Une Torah sans "Travail" ? - Likoutei sihot Volume 1 - Parachat Kedochim Paragraphes 14-19
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Kedochim Série : KedochimSérie : Likoutei sihot
14. Mon beau-père, le Rabbi, rapporta les trois enseignements que Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev reçut du Baal Chem Tov. L’un de ceux-ci était le suivant.
“ Chaque étude qui n’est pas accompagnée par un travail finit par se perdre ”. Quel est ce travail? C’est l’effort de l’homme pour aimer son prochain, qui est indispensable pour que l’on préserve son étude de la Torah.
C’est parce qu’il reçut cet enseignement que Rabbi Lévi Its’hak, tout au long de sa vie, s’emplit d’amour pour son prochain.
15. Ce récit est parvenu jusqu’à nous et il faut en déduire qu’il nous concerne. En effet, tout émane de la divine Providence et il convient, en l’occurrence, d’en déduire une leçon.
L’Admour Hazaken précisa que la ‘Hassidout ne s’adresse pas à un groupe ou à certaines personnes, mais qu’elle concerne bien l’ensemble du peuple juif.
La ‘Hassidout permet de se préparer à la délivrance future, qui sera pour tous les Juifs. C’est pour cela qu’elle s’adresse à chacun.
Il en est de même pour l’amour du prochain, qui est le fondement de la Torah. Le Baal Chem Tov en fit un principe de base de la ‘Hassidout, destiné à tout Israël.
16. Chaque Juif doit aimer son prochain, exercer sur lui une influence positive. Il obtiendra ainsi son propre bien. Commentant le verset “ le pauvre et l’homme plein de moyens se rencontrent et D.ieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre ”, nos Sages disent: “ D.ieu fait que le riche et le pauvre se rencontrent ”.
La pauvreté et la richesse existent dans le domaine matériel, mais aussi de manière spirituelle. Lorsque le riche met ce qu’il possède à la disposition du pauvre, il reçoit, en retour, la bénédiction de D.ieu.
La Michna dit: “ Qui est le sage? Celui qui apprend de chacun ”. Ainsi, chaque homme peut délivrer une leçon et, de ce point de vue, il est effectivement riche. Il doit donc mettre ce qu’il possède à la disposition de celui qui en a besoin. De la sorte, D.ieu lui accordera la satisfaction de ses propres besoins.
17. La Guemara établit clairement qu’il en est ainsi. Lorsque l’on ne se préoccupe pas des besoins de l’autre, on ne peut obtenir la réalisation du verset selon lequel “ D.ieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre ”, on ne reçoit pas la bénédiction de D.ieu. Bien plus, dit la Guemara, le riche peut alors devenir pauvre. La connaissance de la Torah dénuée d’amour du prochain finit effectivement par se perdre.
Bien plus, le Baal Chem Tov précise qu’un amour du prochain ordinaire n’est pas suffisant pour que la Torah se maintienne. Ce sentiment doit être “ un travail ”, concentrant tous les efforts.
Mon beau-père, le Rabbi, explique qu’une activité commerciale permet de comprendre ce que doit être ce travail. Le commerçant n’est pas celui qui reste chez lui, avec sa marchandise, dans l’attente qu’un client ait connaissance de ce qu’il propose, en mesure la qualité et décide de venir l’acheter. Nul n’adopterait un tel comportement.
Un commerçant ouvre un magasin, dans un lieu de passage et y accroche une enseigne, indiquant à tous ce que l’on peut y trouver. Il ne se contente pas de cela et, par tous les moyens possibles, vante la qualité de ses produits, afin de convaincre les acheteurs potentiels. Il multiplie les efforts, pour obtenir un tel résultat.
Le Rabbi expliquait ainsi comment on doit se consacrer à la Torah et aux Mitsvot et il en est de même pour l’amour du prochain. Il faut multiplier les efforts pour lui rendre service, mettre ce que l’on possède à sa disposition, lui expliquer la valeur de la Torah et des Mitsvot, ce qui inclut, bien évidemment, la ‘Hassidout. On doit faire tout ce qui est en son possible pour lui apporter la connaissance d’une explication de la ‘Hassidout.
Bien plus, tout cela n’est pas encore suffisant et il faut encore le convaincre de transmettre, à son tour, ce message à d’autres personnes. Bien plus, c’est uniquement lorsque l’on a formé des disciples qui, à leur tour, sont capables d’en instruire d’autres que l’on peut être certain de leur avoir fait acquérir profondément ces valeurs.
Tel est le sens de l’expression: “ Que tes sources se répandent à l’extérieur ”. Une source s’écoule toujours plus loin. C’est la raison pour laquelle le Rambam la distingue d’un bassin, dont les eaux stagnent.
18. L’un des moyens de se lier à son prochain consiste à lui rendre un service, matériellement. C’est là, tout d’abord, une application de la nécessité de l’aimer. C’est aussi une façon de l’attirer vers la spiritualité. Certes, il ne faut rien attendre en retour, ne pas faire dépendre l’aide matérielle de l’avancement spirituel, ne pas fixer des conditions.
