Voyager loin grâce aux rêves ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Mikets Paragraphes 1-7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Mikets Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. Au début de la Parchat Mikets, tout comme dans la Paracha précédente, Vayéchev, la Torah raconte des rêves, celui du Pharaon, dans Mikets, ceux de Yossef, de l’échanson et du panetier, dans Vayéchev.
De fait, tous ces rêves furent à l’origine de l’exil d’Egypte, source de tous les exils ultérieurs. Or, tout est effet de la divine Providence et l’on peut en conclure que leur conséquence, en l’occurrence l’exil, est directement liée à la cause première, c’est-à-dire à ces rêves.
2. La relation entre l’exil et le rêve est précisée par différents textes, en particulier par le Torah Or. Le rêve procède de l’illusion et, de ce fait, il peut réunir deux éléments opposés. Il permet de voir «un éléphant traverser le chas d’une aiguille», pour peu que l’on y ait pensé, auparavant.
De même, pendant la période de l’exil, on a l’impression d’aimer D.ieu, alors que l’on est, en réalité, attaché à son propre corps. Or, ces deux sentiments sont bien contradictoires. Aussi pourra-t-on, en pareil cas, comme on le souligne par ailleurs, se consacrer à assouvir ses passions et même transgresser la Volonté de D.ieu.
Néanmoins, conclut le Torah Or, on ne doit pas croire que, dès lors qu’à l’issue de la prière, on est capable d’adopter un comportement contradictoire avec ce que celle-ci a été, on puisse en conclure que cette prière n’a aucune valeur, que la Torah que l’on étudie et les Mitsvot que l’on pratique sont insignifiantes. Ce n’est nullement le cas. En effet, la source du rêve, qui est particulièrement élevée, apporte un éclairage, d’une manière évidente, pendant le temps de l’exil.
3. Il découle de ce qui vient d’être dit un enseignement, de portée morale.
L’âme divine d’un Juif est toujours intègre. La Torah qu’il étudie, les Mitsvot qu’il accomplit sont immuables. A l’opposé, ses actes négatifs sont uniquement éphémères car, au bout du compte, chacun accédera à la Techouva. Il en résulte qu’au moment même où elles sont commises, les fautes n’ont pas d’existence véritable, tout comme un fleuve qui se tarit n’en est pas vraiment un.
C’est pour cette raison que le mal ne peut en aucune façon contrebalancer le bien, ce qu’à D.ieu ne plaise. En effet, il n’est pas durable, alors que le bien reste acquis, en tout état de cause.
De ce point de vue, la période de l’exil présente une qualité que l’on n’avait pas, lorsque le Temple existait. Alors, les forces profondes de l’âme se révélaient pleinement et imposaient donc les limitations qui leur sont inhérentes. C’est la raison pour laquelle celui qui était impur ne pouvait pas pénétrer dans le Temple. Pendant le temps de l’exil, en revanche, les forces qui entourent l’âme éclairent également. Or, celles-ci ne subissent aucune limite, ainsi qu’il est dit : «Il réside avec eux, au sein de leur impureté».
4. Concrètement, voici ce qui découle de ce qui vient d’être dit.
Certains font l’erreur de penser que l’on doit nécessairement procéder de manière méthodique, allant du plus simple vers le plus complexe, que l’on ne peut pas franchir la seconde marche tant que l’on n’a pas passé la première. Une telle conception aurait été juste si l’on agissait toujours de façon ordonnée. Or, «nous sommes comme des rêveurs» et, en conséquence, nous pouvons et nous devons mettre en pratique tout acte du service de D.ieu, dès qu’il se présente, conformément à l’Injonction suivante de nos Sages : «Attrape et mange ce qui peut l’être, attrape et bois ce qui peut l’être».
Certes, nos Sages disent que «l’on ne peut pas commencer à servir D.ieu, avant d’avoir, au préalable, regretté le passé». Malgré cela, l’Admour Hazaken explique, dans le Tanya, qui appartient à l’enseignement profond de la Torah et dans le Choul’han Arou’h, qui en donne l’aspect législatif, qu’un homme à qui s’applique cette définition doit, malgré tout, étudier la Torah et mettre en pratique les Mitsvot. Certes, adoptant cette attitude, il renforcera momentanément le domaine du mal. Néanmoins, nous avons la certitude que nul ne sera repoussé. Et, lorsque cet homme accédera à la Techouva, la Torah et les Mitsvot qu’il a mises en pratique réintégreront le domaine de la Sainteté.
5. Ce qui vient d’être dit concerne non seulement la partie révélée de la Torah, mais aussi son enseignement caché, ses pratiques et ses comportements. En effet, pour reprendre l’enseignement de nos Sages précédemment cité, «attrape et mange ce qui peut l’être» est dit de la partie révélée de la Torah, comparée au pain et «attrape et bois ce qui peut l’être», de son enseignement profond, auquel l’eau fait allusion.
