Les offrandes du sanctuaire - Likoutei sihot Volume 3 - Vayakhel Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayakhel Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
. La Parchat Vayakhel relate de quelle manière tous les enfants d’Israël apportèrent des offrandes pour l’édification du Sanctuaire. Hommes, femmes et enfants, même les plus petits, le firent, comme le soulignent les Avot de Rabbi Nathan, au début du chapitre 11 et comme l’explique le Or Ha ‘Haïm, au début de la Parchat Vayakhel. De fait, ce qu’ils offrirent dépassa les besoins.
Ainsi, lorsqu’il s’agissait de donner le demi Chekel, des restrictions furent imposées, sur le montant, tout d’abord, qui devait être précisément celui qui avait été fixé, ainsi qu’il est dit : “ Le riche ne donnera pas plus, le pauvre ne donnera pas moins ” et également sur ceux qui l’apportaient, puisque les femmes en étaient dispensées. En effet, ce demi Chekel, destiné à acquérir les socles du Tabernacle, était donné uniquement par les hommes “ à partir de l’âge de vingt ans ”, conformément aux versets Chemot 30, 14 et 38, 25-26.
Par la suite, le demi Chekel fut consacré au financement des sacrifices. Là encore, seuls les adultes l’offraient et il en est de même pour celui que nous donnons, à l’heure actuelle. Du reste, même s’il est offert pour le compte d’un enfant, il reste bien le don d’un adulte et non celui de cet enfant, comme le précisent le traité Chekalim, chapitre 1, Michna 3 et le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 694.
Il n’en fut pas de même, en revanche, pour les offrandes du Sanctuaire. A celles-ci n’étaient fixées aucune limite. Elles n’avaient pas un contenu ou un montant précis. Chacun put donner ce qu’il désirait, sans que rien ne lui soit imposé. C’est, du reste, pour cela que l’on apporta plus que ce qui était nécessaire, comme la Torah en porte témoignage : “ Et, il en resta ”.
De même, quiconque le désirait pouvait apporter sa contribution, les grands et les petits, les hommes mais aussi les femmes. Bien plus, il est dit que : “ les hommes vinrent avec les femmes ” et la Torah souligne ainsi que ces dernières prirent l’initiative, en la matière, qu’elles furent les premières à offrir leur participation, comme le précise le Ramban, commentant le verset Vayakhel 35, 22.
En outre, le verset (Chemot 35, 26) dit que “ les femmes tissèrent la laine des chèvres ”, ce qui veut dire qu’elles le firent à même les chèvres, avant même de couper cette laine, comme l’explique le traité Chabbat 74b, cité par Rachi dans son commentaire de la Torah. Par la suite, cette laine fut offerte au Sanctuaire, de sorte que les offrandes des femmes furent également d’origine animale.
2. La raison profonde pour laquelle tous, sans restriction, purent prendre part aux offrandes du Sanctuaire est la suivante.
L’édification du Sanctuaire avait pour but de racheter la faute du veau d’or, comme l’explique le Chneï Lou’hot Ha Berit, partie Loi Ecrite, Parchat Vayakhel Pekoudeï, page 334b. Or, cette faute avait une portée générale et elle toucha tout le peuple d’Israël, y compris les plus jeunes enfants et même la tribu de Lévi, qui ne la commit pas. Moché notre maître, lui-même, en fut affecté, comme en atteste le traité Bera’hot 34a, alors qu’il se trouvait encore sur le mont Sinaï, quand elle fut commise et n’avait donc même pas la possibilité de lui marquer son opposition.
De façon générale, les enfants ne sont pas punis pour les fautes qui sont commises. Il est, néanmoins, une exception à ce principe, celle de l’idolâtrie. Ainsi, lorsqu’une ville entière est convaincue d’idolâtrie, tous ses habitants sont punis, y compris les jeunes enfants, comme le disent le Rambam, lois de l’idolâtrie, chapitre 4, paragraphe 6 et le Min’hat ‘Hinou’h, à la Mitsva n°464.
La faute du veau d’or concerna tous les Juifs et il devait donc en être de même pour la manière de le racheter. C’est pour cela que les enfants apportèrent des offrandes, dans le Sanctuaire. Et, il en fut de même également à Pourim, lorsque “ ils se prosternèrent devant l’idole ”. A l’époque, Haman décida d’exterminer “ les jeunes et les vieux, les femmes et les enfants ”.
On peut, toutefois, s’interroger sur ce qui vient d’être dit, car le demi Chekel était également un moyen de racheter la faute du veau d’or, selon le traité Chekalim, chapitre 3, paragraphe 3 et le Midrach Tan’houma, Tissa, chapitre 10. Pourquoi donc fut-il donné uniquement par les hommes de plus de vingt ans et non par tous les Juifs ?
Il faut en conclure que le rachat de la faute du veau d’or fut bien effectué en deux phases. La première fut assumée uniquement par les hommes adultes, alors que la seconde fut le fait de tous les Juifs.