On doit aider son prochain, matériellement, sans aucune condition préalable. C’est précisément là le fait nouveau que le Baal Chem Tov introduisit dans le comportement des Justes cachés, en 5472, Tav, Aïn, Beth, initiales de Tavo Alav Bera’ha, qu’il reçoive la bénédiction.
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“ Chaque étude qui n’est pas accompagnée par un travail finit par se perdre ”. Quel est ce travail? C’est l’effort de l’homme pour aimer son prochain, qui est indispensable pour que l’on préserve son étude de la Torah.
C’est parce qu’il reçut cet enseignement que Rabbi Lévi Its’hak, tout au long de sa vie, s’emplit d’amour pour son prochain.
15. Ce récit est parvenu jusqu’à nous et il faut en déduire qu’il nous concerne. En effet, tout émane de la divine Providence et il convient, en l’occurrence, d’en déduire une leçon.
L’Admour Hazaken précisa que la ‘Hassidout ne s’adresse pas à un groupe ou à certaines personnes, mais qu’elle concerne bien l’ensemble du peuple juif.
La ‘Hassidout permet de se préparer à la délivrance future, qui sera pour tous les Juifs. C’est pour cela qu’elle s’adresse à chacun.
Il en est de même pour l’amour du prochain, qui est le fondement de la Torah. Le Baal Chem Tov en fit un principe de base de la ‘Hassidout, destiné à tout Israël.
16. Chaque Juif doit aimer son prochain, exercer sur lui une influence positive. Il obtiendra ainsi son propre bien. Commentant le verset “ le pauvre et l’homme plein de moyens se rencontrent et D.ieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre ”, nos Sages disent: “ D.ieu fait que le riche et le pauvre se rencontrent ”.
La pauvreté et la richesse existent dans le domaine matériel, mais aussi de manière spirituelle. Lorsque le riche met ce qu’il possède à la disposition du pauvre, il reçoit, en retour, la bénédiction de D.ieu.
La Michna dit: “ Qui est le sage? Celui qui apprend de chacun ”. Ainsi, chaque homme peut délivrer une leçon et, de ce point de vue, il est effectivement riche. Il doit donc mettre ce qu’il possède à la disposition de celui qui en a besoin. De la sorte, D.ieu lui accordera la satisfaction de ses propres besoins.
17. La Guemara établit clairement qu’il en est ainsi. Lorsque l’on ne se préoccupe pas des besoins de l’autre, on ne peut obtenir la réalisation du verset selon lequel “ D.ieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre ”, on ne reçoit pas la bénédiction de D.ieu. Bien plus, dit la Guemara, le riche peut alors devenir pauvre. La connaissance de la Torah dénuée d’amour du prochain finit effectivement par se perdre.
Bien plus, le Baal Chem Tov précise qu’un amour du prochain ordinaire n’est pas suffisant pour que la Torah se maintienne. Ce sentiment doit être “ un travail ”, concentrant tous les efforts.
Mon beau-père, le Rabbi, explique qu’une activité commerciale permet de comprendre ce que doit être ce travail. Le commerçant n’est pas celui qui reste chez lui, avec sa marchandise, dans l’attente qu’un client ait connaissance de ce qu’il propose, en mesure la qualité et décide de venir l’acheter. Nul n’adopterait un tel comportement.
Un commerçant ouvre un magasin, dans un lieu de passage et y accroche une enseigne, indiquant à tous ce que l’on peut y trouver. Il ne se contente pas de cela et, par tous les moyens possibles, vante la qualité de ses produits, afin de convaincre les acheteurs potentiels. Il multiplie les efforts, pour obtenir un tel résultat.
Le Rabbi expliquait ainsi comment on doit se consacrer à la Torah et aux Mitsvot et il en est de même pour l’amour du prochain. Il faut multiplier les efforts pour lui rendre service, mettre ce que l’on possède à sa disposition, lui expliquer la valeur de la Torah et des Mitsvot, ce qui inclut, bien évidemment, la ‘Hassidout. On doit faire tout ce qui est en son possible pour lui apporter la connaissance d’une explication de la ‘Hassidout.
Bien plus, tout cela n’est pas encore suffisant et il faut encore le convaincre de transmettre, à son tour, ce message à d’autres personnes. Bien plus, c’est uniquement lorsque l’on a formé des disciples qui, à leur tour, sont capables d’en instruire d’autres que l’on peut être certain de leur avoir fait acquérir profondément ces valeurs.
Tel est le sens de l’expression: “ Que tes sources se répandent à l’extérieur ”. Une source s’écoule toujours plus loin. C’est la raison pour laquelle le Rambam la distingue d’un bassin, dont les eaux stagnent.
18. L’un des moyens de se lier à son prochain consiste à lui rendre un service, matériellement. C’est là, tout d’abord, une application de la nécessité de l’aimer. C’est aussi une façon de l’attirer vers la spiritualité. Certes, il ne faut rien attendre en retour, ne pas faire dépendre l’aide matérielle de l’avancement spirituel, ne pas fixer des conditions.
On doit aider son prochain, matériellement, sans aucune condition préalable. C’est précisément là le fait nouveau que le Baal Chem Tov introduisit dans le comportement des Justes cachés, en 5472, Tav, Aïn, Beth, initiales de Tavo Alav Bera’ha, qu’il reçoive la bénédiction.
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