Its’hak. D’une part, la naissance de ce dernier fut surnaturelle et miraculeuse, alors que celle de Ichmaël fut conforme aux voies de la nature. D’autre part, le lien d’Its’hak avec la Divinité transcenda la raison, alors que celui d’Ichmaël fut délibérément accepté. Ceci nous permettra de comprendre pourquoi seul Its’hak pouvait procurer un plaisir véritable à Avraham.
Un enfant grandit et se développe sous l’autorité de ses parents. Il est alors protégé du moindre danger, incité à adopter une juste analyse, lui permettant de s’attacher à D.ieu. Telle est la voie d’Ichmaël, qui reçut son éducation dans la maison d’Avraham. Cette éducation lui apporta une vision judicieuse des choses et il comprit, par sa logique, la nécessité de s’attacher à D.ieu.
Néanmoins, une telle manière de procéder n’apporte aucune certitude, dès lors que l’engagement juif est uniquement basé sur une approche intellectuelle, raisonnée. Nul ne peut prédire comment l’on vivrait un événement modifiant les conditions de l’existence.
7. La Sidra que nous lisons cette semaine fait le récit de la naissance d’Ichmaël et d’Its’hak.
De façon générale, les homme émettent le voeu que leurs enfants connaissent la réussite. Notre Sidra raconte que D.ieu donna deux fils à Avraham, Ichmaël d’abord, puis Its’hak.
Lorsque D.ieu annonça à Avraham la naissance d’Its’hak, Ichmaël était déjà né. Notre père Avraham dit alors à D.ieu: «Puisse, néanmoins, Ichmaël vivre devant Toi». En d’autres termes, il aurait pu accepter que Its’hak ne naisse pas, pourvu que Ichmaël vive «devant Toi», c’est-à-dire qu’il adopte un bon comportement et suive les voies de D.ieu.
Mais, le Saint béni soit-Il lui répondit: «Pas du tout, Its’hak doit naître et lui seul te procurera une satisfaction véritable. Toutefois, tu demandes que Ichmaël vive devant Moi et, à ce propos, Je t’ai entendu. Tu concevras donc, de lui également, du plaisir. Mais, tu ne devras pas te contenter de cela et c’est Its’hak qui sera, à proprement parler, considéré comme ta descendance».
8. Notre père Avraham avait alors quatre vingt dix neuf ans. Pendant des décennies, il avait servi D.ieu et surmonté de multiples épreuves. Il savait donc pertinemment ce qu’était la satisfaction que l’on peut concevoir de ses enfants. Demandant que «puisse Ichmaël vivre devant Toi», il exprimait, en fait, le voeu qu’il suive la voie qu’il avait tracée pour lui, jusqu’à lui procurer un plaisir véritable. Mais, D.ieu lui répondit qu’il n’aurait de satisfaction véritable que d’Its’hak.
Le Midrach raconte que Haggar, la mère d’Ichmaël, était très pieuse, au point que son service de D.ieu soit comparable à celui qui était effectué dans le Temple. C’est pour cela qu’elle fut surnommée Ketoura (nom qui évoque le sacrifice des encens, Ketoret).
Nos Sages soulignent également l’abnégation de Haggar, qui était la fille du Pharaon, roi de l’Egypte, l’un des pays les plus puissants, à l’époque. Malgré cela, elle fit le choix d’abandonner le palais royal pour devenir la servante de Sarah, afin de vivre dans la maison d’Avraham.
On peut en conclure qu’elle éduqua son fils, Ichmaël, dans le même état d’esprit.
Nous pouvons donc comprendre pourquoi Avraham était prêt à se contenter d’Ichmaël comme fils unique, souhaitant concevoir de lui beaucoup de plaisir. Néanmoins, cette conclusion soulève une difficulté. Pour quelle raison D.ieu insista-t-Il pour que sa descendance soit précisément Its’hak?
9. Ichmaël était très différent d’Its’hak. Sa naissance avait été naturelle, sans recours au miracle, comme ce fut le cas pour Its’hak. Selon les lois de la nature, il était impossible que Avraham et Sarah puissent enfanter, à leur âge. Nul ne voulait croire à une telle naissance. Notre père Avraham lui-même ne pensait pas mériter que D.ieu accomplisse pour lui un si grand miracle.
Ichmaël et Its’hak se distinguaient également par la manière dont ils furent circoncis et pratiquèrent cette Mitsva particulière, qui constituait, avant le don de la Torah, le seul lien entre les hommes et D.ieu.
Ichmaël fut circoncis à treize ans, âge de la maturité intellectuelle, à partir duquel on est astreint à la pratique des Mitsvot, car on devient responsable de ses actes. Il accepta donc, en conscience, de pratiquer cette circoncision et, par cet acte, de se lier à D.ieu.
Its’hak, en revanche, fut circoncis à huit jours et il fut donc impossible de recueillir son assentiment. De la sorte, il fut attaché à D.ieu dès son plus jeune âge. Bien plus, le lien ainsi créé fut immuable et indélébile. Cette circoncision réalisa, selon l’expression du verset, «un lien éternel».
10. Nous venons de définir deux différences entre Ichmaël et Its’hak. D’une part, la naissance de ce dernier fut surnaturelle et miraculeuse, alors que celle de Ichmaël fut conforme aux voies de la nature. D’autre part, le lien d’Its’hak avec la Divinité transcenda la raison, alors que celui d’Ichmaël fut délibérément accepté. Ceci nous permettra de comprendre pourquoi seul Its’hak pouvait procurer un plaisir véritable à Avraham.
Un enfant grandit et se développe sous l’autorité de ses parents. Il est alors protégé du moindre danger, incité à adopter une juste analyse, lui permettant de s’attacher à D.ieu. Telle est la voie d’Ichmaël, qui reçut son éducation dans la maison d’Avraham. Cette éducation lui apporta une vision judicieuse des choses et il comprit, par sa logique, la nécessité de s’attacher à D.ieu.
Néanmoins, une telle manière de procéder n’apporte aucune certitude, dès lors que l’engagement juif est uniquement basé sur une approche intellectuelle, raisonnée. Nul ne peut prédire comment l’on vivrait un événement modifiant les conditions de l’existence.