3. L’idolâtrie n’est pas un rejet total de la Divinité, ce qu’à D.ieu ne plaise, comme le souligne le Rambam, au début de ses lois de l’idolâtrie. Elle est, en fait, la croyance selon laquelle il existe des forces qui ne tirent pas leur existence de D.ieu. D’une manière plus fine, l’idolâtrie est non seulement le service de telles forces, mais également le fait d’envisager une autre existence que celle de D.ieu.
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Ainsi, lorsqu’il s’agissait de donner le demi Chekel, des restrictions furent imposées, sur le montant, tout d’abord, qui devait être précisément celui qui avait été fixé, ainsi qu’il est dit : “ Le riche ne donnera pas plus, le pauvre ne donnera pas moins ” et également sur ceux qui l’apportaient, puisque les femmes en étaient dispensées. En effet, ce demi Chekel, destiné à acquérir les socles du Tabernacle, était donné uniquement par les hommes “ à partir de l’âge de vingt ans ”, conformément aux versets Chemot 30, 14 et 38, 25-26.
Par la suite, le demi Chekel fut consacré au financement des sacrifices. Là encore, seuls les adultes l’offraient et il en est de même pour celui que nous donnons, à l’heure actuelle. Du reste, même s’il est offert pour le compte d’un enfant, il reste bien le don d’un adulte et non celui de cet enfant, comme le précisent le traité Chekalim, chapitre 1, Michna 3 et le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 694.
Il n’en fut pas de même, en revanche, pour les offrandes du Sanctuaire. A celles-ci n’étaient fixées aucune limite. Elles n’avaient pas un contenu ou un montant précis. Chacun put donner ce qu’il désirait, sans que rien ne lui soit imposé. C’est, du reste, pour cela que l’on apporta plus que ce qui était nécessaire, comme la Torah en porte témoignage : “ Et, il en resta ”.
De même, quiconque le désirait pouvait apporter sa contribution, les grands et les petits, les hommes mais aussi les femmes. Bien plus, il est dit que : “ les hommes vinrent avec les femmes ” et la Torah souligne ainsi que ces dernières prirent l’initiative, en la matière, qu’elles furent les premières à offrir leur participation, comme le précise le Ramban, commentant le verset Vayakhel 35, 22.
En outre, le verset (Chemot 35, 26) dit que “ les femmes tissèrent la laine des chèvres ”, ce qui veut dire qu’elles le firent à même les chèvres, avant même de couper cette laine, comme l’explique le traité Chabbat 74b, cité par Rachi dans son commentaire de la Torah. Par la suite, cette laine fut offerte au Sanctuaire, de sorte que les offrandes des femmes furent également d’origine animale.
2. La raison profonde pour laquelle tous, sans restriction, purent prendre part aux offrandes du Sanctuaire est la suivante.
L’édification du Sanctuaire avait pour but de racheter la faute du veau d’or, comme l’explique le Chneï Lou’hot Ha Berit, partie Loi Ecrite, Parchat Vayakhel Pekoudeï, page 334b. Or, cette faute avait une portée générale et elle toucha tout le peuple d’Israël, y compris les plus jeunes enfants et même la tribu de Lévi, qui ne la commit pas. Moché notre maître, lui-même, en fut affecté, comme en atteste le traité Bera’hot 34a, alors qu’il se trouvait encore sur le mont Sinaï, quand elle fut commise et n’avait donc même pas la possibilité de lui marquer son opposition.
De façon générale, les enfants ne sont pas punis pour les fautes qui sont commises. Il est, néanmoins, une exception à ce principe, celle de l’idolâtrie. Ainsi, lorsqu’une ville entière est convaincue d’idolâtrie, tous ses habitants sont punis, y compris les jeunes enfants, comme le disent le Rambam, lois de l’idolâtrie, chapitre 4, paragraphe 6 et le Min’hat ‘Hinou’h, à la Mitsva n°464.
La faute du veau d’or concerna tous les Juifs et il devait donc en être de même pour la manière de le racheter. C’est pour cela que les enfants apportèrent des offrandes, dans le Sanctuaire. Et, il en fut de même également à Pourim, lorsque “ ils se prosternèrent devant l’idole ”. A l’époque, Haman décida d’exterminer “ les jeunes et les vieux, les femmes et les enfants ”.
On peut, toutefois, s’interroger sur ce qui vient d’être dit, car le demi Chekel était également un moyen de racheter la faute du veau d’or, selon le traité Chekalim, chapitre 3, paragraphe 3 et le Midrach Tan’houma, Tissa, chapitre 10. Pourquoi donc fut-il donné uniquement par les hommes de plus de vingt ans et non par tous les Juifs ?
Il faut en conclure que le rachat de la faute du veau d’or fut bien effectué en deux phases. La première fut assumée uniquement par les hommes adultes, alors que la seconde fut le fait de tous les Juifs.
3. L’idolâtrie n’est pas un rejet total de la Divinité, ce qu’à D.ieu ne plaise, comme le souligne le Rambam, au début de ses lois de l’idolâtrie. Elle est, en fait, la croyance selon laquelle il existe des forces qui ne tirent pas leur existence de D.ieu. D’une manière plus fine, l’idolâtrie est non seulement le service de telles forces, mais également le fait d’envisager une autre existence que celle de D.ieu.
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