L'éducation de l'Admour Haémtsahi - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot Vaet'hanan - Parag 1-2
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vaet'hanan Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
1. Lors d’une réunion ‘hassidique qui eut lieu le 13 Tamouz 5692-1932, mon beau-père, le Rabbi, dont nous célébrons la Hilloula, parla de l’Admour Hazaken et il expliqua que son comportement, ici-bas, était à l’image de ce qui se passe là-haut. Bien plus, une telle situation ne résultait pas d’un effort, de sa part. Elle était naturelle et spontanée.
Lorsque l’Admour Hazaken rechercha un professeur pour son fils, l’Admour Haémtsahi, il appela un jeune homme et lui parla, en chantant, comme à son habitude. Et, le Rabbi chanta également en rapportant ce qu’il dit :
“ Tu as une Mitsva de subvenir aux besoins des membres de ta famille. J’ai moi-même une Mitsva d’enseigner la Torah à mon fils. Echangeons donc ces Mitsvot! ”
Ce jeune homme, qui, de toute évidence, était avisé, comprit qu’il ne devait pas se contenter du moyen d’assurer la subsistance de sa famille, mais qu’il lui fallait, en outre, demander quelque chose de plus. Il dit à l’Admour Hazaken :
“ Vous désirez me donner de quoi subvenir aux besoins de ma famille et vous savez précisément ce que sont ces besoins. En revanche, je dois moi-même savoir ce qu’il me faut enseigner à votre fils. ”
L’Admour Hazaken lui répondit :
“ Dans un premier temps, on enseigne l’alphabet à un enfant. Qu’est-ce qu’un Alef ? Une pointe vers le haut et une autre vers le bas, un Youd en haut et un Youd en bas, avec une barre de crainte de D.ieu au milieu. Voilà ce qu’est un Alef. ”
L’Admour Hazaken expliqua que le Youd d’en haut correspond à l’âme et le Youd d’en bas, au corps. La barre médiane, celle de la crainte de D.ieu, les réunit de sorte qu’ils ne forment qu’une seule et même entité.
2. Plusieurs textes ‘hassidiques donnent une définition précise du Alef. L’une de ces explications dit que le Youd d’en haut fait allusion à D.ieu, transcendant toutes les limites, de sorte que toute perception que l’on peut avoir de Lui n’est guère plus qu’un simple point, au même titre que la lettre Youd.
Le Youd d’en bas fait allusion au Juif tel qu’il se trouve dans ce monde. Celui-ci doit se lier au Youd d’en haut et, pour y parvenir, il lui faut parvenir à la soumission totale, à laquelle le Youd d’en bas fait également allusion.
Il est possible d’obtenir tout cela grâce à la barre médiane, celle de la crainte de D.ieu, de la pratique de la Torah et des Mitsvot, qui relient les Juifs au Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit : “ Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’un, par l’intermédiaire de la Torah ”.
L’Alef correspond également au don de la Torah, puisqu’il est la première lettre des dix Commandements. Il introduit, en particulier, l’étude de la Torah d’un enfant juif. Plus tard, celui-ci s’introduira dans le monde et il en fera un Sanctuaire pour D.ieu.
Ayant commencé son étude par un Alef, cet enfant conservera, par la suite, son intégrité. Bien plus, il fera de ce monde un réceptacle pour la Divinité.
A propos du don de la Torah, réalisé au moyen d’un Alef, il est dit que l’on entendait la Parole divine, “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”, qui émanait de tous les points cardinaux à la fois. Il en est de même lorsque l’on introduit son étude par un Alef. On a alors la force d’entendre, en tout endroit et quelle que soit son occupation, “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”.
Le Rabbi nous a chargé d’illuminer tous les Juifs, de mettre en pratique le Précepte “ Aime les créatures et rapproche-les de la Torah ”. Il faut donc rejeter la conception selon laquelle la Torah doit être adaptée à l’époque. Bien au contraire, il appartient aux créatures de s’approcher d’elle. Même si celles-ci ne possèdent aucune qualité, elles doivent accepter la Torah telle qu’elle est, sans compromis, avec les commentaires des Sages et les propos de la ‘Hassidout, qui demandent de dépasser la ligne de la Loi.
