Quarante deux étapes de l'existence - Likoutei Sihot - Volume 4 - Parachat Massei - Paragraphes 1-2
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Masseï Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 4
1. Le Baal Chem Tov dit que chaque Juif traverse, au cours de sa vie, les quarante deux étapes définies par la Parchat Masseï, comme le rapporte le Dégel Ma’hané, à la Parchat Masseï. Ainsi, la sortie d’Egypte correspond à la naissance de l’homme. Puis, tout au long de son existence, il revit les autres étapes, jusqu’à parvenir au “ pays de la vie ” céleste.
Il est vrai que certaines, parmi ces étapes, allaient à l’encontre de la Volonté de D.ieu et, dès lors, comment les retrouver systématiquement dans la vie de chacun ? Nous le comprendrons d’après l’explication du Baal Chem Tov, selon laquelle toutes ces étapes appartenaient d’emblée au domaine de la Sainteté. Néanmoins, chacun reçoit le libre arbitre et seules les actions des hommes firent que certaines étapes eurent des conséquences négatives.
Il en résulte que, si l’homme fait le bon choix, ainsi qu’il est dit : “ Tu choisiras la vie ”, D.ieu lui accordant, à travers cette Injonction, la force d’y parvenir, ces étapes peuvent effectivement constituer une succession d’élévations, dans le domaine de la Sainteté.
Le Baal Chem Tov cite, à titre d’exemple, l’étape de Kivrot Ha Taava, “ où l’on enterra ceux, parmi le peuple, qui étaient victimes de leurs passions ”. Dans le domaine de la Sainteté, et même à son stade le plus élevé, il s’agit là de la situation dans laquelle toute passion disparaît. Non seulement, celle-ci n’est plus ressentie, mais, bien plus, elle est même “ enterrée ” et devient inconcevable. Seule l’intervention du mauvais penchant fait qu’il puisse, par la suite, en découler le contraire du bien. C’est là ce qu’explique le Baal Chem Tov.
On peut en déduire ce que sont ces quarante deux étapes dans la vie d’un homme juif. Si on les observe, de la manière dont elles se sont réalisées jusqu’à maintenant, on peut déterminer celles qui ont été utilisées de la manière qui convient et celles qui ne l’ont pas été. Pour l’avenir, en revanche, s’agissant d’étapes que l’on n’a pas encore vécu, on conserve le libre arbitre et l’on se doit d’en faire usage d’une façon positive.
Bien plus, il est dit que “ tu choisiras la vie ” et l’on optera donc pour “ l’arbre de vie ”, c’est-à-dire pour l’enseignement profond de la Torah, mettant en évidence le bien qui se trouve en chacun et transformant ce qui n’est pas bon en élixir de vie.
2. Il en est de même pour la période des trois semaines, au cours de laquelle est toujours lue la Parchat Masseï. Les événements qui sont à l’origine de cette période auraient pu être les manifestations les plus élevées du domaine de la Sainteté, si les forces du mal ne s’en étaient mêlées. On peut, du reste, l’établir, en observant l’ampleur de la chute qui en résulta.
Ce qui vient d’être dit peut être rapproché de la faute du veau d’or, à l’origine de toutes celles qui furent commises par la suite. Or, le Midrach Chemot Rabba, chapitre 42, paragraphe 5, souligne que cette faute fut possible parce que les enfants d’Israël avaient observé, lors du don de la Torah, le Char céleste et, en particulier, la face du bœuf qui s’y trouve.
Il en résulte que ce qui peut provoquer la faute la plus grave, en l’occurrence celle du veau d’or, peut aussi être positif, dès lors que l’on “ choisit la vie ”, bien plus, que l’on en fasse usage pour le stade le plus élevé de la Sainteté. En l’occurrence, il s’agissait bien d’observer le Char céleste, à son niveau le plus haut, au-delà de ce que put percevoir le prophète Yé’hezkel, fils de Bouzi, comme l’explique le Yalkout Chimeoni, Yethro, au début du paragraphe 286.
Il en fut ainsi pour Yeroboam, fils de Nabat, mentionné par la Michna comme l’exemple de quelqu’un qui “ fauta et conduisit les autres à la faute ”. Malgré cela, le traité Sanhédrin 103b précise qu’il développa cent trois interprétations de la Torat Cohanim. Il est dit que “ Il portait un vêtement nouveau et tous deux étaient seuls dans le champ ”, ce qui veut dire qu’il étudia la Torah avec A’hya de Shilo et conçut des explications nouvelles de la Torah que seuls l’un et l’autre pouvaient comprendre, comme le dit le traité Sanhédrin 102a.
Mais, les forces du mal intervinrent et il résulta de tout cela une situation totalement opposée à ce qu’elle aurait dû être. Et, de fait, cent trois est la valeur numérique de Egel, le veau. Mais, il est clair qu’en faisant le choix de la vie, Yeroboam aurait pu se servir de cette perception profonde de la manière la plus élevée.
Il en est de même pour les trois semaines. Les événements qui en sont à l’origine auraient pu recevoir la forme la plus élevée, dans le domaine de la Sainteté, si les forces du mal n’étaient pas intervenues. Bien plus, même après cette intervention négative, la Techouva reste capable de transformer les fautes intentionnellement commises en bienfaits.
