Les fils d'Aharon - Likoutei sihot - Volume 3 - Parachat A'hareï - Paragraphes 1-6
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha A'harei Mot Série : A'haré (mot)Série : Likoutei sihot
1. Notre Paracha est introduite par : «Après la mort des deux fils d’Aharon, qui se rapprochèrent de D.ieu et moururent». or, on peut s’interroger sur cette formulation. Pourquoi le verset dit-il «et moururent», alors qu’il commence par «Après la mort des deux fils d’Aharon» ?
etablissant la liste de ce qui justifia la punition des fils d’Aharon, les midrachim, torat cohanim, au début de la Parchat A’hareï, Vaykra rabba, chapitre 20, paragraphe 8, Bamidbar rabba, chapitre 2, paragraphe 23, tan’houma A’hareï, chapitre 6, précisent : «ils entrèrent dans le Saint des Saints». Le midrach Vaykra rabba, chapitre 20, paragraphe 9 et le midrach tan’houma, à la même référence, ajoutent : «ils ne portaient pas les vêtements nécessaires aux cohanim. ils n’avaient pas d’enfants. ils n’étaient pas mariés».
il est certain que tous ces points apparaissent, au moins d’une manière allusive, dans les versets de cette Paracha. il convient donc de mettre en évidence ces allusions.
De même, on doit aussi se demander comment Nadav et Avihou purent agir de la sorte. Se basant sur les propos de nos Sages, dans la torat cohanim, chemini et le traité Zeva’him 115b, rachi, dans son commentaire du verset Vaykra 10, 3, rapporte les propos de moché à Aharon : «Aharon, mon frère, je savais que le Sanctuaire serait sanctifié par ceux qui sont aimés de D.ieu et proches de Lui. Je m’aperçois maintenant que Nadav et Avihou sont plus grands que toi et moi». Dès lors comment purent-ils commettre cette faute ?
2. La ‘hassidout, dans le discours ‘hassidique intitulé «A’hareï mot», prononcé en 5649 et, de même, le saint ora’h ‘haïm, expliquent que la faute des deux fils d’Aharon n’était pas, à proprement parler, une transgression de la Volonté de D.ieu, ce qu’à D.ieu ne plaise. en effet, ils étaient profondément attachés à D.ieu et leur «faute» consista à laisser leur âme échapper à leur corps, du fait de leur extase. tel est le sens de ce verset, affirmant qu’ils «se rapprochèrent de D.ieu» et, en conséquence, «ils moururent».
Une telle attitude est considérée comme une faute, car, même si un Juif doit avoir le désir de se libérer de la matière par son service de D.ieu et tout faire pour y parvenir, comme le disent le choul’han Arou’h de l’Admour hazaken, au début du chapitre 98 et les lois de l’étude de la torah, chapitre 4, paragraphe 5, il n’en a pas moins l’obligation, lorsqu’il parvient à l’extase, de faire en sorte que son âme réintègre son corps, dans ce monde matériel.
Nos Sages soulignent, dans le traité Avot, à la fin du chapitre 4, et le tanya l’explique à la fin du chapitre 50, que «tu vis contre ton gré», afin de réaliser la finalité de la création et de bâtir pour D.ieu une demeure ici-bas, selon le midrach tan’houma, Nasso, chapitre 16 et Be’houkotaï, chapitre 3, le midrach Béréchit rabba, à la fin du chapitre 3, Bamidbar rabba, au chapitre 13, paragraphe 6 et le tanya, au chapitre 36.
il ne faut donc pas fuir le monde. Bien au contraire, on doit y construire la demeure de D.ieu. or, Nadav et Avihou connurent effectivement l’extase, mais, par la suite, ils faillirent à réintégrer la matière. en conséquence, leur attitude est qualifiée de faute.
c’est pour cela que le verset répète, une seconde fois «et ils moururent». en effet, il justifie ainsi «la mort des deux fils d’Aharon». car, c’est précisément là ce qui leur était reproché. Lorsque «ils se rapprochèrent de D.ieu», cette proximité eut pour conséquence qu’ils «moururent», car leur extase ne fut pas suivie par une réintégration de la matière. or, telle n’est pas la Volonté de D.ieu, Qui désire posséder une demeure au sein de ce monde.
mon beau-père, le rabbi, raconta que l’Admour hazaken, de retour de son voyage au cours duquel il accompagna rabbi mendélé de horodok, qui se rendait en erets israël, remarqua que les élèves des ‘héders avaient adopté un comportement surprenant.
on sait, en effet, que, dans les premiers temps de la ‘hassidout ‘habad, l’Admour hazaken rassembla des jeunes gens possédant de grandes capacités et une grande érudition, dont certains avaient même déjà acquis une certaine renommée. il les répartit en classes et leur enseigna la ‘hassidout. chacune de ces classes était appelée ‘héder et l’on parlait ainsi de ‘héder Aleph, ‘héder Beth et ‘héder Guimel. Pour entrer dans le ‘héder Aleph, il fallait posséder une très bonne connaissance du talmud, du midrach, des ikarim, du Kouzari et être à même de comprendre le Zohar, comme l’expliquent le Kountrass torat ha ‘hassidout, page 21 et le Séfer ha Si’hot Kaïts 5700, page 26.
or, ces élèves avaient, à l’époque, un comportement surprenant et ils se détachaient de la matière. L’Admour hazaken leur dit : «Vous, élèves des ‘héders, devez savoir que l’on sert D.ieu précisément en demeurant au sein du monde. Le Zohar, tome 3, page 188b, affirme que ‘l’on mange du pain à la force du glaive’. il faut donc introduire son accomplissement au sein de la matière».
