L'apport du don de la Torah - Likoutei sihot - Volume 3 - Parachat Ytro - Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Yitro Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
1. Nous avons maintes fois souligné que l’apport du don de la Torah réside dans le lien, dans l’unification qui en résulte entre le stade le plus élevé et le point le plus bas. Avant la révélation du Sinaï, en effet, un Décret céleste disposait que “ les cieux sont ceux de D.ieu et Il donna la terre aux fils de l’homme ”, selon les termes du verset (Tehilim 115, 16), comme l’expliquent le Midrach Chemot Rabba, chapitre 12, paragraphe 3 et le Midrach Tan’houma Vaéra, chapitre 19.
A l’époque, la matérialité et la spiritualité étaient deux dimensions hermétiquement séparées, sans communication possible. Puis, la Torah fut donnée et D.ieu abrogea ce Décret, précisant : “ Je prendrai Moi-même la première initiative, en ce sens ”. D.ieu accorda donc aux Juifs le pouvoir d’unir la matière, “ la terre ” et l’esprit, “ le ciel ”, grâce à la pratique des Mitsvot.
Ainsi, les Mitsvot mises en pratique par les Patriarches, avant le don de la Torah, dont plusieurs avaient également une application matérielle, ne possédaient pas la faculté de sanctifier les objets permettant de les accomplir. Il était alors impossible de lier la sainteté et la spiritualité avec l’existence matérielle.
La finalité des Mitsvot accomplies par les Patriarches était essentiellement de révéler la Présence de D.ieu au sein de la spiritualité. Et, le caractère matériel de ces Mitsvot était uniquement la conséquence de la profonde soumission à D.ieu des Patriarches, par tous les membres de leur corps. Ainsi, le Tanya note, au chapitre 23 : “ Tous leurs membres étaient saints ”. De fait, ils étaient soumis à D.ieu au point de perdre le sens de leur ego, au même titre qu’une charrette, à laquelle le moindre mouvement est imprimé par le cocher. Leur service de D.ieu, dans sa dimension spirituelle, occupait toute leur existence, au point de se révéler également de manière concrète.
Pour autant, les Patriarches n’avaient pas pour objectif d’agir sur la matière. Celle-ci était réduite à l’état de moyen d’expression du spirituel. En conséquence, l’objet permettant l’accomplissement de la Mitsva était, à l’époque, peu important. Ainsi, le Zohar, tome 1, page 162a, explique que notre père Yaakov, grâce aux bâtons qu’il tailla et plaça dans l’étable de Lavan, révéla ici-bas les lumières spirituelles élevées que nous obtenons, à l’heure actuelle, après le don de la Torah, en mettant en pratique la Mitsva des Tefillin. Et, il en est de même également pour leurs autres Mitsvot, comme l’explique le Torah Or Vayétsé, à la page 23c.
A l’opposé, les Mitsvot que nous accomplissons, après le don de la Torah, ont pour effet d’introduire la sainteté dans la matière, de la sanctifier. C’est la raison pour laquelle, de façon générale, un objet matériel doit répondre à différentes conditions afin de pouvoir être utilisé pour l’accomplissement d’une Mitsva, comme l’explique le discours ‘hassidique “ Il viendra, portant un habit royal ”, dans le Torah Or et le Chaareï Ora.
2. La force insufflée aux Mitsvot par le don de la Torah, la capacité de pénétrer de sainteté les objets matériels, émane d’un stade de la Divinité transcendant les notions de bas et d’élevé, possédant l’infini véritable et ne subissant aucune limite, ce qui lui permet de réunir les deux dimensions que sont le haut et le bas.
Ainsi, les Mitsvot que nous pratiquons, après le don de la Torah, n’ont pas uniquement pour effet de transformer la matière du monde et de la sanctifier. Elles sont, en outre, accomplies d’une manière intrinsèquement plus élevée. Avant la révélation du Sinaï, les Mitsvot étaient liées à la dimension la plus élevée, mais, pour autant, elles n’étaient pas pénétrées de l’Essence de D.ieu. De ce fait, elles ne pouvaient pas s’unifier à la matière. Après cette révélation, en revanche, elles sont effectivement pénétrées de cette Essence, Qui, bien évidemment, ne subit aucune limite, aucune entrave, aucune différence entre ce qui est élevé et ce qui est bas. Dès lors, l’esprit et la matière, le haut et le bas, peuvent effectivement s’unifier.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre plus précisément ce que dit le Rambam, dans son commentaire de la Michna, au traité ‘Houlin, à la fin du chapitre 7. Celui-ci, en effet, souligne clairement cette idée, en ces termes : “ Garde présent à l’esprit ce grand principe ”.
3. L’apport du don de la Torah, tel qu’il vient d’être défini, apparaît également dans les dix Commandements, qui furent énoncés, d’une manière évidente, lors de la révélation du Sinaï. On y trouve, en effet, deux catégories de Mitsvot qui sont, en apparence, fondamentalement opposées.
