Le Chabbat des trois semaines - Likoutei sihot - Volume 2 - Devarim Paragraphe 2
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Devarim Série : DevarimSérie : Likoutei sihot
2. Nous avons déjà eu l’occasion d’expliquer que la tristesse des trois semaines commémorant la destruction du Temple ne doit pas être ressentie pendant le Chabbat. Ce jour doit être joyeux. Bien plus, il doit l’être beaucoup plus que tous les autres Chabbat de l’année, afin que l’on ne puisse imaginer que l’on ressente alors la tristesse de ces trois semaines.
On peut donner, à ce propos, une explication plus profonde. Le Chabbat préfigure le monde futur, défini comme “ le jour qui sera entièrement Chabbat ”. La délivrance sera telle qu’elle effacera toute trace de l’exil. En conséquence, on ne doit pas ressentir les trois semaines pendant le Chabbat.
Néanmoins, ce qui vient d’être dit justifie uniquement que l’on n’éprouve pas, pendant le Chabbat, un sentiment contraire à la joie. En revanche, pourquoi se réjouir en ce Chabbat, plus que tous les autres Chabbat de l’année ? La réponse à cette question est la suivante.
On sait que la délivrance conduit vers une situation plus élevée que celle que l’on connaissait avant l’exil. En effet, si l’on se contentait de retrouver la situation initiale, quelle serait la raison d’être de cet exil ? Ainsi, nos Sages envisagent la situation de celui qui détruit dans le but de construire. Il est clair qu’une telle démarche est justifiée uniquement si le nouvel édifice est plus haut que le précédent.
Il en est ainsi chaque fois que l’on est libéré d’un exil. La délivrance est systématiquement plus élevée que la situation précédant l’exil, même si un exil ultérieur reste envisageable, comme ce fut le cas, par exemple, lors de la sortie d’Egypte. En effet, l’exil permet d’apporter l’élévation aux parcelles de sainteté disséminées dans la matière et c’est précisément là sa raison d’être.
Combien plus en est-il ainsi pour ce qui est de la délivrance future, qui sera complète et véritable, ne sera suivie d’aucun exil. Il est bien clair qu’elle révélera une lumière nouvelle, une phase nouvelle qui rendra l’exil impossible. Avant l’exil, cette lumière n’était pas révélée et c’est précisément pour cela que l’exil fut possible. Par contre, la délivrance introduira une période nouvelle, dans laquelle l’exil sera exclu.
Ce Chabbat, qui se trouve dans les trois semaines, préfigure donc le monde futur, le “ jour qui sera entièrement Chabbat ”. En conséquence, la joie doit être particulièrement intense, puisqu’elle apporte la force de transformer les trois semaines en allégresse et en bonheur. Le dévoilement du monde futur, transcendant les notions d’exil et de délivrance, aura la force de changer les trois semaines en célébrations joyeuses.
C’est la raison pour laquelle le Choul’han Arou’h explique que, pendant les Chabbat des trois semaines, on peut faire un festin comparable à celui du roi Chlomo, à son époque, lorsque la pleine lune était permanente.
Ce Chabbat porte en lui, de manière potentielle, la réalisation de la promesse selon laquelle “ ces jours se transformeront en joie et en allégresse ”.
On peut donner, à ce propos, une explication plus profonde. Le Chabbat préfigure le monde futur, défini comme “ le jour qui sera entièrement Chabbat ”. La délivrance sera telle qu’elle effacera toute trace de l’exil. En conséquence, on ne doit pas ressentir les trois semaines pendant le Chabbat.
Néanmoins, ce qui vient d’être dit justifie uniquement que l’on n’éprouve pas, pendant le Chabbat, un sentiment contraire à la joie. En revanche, pourquoi se réjouir en ce Chabbat, plus que tous les autres Chabbat de l’année ? La réponse à cette question est la suivante.
On sait que la délivrance conduit vers une situation plus élevée que celle que l’on connaissait avant l’exil. En effet, si l’on se contentait de retrouver la situation initiale, quelle serait la raison d’être de cet exil ? Ainsi, nos Sages envisagent la situation de celui qui détruit dans le but de construire. Il est clair qu’une telle démarche est justifiée uniquement si le nouvel édifice est plus haut que le précédent.
Il en est ainsi chaque fois que l’on est libéré d’un exil. La délivrance est systématiquement plus élevée que la situation précédant l’exil, même si un exil ultérieur reste envisageable, comme ce fut le cas, par exemple, lors de la sortie d’Egypte. En effet, l’exil permet d’apporter l’élévation aux parcelles de sainteté disséminées dans la matière et c’est précisément là sa raison d’être.
Combien plus en est-il ainsi pour ce qui est de la délivrance future, qui sera complète et véritable, ne sera suivie d’aucun exil. Il est bien clair qu’elle révélera une lumière nouvelle, une phase nouvelle qui rendra l’exil impossible. Avant l’exil, cette lumière n’était pas révélée et c’est précisément pour cela que l’exil fut possible. Par contre, la délivrance introduira une période nouvelle, dans laquelle l’exil sera exclu.
Ce Chabbat, qui se trouve dans les trois semaines, préfigure donc le monde futur, le “ jour qui sera entièrement Chabbat ”. En conséquence, la joie doit être particulièrement intense, puisqu’elle apporte la force de transformer les trois semaines en allégresse et en bonheur. Le dévoilement du monde futur, transcendant les notions d’exil et de délivrance, aura la force de changer les trois semaines en célébrations joyeuses.
C’est la raison pour laquelle le Choul’han Arou’h explique que, pendant les Chabbat des trois semaines, on peut faire un festin comparable à celui du roi Chlomo, à son époque, lorsque la pleine lune était permanente.
Ce Chabbat porte en lui, de manière potentielle, la réalisation de la promesse selon laquelle “ ces jours se transformeront en joie et en allégresse ”.