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etablissant la liste de ce qui justifia la punition des fils d’Aharon, les midrachim, torat cohanim, au début de la Parchat A’hareï, Vaykra rabba, chapitre 20, paragraphe 8, Bamidbar rabba, chapitre 2, paragraphe 23, tan’houma A’hareï, chapitre 6, précisent : «ils entrèrent dans le Saint des Saints». Le midrach Vaykra rabba, chapitre 20, paragraphe 9 et le midrach tan’houma, à la même référence, ajoutent : «ils ne portaient pas les vêtements nécessaires aux cohanim. ils n’avaient pas d’enfants. ils n’étaient pas mariés».
il est certain que tous ces points apparaissent, au moins d’une manière allusive, dans les versets de cette Paracha. il convient donc de mettre en évidence ces allusions.
De même, on doit aussi se demander comment Nadav et Avihou purent agir de la sorte. Se basant sur les propos de nos Sages, dans la torat cohanim, chemini et le traité Zeva’him 115b, rachi, dans son commentaire du verset Vaykra 10, 3, rapporte les propos de moché à Aharon : «Aharon, mon frère, je savais que le Sanctuaire serait sanctifié par ceux qui sont aimés de D.ieu et proches de Lui. Je m’aperçois maintenant que Nadav et Avihou sont plus grands que toi et moi». Dès lors comment purent-ils commettre cette faute ?
2. La ‘hassidout, dans le discours ‘hassidique intitulé «A’hareï mot», prononcé en 5649 et, de même, le saint ora’h ‘haïm, expliquent que la faute des deux fils d’Aharon n’était pas, à proprement parler, une transgression de la Volonté de D.ieu, ce qu’à D.ieu ne plaise. en effet, ils étaient profondément attachés à D.ieu et leur «faute» consista à laisser leur âme échapper à leur corps, du fait de leur extase. tel est le sens de ce verset, affirmant qu’ils «se rapprochèrent de D.ieu» et, en conséquence, «ils moururent».
Une telle attitude est considérée comme une faute, car, même si un Juif doit avoir le désir de se libérer de la matière par son service de D.ieu et tout faire pour y parvenir, comme le disent le choul’han Arou’h de l’Admour hazaken, au début du chapitre 98 et les lois de l’étude de la torah, chapitre 4, paragraphe 5, il n’en a pas moins l’obligation, lorsqu’il parvient à l’extase, de faire en sorte que son âme réintègre son corps, dans ce monde matériel.
Nos Sages soulignent, dans le traité Avot, à la fin du chapitre 4, et le tanya l’explique à la fin du chapitre 50, que «tu vis contre ton gré», afin de réaliser la finalité de la création et de bâtir pour D.ieu une demeure ici-bas, selon le midrach tan’houma, Nasso, chapitre 16 et Be’houkotaï, chapitre 3, le midrach Béréchit rabba, à la fin du chapitre 3, Bamidbar rabba, au chapitre 13, paragraphe 6 et le tanya, au chapitre 36.
il ne faut donc pas fuir le monde. Bien au contraire, on doit y construire la demeure de D.ieu. or, Nadav et Avihou connurent effectivement l’extase, mais, par la suite, ils faillirent à réintégrer la matière. en conséquence, leur attitude est qualifiée de faute.
c’est pour cela que le verset répète, une seconde fois «et ils moururent». en effet, il justifie ainsi «la mort des deux fils d’Aharon». car, c’est précisément là ce qui leur était reproché. Lorsque «ils se rapprochèrent de D.ieu», cette proximité eut pour conséquence qu’ils «moururent», car leur extase ne fut pas suivie par une réintégration de la matière. or, telle n’est pas la Volonté de D.ieu, Qui désire posséder une demeure au sein de ce monde.
mon beau-père, le rabbi, raconta que l’Admour hazaken, de retour de son voyage au cours duquel il accompagna rabbi mendélé de horodok, qui se rendait en erets israël, remarqua que les élèves des ‘héders avaient adopté un comportement surprenant.
on sait, en effet, que, dans les premiers temps de la ‘hassidout ‘habad, l’Admour hazaken rassembla des jeunes gens possédant de grandes capacités et une grande érudition, dont certains avaient même déjà acquis une certaine renommée. il les répartit en classes et leur enseigna la ‘hassidout. chacune de ces classes était appelée ‘héder et l’on parlait ainsi de ‘héder Aleph, ‘héder Beth et ‘héder Guimel. Pour entrer dans le ‘héder Aleph, il fallait posséder une très bonne connaissance du talmud, du midrach, des ikarim, du Kouzari et être à même de comprendre le Zohar, comme l’expliquent le Kountrass torat ha ‘hassidout, page 21 et le Séfer ha Si’hot Kaïts 5700, page 26.
or, ces élèves avaient, à l’époque, un comportement surprenant et ils se détachaient de la matière. L’Admour hazaken leur dit : «Vous, élèves des ‘héders, devez savoir que l’on sert D.ieu précisément en demeurant au sein du monde. Le Zohar, tome 3, page 188b, affirme que ‘l’on mange du pain à la force du glaive’. il faut donc introduire son accomplissement au sein de la matière».
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