Ainsi, les premiers Commandements, “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”, “ Tu n’auras pas d’autres dieux ” expriment et formulent l’unité de D.ieu de la manière la plus haute. Les autres Commandements, par contre, énoncent des principes simples, “ Tu ne tueras pas ”, “ Tu ne voleras ”, qui peuvent être établis par la rationalité humaine la plus immédiate.
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A l’époque, la matérialité et la spiritualité étaient deux dimensions hermétiquement séparées, sans communication possible. Puis, la Torah fut donnée et D.ieu abrogea ce Décret, précisant : “ Je prendrai Moi-même la première initiative, en ce sens ”. D.ieu accorda donc aux Juifs le pouvoir d’unir la matière, “ la terre ” et l’esprit, “ le ciel ”, grâce à la pratique des Mitsvot.
Ainsi, les Mitsvot mises en pratique par les Patriarches, avant le don de la Torah, dont plusieurs avaient également une application matérielle, ne possédaient pas la faculté de sanctifier les objets permettant de les accomplir. Il était alors impossible de lier la sainteté et la spiritualité avec l’existence matérielle.
La finalité des Mitsvot accomplies par les Patriarches était essentiellement de révéler la Présence de D.ieu au sein de la spiritualité. Et, le caractère matériel de ces Mitsvot était uniquement la conséquence de la profonde soumission à D.ieu des Patriarches, par tous les membres de leur corps. Ainsi, le Tanya note, au chapitre 23 : “ Tous leurs membres étaient saints ”. De fait, ils étaient soumis à D.ieu au point de perdre le sens de leur ego, au même titre qu’une charrette, à laquelle le moindre mouvement est imprimé par le cocher. Leur service de D.ieu, dans sa dimension spirituelle, occupait toute leur existence, au point de se révéler également de manière concrète.
Pour autant, les Patriarches n’avaient pas pour objectif d’agir sur la matière. Celle-ci était réduite à l’état de moyen d’expression du spirituel. En conséquence, l’objet permettant l’accomplissement de la Mitsva était, à l’époque, peu important. Ainsi, le Zohar, tome 1, page 162a, explique que notre père Yaakov, grâce aux bâtons qu’il tailla et plaça dans l’étable de Lavan, révéla ici-bas les lumières spirituelles élevées que nous obtenons, à l’heure actuelle, après le don de la Torah, en mettant en pratique la Mitsva des Tefillin. Et, il en est de même également pour leurs autres Mitsvot, comme l’explique le Torah Or Vayétsé, à la page 23c.
A l’opposé, les Mitsvot que nous accomplissons, après le don de la Torah, ont pour effet d’introduire la sainteté dans la matière, de la sanctifier. C’est la raison pour laquelle, de façon générale, un objet matériel doit répondre à différentes conditions afin de pouvoir être utilisé pour l’accomplissement d’une Mitsva, comme l’explique le discours ‘hassidique “ Il viendra, portant un habit royal ”, dans le Torah Or et le Chaareï Ora.
2. La force insufflée aux Mitsvot par le don de la Torah, la capacité de pénétrer de sainteté les objets matériels, émane d’un stade de la Divinité transcendant les notions de bas et d’élevé, possédant l’infini véritable et ne subissant aucune limite, ce qui lui permet de réunir les deux dimensions que sont le haut et le bas.
Ainsi, les Mitsvot que nous pratiquons, après le don de la Torah, n’ont pas uniquement pour effet de transformer la matière du monde et de la sanctifier. Elles sont, en outre, accomplies d’une manière intrinsèquement plus élevée. Avant la révélation du Sinaï, les Mitsvot étaient liées à la dimension la plus élevée, mais, pour autant, elles n’étaient pas pénétrées de l’Essence de D.ieu. De ce fait, elles ne pouvaient pas s’unifier à la matière. Après cette révélation, en revanche, elles sont effectivement pénétrées de cette Essence, Qui, bien évidemment, ne subit aucune limite, aucune entrave, aucune différence entre ce qui est élevé et ce qui est bas. Dès lors, l’esprit et la matière, le haut et le bas, peuvent effectivement s’unifier.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre plus précisément ce que dit le Rambam, dans son commentaire de la Michna, au traité ‘Houlin, à la fin du chapitre 7. Celui-ci, en effet, souligne clairement cette idée, en ces termes : “ Garde présent à l’esprit ce grand principe ”.
3. L’apport du don de la Torah, tel qu’il vient d’être défini, apparaît également dans les dix Commandements, qui furent énoncés, d’une manière évidente, lors de la révélation du Sinaï. On y trouve, en effet, deux catégories de Mitsvot qui sont, en apparence, fondamentalement opposées.
Ainsi, les premiers Commandements, “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”, “ Tu n’auras pas d’autres dieux ” expriment et formulent l’unité de D.ieu de la manière la plus haute. Les autres Commandements, par contre, énoncent des principes simples, “ Tu ne tueras pas ”, “ Tu ne voleras ”, qui peuvent être établis par la rationalité humaine la plus immédiate.
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