Attention de ne pas dévier ! Likouté sihot - Volume 1 - Parachat Vaygach - Paragraphes 9-15
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayigach Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
9. Les écrits du Ari Zal soulignent qu’en disant aux Egyptiens : «Voici des semences», Yossef leur demanda également de se circoncire. Agissant de la sorte, il insuffla une vitalité supplémentaire aux forces de mal de l’Egypte et il allongea l’exil d’autant. Ils disent aussi que le paragraphe de la Haggada commençant par «Voici le pain de la pauvreté» est annonciateur de la délivrance. C’est pour cela que ce texte, selon la version que retient le Ari Zal, commence par Hé La’hma, alors que d’autres versions disent Ha La’hma. Car, de fait, il y a une différence entre Hé et Ha. Ha La’hma Anya signifie «voici le pain de la pauvreté» et Hé La’hma Anya, «prenez pour vous le pain de la pauvreté».
10. De quelle manière la proclamation «voici le pain de la pauvreté» fut-elle une réparation de l’affirmation «voici des semences» ? Pour répondre à cette question, nous définirons tout d’abord le préjudice qui résulta du fait que Yossef ait dit : «Voici des semences».
De fait, qu’y avait-il de mal dans cette phrase que Yossef prononça devant les Egyptiens ? Logiquement, non seulement rien de négatif n’aurait dû en résulter mais, bien plus, une telle affirmation semble même être positive. Tout d’abord, Yossef transplanta tous les Egyptiens d’une région à l’autre, à l’intérieur de l’Egypte. Il put ainsi obtenir que ses frères ne se sentent pas étrangers, ne soient pas considérés comme des étrangers. De plus, dans la dimension spirituelle, Yossef était le «Juste, fondement du monde» et ses différentes interventions avaient pour effet de diffuser la Divinité, dans le monde. N’était-il pas positif d’en faire de même auprès des Egyptiens ?
L’explication est, en fait, la suivante.
Yossef prit, en l’occurrence, une initiative personnelle. Certes, en adoptant cette attitude, il rapprocha les Egyptiens du domaine de la sainteté. Mais, dès lors qu’il le fit sur son propre avis, il apporta une vitalité accrue aux forces du mal. En effet, les Egyptiens, pour leur part, n’étaient pas encore prêts à recevoir une telle élévation.
C’est ainsi que l’exil d’Egypte fut accru et tel est le sens de l’affirmation : «voici le pain de la pauvreté que nos ancêtres mangèrent dans la pays de l’Egypte». Cet exil fut plus âpre parce que Yossef avait dit : «Voici des semences».
Un épisode similaire se passa pour Moché, notre maître. Celui-ci, de sa propre initiative, accepta des Egyptiens qui souhaitaient se joindre au peuple juif. La faute du veau d’or en résulta et D.ieu lui dit alors : «Ton peuple, que tu as fait sortir d’Egypte, s’est corrompu», désignant ainsi nommément ces Egyptiens dont Moché avait choisi d’accepter la présence.
11. Mon beau-père, le Rabbi, affirme, dans de nombreuses lettres et dans différents discours ‘hassidiques, qu’il importe, avant tout, de tirer de chaque chose un enseignement pour le service de D.ieu et c’est également le cas pour ce qui vient d’être dit.
Il est systématiquement demandé de se sentir proche de chaque Juif, qui qu’il soit. Pour autant, on ne doit pas se compromettre soi-même et l’on doit garder présent à l’esprit que la proximité pouvant être établi avec son prochain ne doit jamais être au prix d’une concession pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, ce qu’à D.ieu ne plaise.
Selon une expression bien connue, lorsque quelqu’un se noie, il faut tout faire pour le sauver. Pour autant, on doit s’assurer que l’on ne se noiera pas soi-même.
Nous avons déjà développé le commentaire de la Michna : «Sois l’un des disciples d’Aharon le Cohen, aime les créatures et rapproche-les de la Torah». Celle-ci délivre les deux enseignements suivants :
A) Il faut être proche de tous, y compris des «créatures», c’est-à-dire de ceux qui n’ont aucun autre mérite que celui d’avoir été créé par D.ieu.
B) Le moyen d’être proche des autres est de les lier à la Torah et non d’adapter la Torah à ce qu’ils sont, ce qu’à D.ieu ne plaise. Bien au contraire, les «créatures» doivent aussi la recevoir sous sa forme la plus intègre, y compris les coutumes juives, qui en sont partie intégrante.
12. Quelle implication concrète peut-on tirer de ce qui vient d’être dit ?
Quelqu’un pourrait se dire : «S’il m’est possible de rapprocher quelqu’un de la pratique juive, pourquoi devrais-je mener une si profonde analyse ? J’oublierai donc de séparer les hommes et les femmes, à la synagogue. De la sorte, un plus grand nombre de Juifs la fréquenteront et ils se rapprocheront du Judaïsme.»