Lorsque l’on transmet à quelqu’un une Torah intègre, sans compromis, on met en application les termes du verset : “ Si vous allez dans Mes Décrets ”. Dès lors, se réalise ce qui est dit par la suite, “ Je donnerai vos pluies en leur temps ” et l’on peut ainsi recevoir toutes les bénédictions, une vie de bonheur non seulement dans le monde futur, mais également dans ce monde.
Lorsque l’Admour Hazaken rechercha un professeur pour son fils, l’Admour Haémtsahi, il appela un jeune homme et lui parla, en chantant, comme à son habitude. Et, le Rabbi chanta également en rapportant ce qu’il dit :
“ Tu as une Mitsva de subvenir aux besoins des membres de ta famille. J’ai moi-même une Mitsva d’enseigner la Torah à mon fils. Echangeons donc ces Mitsvot! ”
Ce jeune homme, qui, de toute évidence, était avisé, comprit qu’il ne devait pas se contenter du moyen d’assurer la subsistance de sa famille, mais qu’il lui fallait, en outre, demander quelque chose de plus. Il dit à l’Admour Hazaken :
“ Vous désirez me donner de quoi subvenir aux besoins de ma famille et vous savez précisément ce que sont ces besoins. En revanche, je dois moi-même savoir ce qu’il me faut enseigner à votre fils. ”
L’Admour Hazaken lui répondit :
“ Dans un premier temps, on enseigne l’alphabet à un enfant. Qu’est-ce qu’un Alef ? Une pointe vers le haut et une autre vers le bas, un Youd en haut et un Youd en bas, avec une barre de crainte de D.ieu au milieu. Voilà ce qu’est un Alef. ”
L’Admour Hazaken expliqua que le Youd d’en haut correspond à l’âme et le Youd d’en bas, au corps. La barre médiane, celle de la crainte de D.ieu, les réunit de sorte qu’ils ne forment qu’une seule et même entité.
2. Plusieurs textes ‘hassidiques donnent une définition précise du Alef. L’une de ces explications dit que le Youd d’en haut fait allusion à D.ieu, transcendant toutes les limites, de sorte que toute perception que l’on peut avoir de Lui n’est guère plus qu’un simple point, au même titre que la lettre Youd.
Le Youd d’en bas fait allusion au Juif tel qu’il se trouve dans ce monde. Celui-ci doit se lier au Youd d’en haut et, pour y parvenir, il lui faut parvenir à la soumission totale, à laquelle le Youd d’en bas fait également allusion.
Il est possible d’obtenir tout cela grâce à la barre médiane, celle de la crainte de D.ieu, de la pratique de la Torah et des Mitsvot, qui relient les Juifs au Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit : “ Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’un, par l’intermédiaire de la Torah ”.
L’Alef correspond également au don de la Torah, puisqu’il est la première lettre des dix Commandements. Il introduit, en particulier, l’étude de la Torah d’un enfant juif. Plus tard, celui-ci s’introduira dans le monde et il en fera un Sanctuaire pour D.ieu.
Ayant commencé son étude par un Alef, cet enfant conservera, par la suite, son intégrité. Bien plus, il fera de ce monde un réceptacle pour la Divinité.
A propos du don de la Torah, réalisé au moyen d’un Alef, il est dit que l’on entendait la Parole divine, “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”, qui émanait de tous les points cardinaux à la fois. Il en est de même lorsque l’on introduit son étude par un Alef. On a alors la force d’entendre, en tout endroit et quelle que soit son occupation, “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”.
Le Rabbi nous a chargé d’illuminer tous les Juifs, de mettre en pratique le Précepte “ Aime les créatures et rapproche-les de la Torah ”. Il faut donc rejeter la conception selon laquelle la Torah doit être adaptée à l’époque. Bien au contraire, il appartient aux créatures de s’approcher d’elle. Même si celles-ci ne possèdent aucune qualité, elles doivent accepter la Torah telle qu’elle est, sans compromis, avec les commentaires des Sages et les propos de la ‘Hassidout, qui demandent de dépasser la ligne de la Loi.
Lorsque l’on transmet à quelqu’un une Torah intègre, sans compromis, on met en application les termes du verset : “ Si vous allez dans Mes Décrets ”. Dès lors, se réalise ce qui est dit par la suite, “ Je donnerai vos pluies en leur temps ” et l’on peut ainsi recevoir toutes les bénédictions, une vie de bonheur non seulement dans le monde futur, mais également dans ce monde.