La hilloula de l'Admour Hazaken - Likoutei sihot - Volume 3 - Paragraphes 1-3

3 janvier 2024 · 22 téveth 5784 · 6:15 · 28 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Chemot Série : 24 TévètSérie : Chemot

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1. La date du décès de certains Justes est un jour joyeux. En effet, on sait qu’en ce jour, la mission confiée ici-bas à leur âme a été pleinement accomplie. Néanmoins, il n’en est pas ainsi pour tous les Justes, comme cela est expliqué par ailleurs.

La descente de l’âme dans ce monde doit “ se solder par une élévation ”, comme le précise l’index du Likouteï Torah, à l’article “ âmes ”. Elle obtient cette ascension en étudiant la Torah et en mettant en pratique les Mitsvot, lorsqu’elle se trouve dans un corps physique. De la sorte, même si elle se trouvait à un stade particulièrement haut, avant de descendre dans le monde, “ incrustée sous le Trône céleste ” selon le Zohar, tome 1, page 113a et “ pure ”, d’après le texte des bénédictions du matin, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou, transcendant même tous ces stades, elle peut encore s’élever, grâce à ce qu’elle accomplit ici-bas.

L’âme obtient véritablement l’élévation lorsqu’elle conduit à son terme l’ensemble de la mission qui lui était confiée ici-bas. C’est donc pour cela que le décès des Justes est une date joyeuse, car, à n’en pas douter, ceux-ci ont effectivement mené à bien leur mission. C’est précisément en ce jour qu’ils reçoivent la plus haute élévation.

Chaque année, ce qui fut accompli la première fois se révèle, de nouveau, comme le souligne le Lev David, du ‘Hida, d’après ce qu’explique Rabbi Moché Zakouta, dans son Tikoun Chovavim. Et, l’on consultera également la Michna, à la fin du chapitre 3 du traité Guittin et les responsa du Rav Y. Irgas, à la fin du Mavo Peta’him, au paragraphe 5. Chaque année, la Hilloula du Juste est bien un jour de joie.

2. La joie est inspirée par un élément nouveau, auquel on n’a encore jamais été confronté. Certes, un événement peut provoquer la joie chaque fois qu’il se produit. Mais, même au jour du décès, il n’est pas, à proprement parler, nouveau. En pareil cas, la joie ne peut être réellement débordante, comme elle l’est pour ce qui est effectivement neuf et se présente pour la toute première fois.

De façon générale, les âmes, à chaque époque, ne sont pas “ nouvelles ”, c’est-à-dire qu’elles sont d’ores et déjà descendues dans le monde. Après le décès, lorsqu’elles reçoivent l’élévation, la joie reste donc limitée, car il ne s’agit plus de la première fois. Ces âmes se sont déjà trouvées dans le monde auparavant, puis l’ont quitté.

Certes, l’âme s’élève, à chaque fois, d’une manière différente. Pour autant, elle a d’ores et déjà connu l’élévation et, dès lors, il est impossible que la joie soit aussi intense qu’elle l’était, la première fois.

L’âme de l’Admour Hazaken, par contre, fut nouvelle, comme l’explique le Likouteï Dibbourim, à la page 473. Elle descendait pour la première fois dans le monde et, lorsqu’elle le quitta, la joie fut beaucoup plus intense que lors du décès des Justes dont l’âme ne se trouvait pas ici-bas pour la première fois. Il y avait bien, dans le cas de l’Admour Hazaken, un événement nouveau, qui se produisait pour la première fois.

Comme nous l’avons vu, ce qui se produisit, la première année, se reproduit par la suite, chaque année, à l’identique. Combien plus en est-il ainsi cette année, la cent cinquantième après le décès, qui survient le même jour de la semaine, alors qu’on lit la même Paracha de la Torah.

Chaque année, quand revient le 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken, qui quitta ce monde en 5573 (1813), cette joie intense éclaire et se dévoile, de manière chaque fois plus forte, comme l’explique Iguéret Hakodech, au chapitre 14.

3. L’un des effets de la joie est également de “ briser les limites ”, de supprimer les barrières et les obstacles.

Puisse donc D.ieu faire que disparaissent les barrières et les limites que subissent tous ceux qui sont liés à l’Admour Hazaken, qu’ils le soient d’un lien spirituel, parce qu’ils “ suivent ses voies ”, ou bien par l’action concrète, par la parole, par la pensée, ou encore, parce qu’ils sont ses descendants, puisque “ le père confère un mérite à son fils ”, quelle que soit, par ailleurs, sa situation, selon le traité Edouyot, chapitre 2, Michna 9, rien ne pouvant lui faire perdre sa qualité de fils.

Que tous obtiennent donc la satisfaction de leurs besoins, matériels et spirituels et qu’ils reçoivent la bénédiction, sans que rien ne lui fasse obstacle, ainsi qu’ils est dit : “ Sa Parole court promptement ”, comme l’explique le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h.

Puisse D.ieu faire que nous “ suivions ses voies ”, par nos pensées, nos paroles et nos actions, au quotidien, que nous étudions, en particulier, l’enseignement de la ‘Hassidout, pour laquelle l’Admour Hazaken fit don de lui-même, que nous adoptions ses usages et ses pratiques.

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