Il y a quelques générations, il était impossible d’aborder la partie ésotérique de la Torah sans passer par de nombreuses étapes préalables. A l’heure actuelle, en revanche, il est «une Mitsva de révéler cette Sagesse», en particulier après que la ‘Hassidout ait été introduite par le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken et leurs successeurs.
De fait, tous ces rêves furent à l’origine de l’exil d’Egypte, source de tous les exils ultérieurs. Or, tout est effet de la divine Providence et l’on peut en conclure que leur conséquence, en l’occurrence l’exil, est directement liée à la cause première, c’est-à-dire à ces rêves.
2. La relation entre l’exil et le rêve est précisée par différents textes, en particulier par le Torah Or. Le rêve procède de l’illusion et, de ce fait, il peut réunir deux éléments opposés. Il permet de voir «un éléphant traverser le chas d’une aiguille», pour peu que l’on y ait pensé, auparavant.
De même, pendant la période de l’exil, on a l’impression d’aimer D.ieu, alors que l’on est, en réalité, attaché à son propre corps. Or, ces deux sentiments sont bien contradictoires. Aussi pourra-t-on, en pareil cas, comme on le souligne par ailleurs, se consacrer à assouvir ses passions et même transgresser la Volonté de D.ieu.
Néanmoins, conclut le Torah Or, on ne doit pas croire que, dès lors qu’à l’issue de la prière, on est capable d’adopter un comportement contradictoire avec ce que celle-ci a été, on puisse en conclure que cette prière n’a aucune valeur, que la Torah que l’on étudie et les Mitsvot que l’on pratique sont insignifiantes. Ce n’est nullement le cas. En effet, la source du rêve, qui est particulièrement élevée, apporte un éclairage, d’une manière évidente, pendant le temps de l’exil.
3. Il découle de ce qui vient d’être dit un enseignement, de portée morale.
L’âme divine d’un Juif est toujours intègre. La Torah qu’il étudie, les Mitsvot qu’il accomplit sont immuables. A l’opposé, ses actes négatifs sont uniquement éphémères car, au bout du compte, chacun accédera à la Techouva. Il en résulte qu’au moment même où elles sont commises, les fautes n’ont pas d’existence véritable, tout comme un fleuve qui se tarit n’en est pas vraiment un.
C’est pour cette raison que le mal ne peut en aucune façon contrebalancer le bien, ce qu’à D.ieu ne plaise. En effet, il n’est pas durable, alors que le bien reste acquis, en tout état de cause.
De ce point de vue, la période de l’exil présente une qualité que l’on n’avait pas, lorsque le Temple existait. Alors, les forces profondes de l’âme se révélaient pleinement et imposaient donc les limitations qui leur sont inhérentes. C’est la raison pour laquelle celui qui était impur ne pouvait pas pénétrer dans le Temple. Pendant le temps de l’exil, en revanche, les forces qui entourent l’âme éclairent également. Or, celles-ci ne subissent aucune limite, ainsi qu’il est dit : «Il réside avec eux, au sein de leur impureté».
4. Concrètement, voici ce qui découle de ce qui vient d’être dit.
Certains font l’erreur de penser que l’on doit nécessairement procéder de manière méthodique, allant du plus simple vers le plus complexe, que l’on ne peut pas franchir la seconde marche tant que l’on n’a pas passé la première. Une telle conception aurait été juste si l’on agissait toujours de façon ordonnée. Or, «nous sommes comme des rêveurs» et, en conséquence, nous pouvons et nous devons mettre en pratique tout acte du service de D.ieu, dès qu’il se présente, conformément à l’Injonction suivante de nos Sages : «Attrape et mange ce qui peut l’être, attrape et bois ce qui peut l’être».
Certes, nos Sages disent que «l’on ne peut pas commencer à servir D.ieu, avant d’avoir, au préalable, regretté le passé». Malgré cela, l’Admour Hazaken explique, dans le Tanya, qui appartient à l’enseignement profond de la Torah et dans le Choul’han Arou’h, qui en donne l’aspect législatif, qu’un homme à qui s’applique cette définition doit, malgré tout, étudier la Torah et mettre en pratique les Mitsvot. Certes, adoptant cette attitude, il renforcera momentanément le domaine du mal. Néanmoins, nous avons la certitude que nul ne sera repoussé. Et, lorsque cet homme accédera à la Techouva, la Torah et les Mitsvot qu’il a mises en pratique réintégreront le domaine de la Sainteté.
5. Ce qui vient d’être dit concerne non seulement la partie révélée de la Torah, mais aussi son enseignement caché, ses pratiques et ses comportements. En effet, pour reprendre l’enseignement de nos Sages précédemment cité, «attrape et mange ce qui peut l’être» est dit de la partie révélée de la Torah, comparée au pain et «attrape et bois ce qui peut l’être», de son enseignement profond, auquel l’eau fait allusion.
Il y a quelques générations, il était impossible d’aborder la partie ésotérique de la Torah sans passer par de nombreuses étapes préalables. A l’heure actuelle, en revanche, il est «une Mitsva de révéler cette Sagesse», en particulier après que la ‘Hassidout ait été introduite par le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken et leurs successeurs.