La Techouva provoque la délivrance immédiate. Lorsque nous l’obtiendrons, “ ces jours seront transformés en joie et en allégresse ”.
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Il est vrai que certaines, parmi ces étapes, allaient à l’encontre de la Volonté de D.ieu et, dès lors, comment les retrouver systématiquement dans la vie de chacun ? Nous le comprendrons d’après l’explication du Baal Chem Tov, selon laquelle toutes ces étapes appartenaient d’emblée au domaine de la Sainteté. Néanmoins, chacun reçoit le libre arbitre et seules les actions des hommes firent que certaines étapes eurent des conséquences négatives.
Il en résulte que, si l’homme fait le bon choix, ainsi qu’il est dit : “ Tu choisiras la vie ”, D.ieu lui accordant, à travers cette Injonction, la force d’y parvenir, ces étapes peuvent effectivement constituer une succession d’élévations, dans le domaine de la Sainteté.
Le Baal Chem Tov cite, à titre d’exemple, l’étape de Kivrot Ha Taava, “ où l’on enterra ceux, parmi le peuple, qui étaient victimes de leurs passions ”. Dans le domaine de la Sainteté, et même à son stade le plus élevé, il s’agit là de la situation dans laquelle toute passion disparaît. Non seulement, celle-ci n’est plus ressentie, mais, bien plus, elle est même “ enterrée ” et devient inconcevable. Seule l’intervention du mauvais penchant fait qu’il puisse, par la suite, en découler le contraire du bien. C’est là ce qu’explique le Baal Chem Tov.
On peut en déduire ce que sont ces quarante deux étapes dans la vie d’un homme juif. Si on les observe, de la manière dont elles se sont réalisées jusqu’à maintenant, on peut déterminer celles qui ont été utilisées de la manière qui convient et celles qui ne l’ont pas été. Pour l’avenir, en revanche, s’agissant d’étapes que l’on n’a pas encore vécu, on conserve le libre arbitre et l’on se doit d’en faire usage d’une façon positive.
Bien plus, il est dit que “ tu choisiras la vie ” et l’on optera donc pour “ l’arbre de vie ”, c’est-à-dire pour l’enseignement profond de la Torah, mettant en évidence le bien qui se trouve en chacun et transformant ce qui n’est pas bon en élixir de vie.
2. Il en est de même pour la période des trois semaines, au cours de laquelle est toujours lue la Parchat Masseï. Les événements qui sont à l’origine de cette période auraient pu être les manifestations les plus élevées du domaine de la Sainteté, si les forces du mal ne s’en étaient mêlées. On peut, du reste, l’établir, en observant l’ampleur de la chute qui en résulta.
Ce qui vient d’être dit peut être rapproché de la faute du veau d’or, à l’origine de toutes celles qui furent commises par la suite. Or, le Midrach Chemot Rabba, chapitre 42, paragraphe 5, souligne que cette faute fut possible parce que les enfants d’Israël avaient observé, lors du don de la Torah, le Char céleste et, en particulier, la face du bœuf qui s’y trouve.
Il en résulte que ce qui peut provoquer la faute la plus grave, en l’occurrence celle du veau d’or, peut aussi être positif, dès lors que l’on “ choisit la vie ”, bien plus, que l’on en fasse usage pour le stade le plus élevé de la Sainteté. En l’occurrence, il s’agissait bien d’observer le Char céleste, à son niveau le plus haut, au-delà de ce que put percevoir le prophète Yé’hezkel, fils de Bouzi, comme l’explique le Yalkout Chimeoni, Yethro, au début du paragraphe 286.
Il en fut ainsi pour Yeroboam, fils de Nabat, mentionné par la Michna comme l’exemple de quelqu’un qui “ fauta et conduisit les autres à la faute ”. Malgré cela, le traité Sanhédrin 103b précise qu’il développa cent trois interprétations de la Torat Cohanim. Il est dit que “ Il portait un vêtement nouveau et tous deux étaient seuls dans le champ ”, ce qui veut dire qu’il étudia la Torah avec A’hya de Shilo et conçut des explications nouvelles de la Torah que seuls l’un et l’autre pouvaient comprendre, comme le dit le traité Sanhédrin 102a.
Mais, les forces du mal intervinrent et il résulta de tout cela une situation totalement opposée à ce qu’elle aurait dû être. Et, de fait, cent trois est la valeur numérique de Egel, le veau. Mais, il est clair qu’en faisant le choix de la vie, Yeroboam aurait pu se servir de cette perception profonde de la manière la plus élevée.
Il en est de même pour les trois semaines. Les événements qui en sont à l’origine auraient pu recevoir la forme la plus élevée, dans le domaine de la Sainteté, si les forces du mal n’étaient pas intervenues. Bien plus, même après cette intervention négative, la Techouva reste capable de transformer les fautes intentionnellement commises en bienfaits.
La Techouva provoque la délivrance immédiate. Lorsque nous l’obtiendrons, “ ces jours seront transformés en joie et en allégresse ”.
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