L'exemple d'Aharon - Likoutei sihot - Volume 2 - Beaalote'ha - Paragraphes 1-6
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Beha'alotekha Série : Béahalot'haSérie : Likoutei sihot
1. Pour “ diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur ”, on ne peut pas se permettre d’attendre que ceux qui se trouvent “ à l’extérieur ” se dirigent vers “ les sources ”. On doit, bien au contraire, se rendre soi-même à l’extérieur et y diffuser ces sources.
Aharon, le grand Prêtre, fut le premier à emprunter cette voie. Il “ aimait la paix et recherchait la paix, aimait les créatures et les rapprochait de la Torah ”. Il n’attendait pas que l’on s’adresse à lui. Il prenait lui-même l’initiative de telles rencontres.
Il se rendait également chez les “ créatures ”, chez ceux qui n’avaient pas d’autre qualité que d’avoir été créés par D.ieu. Aharon allait les voir et les rapprochait de la Torah. Néanmoins, il est bien dit qu’il les rapprochait de la Torah et non qu’il rapprochait la Torah d’eux. Bien qu’il s’adressait à des “ créatures ”, il n’adaptait pas la Torah à son auditoire. Il ne faisait pas de compromis, ne donnait aucune permission.
Aharon ne cherchait pas à mettre la Torah à la portée des créatures. Bien au contraire, il voulait les élever vers une Torah intègre, sans modification.
2. La Paracha de cette semaine, “ lorsque tu élèveras les lumières ”, définit ce que fut le service de D.ieu d’Aharon.
Ces lumières représentent les âmes juives, ainsi qu’il est dit : “ la bougie de D.ieu est l’âme de l’homme ”. De façon générale, il est sept catégories d’âmes juives, comme l’explique le Likouteï Torah et celles-ci correspondent aux sept branches du chandelier.
Aharon allumait et “ élevait ” ces lumières. De fait, chaque Juif porte en lui une étincelle divine. Mais, celle-ci peut être occultée et il appartient donc à Aharon de l’allumer, de la révéler.
Aharon consacrait tous ses efforts à mettre en évidence l’âme de chacun, “ jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même ”. Tant que la lumière d’une “ créature ” devait encore avoir recours à Aharon pour rester allumée, son objectif n’avait pas encore été mené à bien. Il faut donc poursuivre son action jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même, qu’il ne soit nul besoin de la raviver, car elle brûle et éclaire par ses propres moyens.
3. Trois règles étaient appliquées, lors de l’allumage des lumières, dans le Temple :
A) Celui qui n’était pas Cohen pouvait également les allumer.
B) La préparation et le nettoyage des lumières, en revanche, devaient être effectués par un Cohen.
C) Le chandelier était allumé dans le Sanctuaire du Temple.
On peut en conclure que l’allumage du chandelier spirituel, c’est-à-dire des âmes juives, répond également à ces trois conditions.
A) Celui qui n’est pas Cohen peut, malgré tout, allumer les lumières.
Convaincre les autres et répandre les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur n’est pas uniquement le fait d’une élite. Chaque Juif a le mérite et la responsabilité de se consacrer à cette œuvre. De fait, la Michna, s’adressant à chaque Juif, lui dit bien : “ Sois un disciple d’Aharon ”. Chacun doit donc imiter l’exemple d’Aharon, le Cohen et rapprocher les “ créatures ” de la Torah.
B) Pour autant, la préparation de ces lumières ne peut être faite que par un Cohen.
On pourrait se dire qu’au final, l’essentiel est bien de convaincre l’autre. Dès lors, qu’importe les moyens et les messages dont on se sert pour y parvenir ? Pourquoi ne pas adapter les idées de la Torah afin de leur donner une forme que l’on estime acceptable pour son auditoire ? Pourquoi ne pas sélectionner des Mitsvot que l’on pense pouvoir leur convenir ? N’est-ce pas le moyen le plus efficace pour convaincre ?
La réponse à toutes ces questions est la suivante. La préparation de la lumière, consistant à y placer l’huile et la mèche qui devaient permettre de l’allumer, doit nécessairement être faite par un Cohen. La possibilité et la capacité de déterminer ce qui est susceptible de faire briller l’étincelle d’un Juif ne sont pas accordées à tous. Seul le Cohen en dispose.
Un Cohen ne reçoit aucune part de la terre, n’a pas d’héritage. En effet, “ l’Eternel est son héritage ”. Le Rambam le présente comme “ celui qui se porte volontaire pour se séparer ” des préoccupations du monde et se consacrer au service de D.ieu. Lui seul est capable de définir ce qui est de nature à faire briller une âme juive.
Puis, lorsque le Cohen a préparé l’huile et la mèche, chacun peut ensuite les allumer et répandre ces sources à l’extérieur.
C) Le chandelier était placé dans le Sanctuaire.
Nos Sages définissent dix niveaux de sainteté, le Saint des Saints, le Sanctuaire, puis les étapes suivantes, dont la sainteté est moindre, mais n’en est pas moins effective. Pour autant, si le chandelier était allumé dans l’une de ces dernières, la Mitsva n’aurait pas été accomplie. Chaque action reçoit, en effet, un lieu spécifique et celui du chandelier est le Sanctuaire.