Cet homme poursuivra : «Si tous les Juifs de la région respectaient la Torah et les Mitsvot, il faudrait, à n’en pas douter, adopter le comportement le plus rigoriste. Mais, on constate aussi de nombreuses oppositions à la pratique juive. Il faut donc se résoudre à composer pour tout ce qui est accessoire, afin de préserver ce qui est essentiel.»
10. De quelle manière la proclamation «voici le pain de la pauvreté» fut-elle une réparation de l’affirmation «voici des semences» ? Pour répondre à cette question, nous définirons tout d’abord le préjudice qui résulta du fait que Yossef ait dit : «Voici des semences».
De fait, qu’y avait-il de mal dans cette phrase que Yossef prononça devant les Egyptiens ? Logiquement, non seulement rien de négatif n’aurait dû en résulter mais, bien plus, une telle affirmation semble même être positive. Tout d’abord, Yossef transplanta tous les Egyptiens d’une région à l’autre, à l’intérieur de l’Egypte. Il put ainsi obtenir que ses frères ne se sentent pas étrangers, ne soient pas considérés comme des étrangers. De plus, dans la dimension spirituelle, Yossef était le «Juste, fondement du monde» et ses différentes interventions avaient pour effet de diffuser la Divinité, dans le monde. N’était-il pas positif d’en faire de même auprès des Egyptiens ?
L’explication est, en fait, la suivante.
Yossef prit, en l’occurrence, une initiative personnelle. Certes, en adoptant cette attitude, il rapprocha les Egyptiens du domaine de la sainteté. Mais, dès lors qu’il le fit sur son propre avis, il apporta une vitalité accrue aux forces du mal. En effet, les Egyptiens, pour leur part, n’étaient pas encore prêts à recevoir une telle élévation.
C’est ainsi que l’exil d’Egypte fut accru et tel est le sens de l’affirmation : «voici le pain de la pauvreté que nos ancêtres mangèrent dans la pays de l’Egypte». Cet exil fut plus âpre parce que Yossef avait dit : «Voici des semences».
Un épisode similaire se passa pour Moché, notre maître. Celui-ci, de sa propre initiative, accepta des Egyptiens qui souhaitaient se joindre au peuple juif. La faute du veau d’or en résulta et D.ieu lui dit alors : «Ton peuple, que tu as fait sortir d’Egypte, s’est corrompu», désignant ainsi nommément ces Egyptiens dont Moché avait choisi d’accepter la présence.
11. Mon beau-père, le Rabbi, affirme, dans de nombreuses lettres et dans différents discours ‘hassidiques, qu’il importe, avant tout, de tirer de chaque chose un enseignement pour le service de D.ieu et c’est également le cas pour ce qui vient d’être dit.
Il est systématiquement demandé de se sentir proche de chaque Juif, qui qu’il soit. Pour autant, on ne doit pas se compromettre soi-même et l’on doit garder présent à l’esprit que la proximité pouvant être établi avec son prochain ne doit jamais être au prix d’une concession pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, ce qu’à D.ieu ne plaise.
Selon une expression bien connue, lorsque quelqu’un se noie, il faut tout faire pour le sauver. Pour autant, on doit s’assurer que l’on ne se noiera pas soi-même.
Nous avons déjà développé le commentaire de la Michna : «Sois l’un des disciples d’Aharon le Cohen, aime les créatures et rapproche-les de la Torah». Celle-ci délivre les deux enseignements suivants :
A) Il faut être proche de tous, y compris des «créatures», c’est-à-dire de ceux qui n’ont aucun autre mérite que celui d’avoir été créé par D.ieu.
B) Le moyen d’être proche des autres est de les lier à la Torah et non d’adapter la Torah à ce qu’ils sont, ce qu’à D.ieu ne plaise. Bien au contraire, les «créatures» doivent aussi la recevoir sous sa forme la plus intègre, y compris les coutumes juives, qui en sont partie intégrante.
12. Quelle implication concrète peut-on tirer de ce qui vient d’être dit ?
Quelqu’un pourrait se dire : «S’il m’est possible de rapprocher quelqu’un de la pratique juive, pourquoi devrais-je mener une si profonde analyse ? J’oublierai donc de séparer les hommes et les femmes, à la synagogue. De la sorte, un plus grand nombre de Juifs la fréquenteront et ils se rapprocheront du Judaïsme.»
Cet homme poursuivra : «Si tous les Juifs de la région respectaient la Torah et les Mitsvot, il faudrait, à n’en pas douter, adopter le comportement le plus rigoriste. Mais, on constate aussi de nombreuses oppositions à la pratique juive. Il faut donc se résoudre à composer pour tout ce qui est accessoire, afin de préserver ce qui est essentiel.»