La tabatière et les Tefillin - Likoutei sihot - Volume 3 - Paragraphe 4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Chemot Série : 24 TévètSérie : Chemot
4. L’Admour Hazaken avait une tabatière en argent, qui était dépourvue de couvercle. Celui-ci était lisse et il pouvait servir de miroir. Le Rabbi l’utilisait donc pour vérifier que ses Tefillin de la tête étaient bien droites.
On évoqua tout cela en présence du Tséma’h Tsédek et quelqu’un fit remarquer que l’Admour Hazaken avait cassé le couvercle de cette tabatière. Le Tséma’h Tsédek répliqua aussitôt que son grand-père n’avait pas pour habitude de casser, qu’il ne le faisait jamais, ni pour lui-même, ni pour les autres, que ce couvercle était vraisemblablement fixé à la tabatière par un simple filin, que son grand-père avait pu ôter.
Le Tséma’h Tsédek avait la conviction absolue que l’Admour Hazaken n’avait rien cassé et il put donc affirmer, d’une manière certaine, qu’il en fut bien ainsi pour cet objet et que le Rabbi s’était contenté d’ôter un filin.
Tous les récits qui nous ont été rapportés doivent nous délivrer un enseignement pour notre manière de servir D.ieu et celui qui découle de ce qui vient d’être dit est le suivant.
Il est possible d’affiner sa propre personnalité, jusqu’à parvenir à ne rien casser, ni soi-même, ni une autre personne, ni même un objet inerte. Et, bien que l’on n’ait rien brisé, on conserve la possibilité de vérifier que ses Tefillin de la tête sont bien droites. Or, celles-ci ont pour but d’assujettir son cerveau et son cœur à D.ieu, comme l’expliquent le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 25 et le Tanya, au début du chapitre 41.
De fait, pour assujettir son cerveau et son cœur à la Divinité, il n’est pas nécessaire de détruire. Il suffit d’ôter le filin qui relie l’âme divine à l’âme animale, instaurant une relation entre elles. Du fait de sa présence, en effet, l’âme animale s’élève parfois vers l’âme divine et elle prétend que l’on peut passer outre à cet assujettissement, bien plus que l’on est en mesure, tout en agissant ainsi, de se maintenir dans le domaine de la Sainteté, comme nous l’avons vu auparavant. Il est donc nécessaire de supprimer ce filin.
Il faut donc savoir identifier ce qui découle de l’âme divine et ce qui vient de l’âme animale. Si l’on a une juste perception, si l’on réalise la “ libération de la sottise ”, on peut mettre les Tefillin à leur place, assujettir le cerveau et le cœur à la Divinité. Dès lors, selon les termes du traité Bera’hot 6a, “ les ignorants te craindront, celui que l’on porte en soi et ceux qui se trouvent dans la part du monde que l’on se voit confier.
On évoqua tout cela en présence du Tséma’h Tsédek et quelqu’un fit remarquer que l’Admour Hazaken avait cassé le couvercle de cette tabatière. Le Tséma’h Tsédek répliqua aussitôt que son grand-père n’avait pas pour habitude de casser, qu’il ne le faisait jamais, ni pour lui-même, ni pour les autres, que ce couvercle était vraisemblablement fixé à la tabatière par un simple filin, que son grand-père avait pu ôter.
Le Tséma’h Tsédek avait la conviction absolue que l’Admour Hazaken n’avait rien cassé et il put donc affirmer, d’une manière certaine, qu’il en fut bien ainsi pour cet objet et que le Rabbi s’était contenté d’ôter un filin.
Tous les récits qui nous ont été rapportés doivent nous délivrer un enseignement pour notre manière de servir D.ieu et celui qui découle de ce qui vient d’être dit est le suivant.
Il est possible d’affiner sa propre personnalité, jusqu’à parvenir à ne rien casser, ni soi-même, ni une autre personne, ni même un objet inerte. Et, bien que l’on n’ait rien brisé, on conserve la possibilité de vérifier que ses Tefillin de la tête sont bien droites. Or, celles-ci ont pour but d’assujettir son cerveau et son cœur à D.ieu, comme l’expliquent le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 25 et le Tanya, au début du chapitre 41.
De fait, pour assujettir son cerveau et son cœur à la Divinité, il n’est pas nécessaire de détruire. Il suffit d’ôter le filin qui relie l’âme divine à l’âme animale, instaurant une relation entre elles. Du fait de sa présence, en effet, l’âme animale s’élève parfois vers l’âme divine et elle prétend que l’on peut passer outre à cet assujettissement, bien plus que l’on est en mesure, tout en agissant ainsi, de se maintenir dans le domaine de la Sainteté, comme nous l’avons vu auparavant. Il est donc nécessaire de supprimer ce filin.
Il faut donc savoir identifier ce qui découle de l’âme divine et ce qui vient de l’âme animale. Si l’on a une juste perception, si l’on réalise la “ libération de la sottise ”, on peut mettre les Tefillin à leur place, assujettir le cerveau et le cœur à la Divinité. Dès lors, selon les termes du traité Bera’hot 6a, “ les ignorants te craindront, celui que l’on porte en soi et ceux qui se trouvent dans la part du monde que l’on se voit confier.