4. Il découle de ce qui vient d’être dit un enseignement pour le service de D.ieu.
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Aharon, le grand Prêtre, fut le premier à emprunter cette voie. Il “ aimait la paix et recherchait la paix, aimait les créatures et les rapprochait de la Torah ”. Il n’attendait pas que l’on s’adresse à lui. Il prenait lui-même l’initiative de telles rencontres.
Il se rendait également chez les “ créatures ”, chez ceux qui n’avaient pas d’autre qualité que d’avoir été créés par D.ieu. Aharon allait les voir et les rapprochait de la Torah. Néanmoins, il est bien dit qu’il les rapprochait de la Torah et non qu’il rapprochait la Torah d’eux. Bien qu’il s’adressait à des “ créatures ”, il n’adaptait pas la Torah à son auditoire. Il ne faisait pas de compromis, ne donnait aucune permission.
Aharon ne cherchait pas à mettre la Torah à la portée des créatures. Bien au contraire, il voulait les élever vers une Torah intègre, sans modification.
2. La Paracha de cette semaine, “ lorsque tu élèveras les lumières ”, définit ce que fut le service de D.ieu d’Aharon.
Ces lumières représentent les âmes juives, ainsi qu’il est dit : “ la bougie de D.ieu est l’âme de l’homme ”. De façon générale, il est sept catégories d’âmes juives, comme l’explique le Likouteï Torah et celles-ci correspondent aux sept branches du chandelier.
Aharon allumait et “ élevait ” ces lumières. De fait, chaque Juif porte en lui une étincelle divine. Mais, celle-ci peut être occultée et il appartient donc à Aharon de l’allumer, de la révéler.
Aharon consacrait tous ses efforts à mettre en évidence l’âme de chacun, “ jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même ”. Tant que la lumière d’une “ créature ” devait encore avoir recours à Aharon pour rester allumée, son objectif n’avait pas encore été mené à bien. Il faut donc poursuivre son action jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même, qu’il ne soit nul besoin de la raviver, car elle brûle et éclaire par ses propres moyens.
3. Trois règles étaient appliquées, lors de l’allumage des lumières, dans le Temple :
A) Celui qui n’était pas Cohen pouvait également les allumer.
B) La préparation et le nettoyage des lumières, en revanche, devaient être effectués par un Cohen.
C) Le chandelier était allumé dans le Sanctuaire du Temple.
On peut en conclure que l’allumage du chandelier spirituel, c’est-à-dire des âmes juives, répond également à ces trois conditions.
A) Celui qui n’est pas Cohen peut, malgré tout, allumer les lumières.
Convaincre les autres et répandre les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur n’est pas uniquement le fait d’une élite. Chaque Juif a le mérite et la responsabilité de se consacrer à cette œuvre. De fait, la Michna, s’adressant à chaque Juif, lui dit bien : “ Sois un disciple d’Aharon ”. Chacun doit donc imiter l’exemple d’Aharon, le Cohen et rapprocher les “ créatures ” de la Torah.
B) Pour autant, la préparation de ces lumières ne peut être faite que par un Cohen.
On pourrait se dire qu’au final, l’essentiel est bien de convaincre l’autre. Dès lors, qu’importe les moyens et les messages dont on se sert pour y parvenir ? Pourquoi ne pas adapter les idées de la Torah afin de leur donner une forme que l’on estime acceptable pour son auditoire ? Pourquoi ne pas sélectionner des Mitsvot que l’on pense pouvoir leur convenir ? N’est-ce pas le moyen le plus efficace pour convaincre ?
La réponse à toutes ces questions est la suivante. La préparation de la lumière, consistant à y placer l’huile et la mèche qui devaient permettre de l’allumer, doit nécessairement être faite par un Cohen. La possibilité et la capacité de déterminer ce qui est susceptible de faire briller l’étincelle d’un Juif ne sont pas accordées à tous. Seul le Cohen en dispose.
Un Cohen ne reçoit aucune part de la terre, n’a pas d’héritage. En effet, “ l’Eternel est son héritage ”. Le Rambam le présente comme “ celui qui se porte volontaire pour se séparer ” des préoccupations du monde et se consacrer au service de D.ieu. Lui seul est capable de définir ce qui est de nature à faire briller une âme juive.
Puis, lorsque le Cohen a préparé l’huile et la mèche, chacun peut ensuite les allumer et répandre ces sources à l’extérieur.
C) Le chandelier était placé dans le Sanctuaire.
Nos Sages définissent dix niveaux de sainteté, le Saint des Saints, le Sanctuaire, puis les étapes suivantes, dont la sainteté est moindre, mais n’en est pas moins effective. Pour autant, si le chandelier était allumé dans l’une de ces dernières, la Mitsva n’aurait pas été accomplie. Chaque action reçoit, en effet, un lieu spécifique et celui du chandelier est le Sanctuaire.
4. Il découle de ce qui vient d’être dit un enseignement pour le service de D.ieu.
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