Un mois rempli d'une Mitsva ! Likoutei sihot Volume 1 - Parachat Emor Paragraphes 1-4

29 avril 2023 · 8 iyar 5783 · 9:48 · 54 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Emor Série : EmorSérie : Likoutei sihot

Partager sur WhatsApp

1. Iyar possède une qualité que n’ont pas tous les autres mois de l’année. En effet, on accomplit une Mitsva particulière en chacun de ses jours, celle du compte de l’Omer.

Pendant Nissan, ce compte est seulement effectué pendant la seconde quinzaine du mois, alors qu’en Sivan, il se limite uniquement à ses premiers jours. En Iyar, par contre, on compte l’Omer pendant tous les jours du mois.

Certes, on ne dit pas le Ta’hanoun pendant la majeure partie de Tichri et l’intégralité de Nissan. De plus, il est dit, à propos de Nissan, que “ ce mois-ci sera pour vous le début des mois, le premier des mois de l’année ”. Le Chneï Lou’hot Haberit en déduit que chaque jour de Nissan peut être considéré comme un Roch ‘Hodech.

Pour autant, l’importance de Tichri et de Nissan n’est pas la conséquence de ce que l’homme doit alors accomplir. Elle découle des qualités intrinsèques de ces mois. La valeur d’Iyar, en revanche, dépend de l’action de l’homme, qui compte l’Omer.

La relation entre la Mitsva de compter l’Omer et la période pendant laquelle elle se pratique est plus affirmée que le lien qui existe entre d’autres Mitsvot et leur moment d’application. Parfois, l’une et l’autre ne sont pas liées du tout. Ainsi, la Mitsva de manger de la Matsa, à Pessa’h, est indépendante de la date à laquelle elle est appliquée, le 15 Nissan. Néanmoins, c’est bien à ce moment qu’a été instaurée cette consommation.

Pour ce qui est du Omer, en revanche, il s’agit de compter les jours, le temps. En ce sens, le mois d’Iyar possède une vertu particulière, puisque tous les jours qui le constituent donnent l’occasion d’accomplir cette Mitsva.

2. Le compte de l’Omer est une Mitsva quotidienne. Bien plus, le compte de chaque jour conditionne l’application globale de la Mitsva, pendant les jours qui ont précédé et pendant ceux qui suivront. Bien plus, la préparation au don de la Torah en dépend également.

Cette qualité se révèle, de manière identique, en chaque jour de cette période pendant laquelle on compte l’Omer.

Ainsi, un des caractères du mois d’Iyar permet d’établir un point commun à tous les jours qui le constituent.

3. De façon générale, il y a une différence entre le début et la fin d’un mois.

Le Pardès explique que les douze mois de l’année correspondent aux douze combinaisons du Nom divin Avaya, le Tétragramme. De fait, ce Nom est constitué de quatre lettres et, de même, un mois a quatre semaines, auxquelles s’ajoutent encore quelques jours.

Il est clair que chacune des quatre lettres constituant le Nom de D.ieu possède sa qualité propre. Plus généralement, les deux premières lettres, le Youd et le Hé, se distinguent des deux dernières, le Vav et le Hé. La première des douze combinaisons présente ces lettres dans l’ordre et, même dans les autres combinaisons, les deux premières lettres dépassent les deux dernières.

De façon similaire, chaque semaine possède ses particularités propres et, de façon générale, les deux premières semaines du mois sont plus élevées que les deux dernières.

Cette distinction a une incidence, en particulier, sur la fixation de la date d’un mariage, qui ne se fait pas de la même façon durant la première et la dernière quinzaine du mois.

Or, toutes ces distinctions n’existent pas pour le mois d’Iyar, dont tous les jours, de ce point de vue, sont identiques pour le service de D.ieu.

4. Comment obtenir que tous les jours du mois soient identiques ? Le nom de ce mois, Iyar, permet de répondre à cette question, au moins de manière allusive.

Iyar est constitué des initiales d’Avraham, Its’hak, Yaakov, Ra’hel, les quatre “ pieds ” soutenant le char céleste. La partie révélée de la Torah mentionne également cette explication et la Hala’ha la retient.

Le Tanya précise pourquoi Avraham, Its’hak, Yaakov et Ra’hel sont définis comme les pieds du char céleste : “ Tous les membres de leur corps étaient saints, séparés des préoccupations de ce monde ”. Celui qui n’a pas de volonté propre, qui met en pratique, dans son comportement, le Précepte : “ en toutes tes vois, connais-Le ”, qui est totalement soumis à D.ieu est effectivement comparable à un char, ne pouvant qu’obéir aux ordres du cocher.

Pour celui qui parvient à une telle élévation, tous les jours sont effectivement identiques, sa seule préoccupation étant la Divinité. Le mois d’Iyar permet donc de devenir un char, assurant de cette manière la transition entre Nissan, “ lorsque tu feras sortir ce peuple d’Egypte ” et Sivan, le troisième mois, lorsque “ la lumière triple fut donnée au peuple triple ”, “ vous servirez D.ieu sur cette montagne ”, à la manière d’un serviteur, avec une soumission véritable.

Autres cours de la série Emor

Toutes les vidéos

Autres cours de Rav Menahem Altabe

Toutes les vidéos