L'intervention des disciples - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Pessa'h - Paragraphes 2-3
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
2. «Il arriva que Rabbi Eliézer...».
Nous avons déjà vu que ce qui est considéré comme richesse pour l’un n’est que pauvreté pour l’autre. C’est pour cela qu’il faut aimer D.ieu «de tout ton pouvoir», c’est-à-dire en fonction des possibilités de chacun.
Ceci nous permettra de comprendre ce qui est rapporté du Séder de Rabbi Eliézer et d’autres Sages, à qui les disciples vinrent dire : «Maîtres, il est l’heure de réciter le Chema Israël du matin».
On peut, en effet, être surpris par ce que la Haggada dit ici. Les Sages qu’elle mentionne, de Rabbi Eliézer à Rabbi Tarfon, possédaient tous des âmes particulièrement élevées et ils se comportaient ici-bas, à l’image de ce qui existe làhaut. Quand arriva le temps de lire le Chema Israël du matin, ne pouvaient-ils s’en apercevoir par leurs propres moyens ? Pourquoi fallait-il que leurs disciples les en préviennent ?
Cette question se pose encore plus fortement d’après l’explication de la ‘Hassidout selon laquelle la phrase «ils racontaient la sortie d’Egypte» peut également être lue : «ils rendaient brillante la sortie d’Egypte». Leur récit fit donc jaillir la lumière et leurs élèves purent ainsi ressentir que le matin était venue. Dès lors, comment ne le perçurent-ils pas eux-mêmes ?
3. Nous répondrons à ces questions en fonction de ce qui a été exposé auparavant. Les réceptacles des maîtres étaient beaucoup plus larges que ceux de leurs élèves.
Ainsi, la lumière attirée par les Sages était suffisante pour que les élèves puissent ressentir le matin, la clarté, portant leurs réceptacles à saturation. Ceux des maîtres, en revanche, ne l’étaient pas et ils poursuivaient donc le récit de la sortie d’Egypte, se libéraient encore de leurs propres limites et de leurs entraves.
Néanmoins, les maîtres étaient bien parvenus à apporter la lumière aux disciples. Or, le fait d’illuminer son prochain rétroagit sur sa propre personne. C’est pour cela que les élèves vinrent dire : «Maîtres, il est l’heure de lire le Chema Israël du matin».
Leur message était le suivant : «Sachez que, pour nous, il fait déjà clair. En conséquence, même si pour vous, eu égard à votre grande élévation, la sortie d’Egypte se poursuit, vous nous avez bien apporté la lumière. Vous pouvez donc lire le Chema Israël du matin».
Il y a bien là un enseignement pour chacun. Il faut se consacrer aux autres, agir pour les libérer de leur «Egypte» personnelle. On peut avoir conscience de se trouver soi-même en Egypte et être attaqué par le mauvais penchant, qui dit : «Ne peux-tu pas te contenter de ta propre Egypte ?». On doit donc savoir qu’une telle conception est erronée. En apportant son aide à son prochain, on parvient effectivement à se libérer de sa propre Egypte.
Nous avons déjà vu que ce qui est considéré comme richesse pour l’un n’est que pauvreté pour l’autre. C’est pour cela qu’il faut aimer D.ieu «de tout ton pouvoir», c’est-à-dire en fonction des possibilités de chacun.
Ceci nous permettra de comprendre ce qui est rapporté du Séder de Rabbi Eliézer et d’autres Sages, à qui les disciples vinrent dire : «Maîtres, il est l’heure de réciter le Chema Israël du matin».
On peut, en effet, être surpris par ce que la Haggada dit ici. Les Sages qu’elle mentionne, de Rabbi Eliézer à Rabbi Tarfon, possédaient tous des âmes particulièrement élevées et ils se comportaient ici-bas, à l’image de ce qui existe làhaut. Quand arriva le temps de lire le Chema Israël du matin, ne pouvaient-ils s’en apercevoir par leurs propres moyens ? Pourquoi fallait-il que leurs disciples les en préviennent ?
Cette question se pose encore plus fortement d’après l’explication de la ‘Hassidout selon laquelle la phrase «ils racontaient la sortie d’Egypte» peut également être lue : «ils rendaient brillante la sortie d’Egypte». Leur récit fit donc jaillir la lumière et leurs élèves purent ainsi ressentir que le matin était venue. Dès lors, comment ne le perçurent-ils pas eux-mêmes ?
3. Nous répondrons à ces questions en fonction de ce qui a été exposé auparavant. Les réceptacles des maîtres étaient beaucoup plus larges que ceux de leurs élèves.
Ainsi, la lumière attirée par les Sages était suffisante pour que les élèves puissent ressentir le matin, la clarté, portant leurs réceptacles à saturation. Ceux des maîtres, en revanche, ne l’étaient pas et ils poursuivaient donc le récit de la sortie d’Egypte, se libéraient encore de leurs propres limites et de leurs entraves.
Néanmoins, les maîtres étaient bien parvenus à apporter la lumière aux disciples. Or, le fait d’illuminer son prochain rétroagit sur sa propre personne. C’est pour cela que les élèves vinrent dire : «Maîtres, il est l’heure de lire le Chema Israël du matin».
Leur message était le suivant : «Sachez que, pour nous, il fait déjà clair. En conséquence, même si pour vous, eu égard à votre grande élévation, la sortie d’Egypte se poursuit, vous nous avez bien apporté la lumière. Vous pouvez donc lire le Chema Israël du matin».
Il y a bien là un enseignement pour chacun. Il faut se consacrer aux autres, agir pour les libérer de leur «Egypte» personnelle. On peut avoir conscience de se trouver soi-même en Egypte et être attaqué par le mauvais penchant, qui dit : «Ne peux-tu pas te contenter de ta propre Egypte ?». On doit donc savoir qu’une telle conception est erronée. En apportant son aide à son prochain, on parvient effectivement à se libérer de sa propre Egypte.