Un travail sans fatigue ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Vayakhel Paragraphes 1-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayakhel Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
. Notre Sidra commence par ces mots: “ Moché rassembla la communauté des enfants d’Israël et leur dit. Voici les Paroles que D.ieu a demandé d’observer. Pendant six jours, le travail sera fait. Puis, le septième jour sera saint pour vous. Ce sera le Chabbat du Chabbat».
Différentes questions se posent ici et certaines d’entre elles sont citées par les Commentateurs de la Torah :
A) Pourquoi dire «Moché rassembla» alors que l’expression usuelle de la Torah est «Moché dit» ? De nombreux versets permettent de l’établir, y compris dans notre Paracha, lorsqu’elle évoque, par la suite, les offrandes pour le Sanctuaire ?
B) Moché déclara : «Voici les Paroles que D.ieu a demandé d’observer», puis il ne dit pas ce que sont ces Paroles. La plupart des Commentateurs considèrent qu’il s’agit de celles qui définissent les offrandes pour le Sanctuaire, mais il est difficile d’accepter cette interprétation, car celles-ci sont elles-mêmes introduites par «Et il dit».
Il faut en conclure que ces «Paroles» sont les mots énoncés par la suite, avant que le verset ne dise encore une fois «et il dit», c’est-à-dire l’expression : «Pendant six jours, le travail sera fait». Or, on peut, là encore, s’interroger, car l’Injonction portant sur le respect du Chabbat figurait déjà, au préalable, dans les dix Commandements.
C) Pourquoi parler ici de «Chabbat du Chabbat» ? Quel est le sens de cette répétition ?
D) Rachi dit que ce rassemblement eut lieu au lendemain de Yom Kippour. Tel est également l’avis de la Guemara, du Midrach et du Zohar. C’est en ce jour que Moché descendit du mont Sinaï.
Il faut en conclure qu’une relation peut être faite entre ce rassemblement et le Yom Kippour, qui apporte aux hommes l’expiation. C’est alors que D.ieu dit à Moché : «J’ai pardonné, conformément à Ta Parole», signifiant ainsi le rachat de la faute du veau d’or. Il est donc nécessaire de préciser le sens de cette relation.
2. Nous comprendrons tout cela en rappelant, au préalable, les propos de nos Sages sur le passif employé par ce verset «le travail sera fait» et non «tu feras le travail».
La différence entre ces deux formulations est la suivante. «Tu feras» implique une participation active, de la part de l’homme. En revanche, «le travail sera fait» indique qu’il s’effectue de lui-même, de manière machinale. A cette référence, le Midrach Me’hilta dit : «Lorsque les Juifs accomplissent la Volonté de D.ieu, leur travail est pris en charge par les autres».
Telle est donc la bénédiction accordée par D.ieu. Il convient, néanmoins, d’en trouver l’équivalent dans l’effort tendant au service de D.ieu. Les travaux courants, que l’on doit assumer pendant les six jours de la semaine. Ceux-ci «seront faits», sans effort particulier de la part de l’homme, comme machinalement.
Le verset dit que «si tu manges par l’effort de tes mains, tu seras heureux et tu connaîtras le bien». Ainsi, l’effort consenti par l’homme pour assurer sa propre subsistance doit se limiter à ses mains, à la partie la plus extérieure de sa personnalité. La tête et le cœur, en revanche, se concentreront sur la Torah et les Mitsvot. Celui qui adoptera un tel comportement «sera heureux et connaîtra le bien», conformément à l’expression de nos Sages : «Tu seras heureux dans ce monde et tu connaîtras le bien dans le monde futur».
C’est donc là le sens de ce passif, «le travail sera fait». Le cerveau et le cœur ne seront pas investis dans ce travail. Seule la force de l’action y participera. Bien plus, celle-ci interviendra uniquement dans la mesure de ce qui est nécessaire pour forger le réceptacle qui suscitera la bénédiction divine.
De fait, il est dit que «l’Eternel ton D.ieu te bénira en tout ce que tu feras». Ainsi, la subsistance ne provient pas de l’action de l’homme, mais bien de la bénédiction de D.ieu. Celle-ci doit, toutefois, prendre une apparence naturelle. Il est donc nécessaire d’agir. Pour autant, cette action n’a pas d’autre but que de forger le réceptacle et elle doit donc être limitée à cela. La tête et le cœur n’interviendront donc en aucune façon, ne concevront pas de ruses, n’imposeront pas même une activité plus intense.
Le travail se limitera strictement à ce qui est nécessaire.
Concrètement, il eut été envisageable qu’il ne soit pas du tout permis de travailler. Il est dit que «J’emplis le ciel et la terre», que «la terre entière est emplie de Son honneur», que D.ieu est omniprésent. L’honneur du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il aurait donc pu exclure l’éventualité de tout travail et, de fait, nos Sages décrivent la lourde peine infligée à «celui qui s’exprime, par un signe, en la présence du roi».
Néanmoins, la Torah a permis et même ordonné de travailler, ainsi qu’il est dit : «D.ieu te bénira en tout ce que tu feras», «pendant six jours, tu travailleras». Cependant, la permission de la Torah porte uniquement sur ce qui est nécessaire. ...
Différentes questions se posent ici et certaines d’entre elles sont citées par les Commentateurs de la Torah :
A) Pourquoi dire «Moché rassembla» alors que l’expression usuelle de la Torah est «Moché dit» ? De nombreux versets permettent de l’établir, y compris dans notre Paracha, lorsqu’elle évoque, par la suite, les offrandes pour le Sanctuaire ?
B) Moché déclara : «Voici les Paroles que D.ieu a demandé d’observer», puis il ne dit pas ce que sont ces Paroles. La plupart des Commentateurs considèrent qu’il s’agit de celles qui définissent les offrandes pour le Sanctuaire, mais il est difficile d’accepter cette interprétation, car celles-ci sont elles-mêmes introduites par «Et il dit».
Il faut en conclure que ces «Paroles» sont les mots énoncés par la suite, avant que le verset ne dise encore une fois «et il dit», c’est-à-dire l’expression : «Pendant six jours, le travail sera fait». Or, on peut, là encore, s’interroger, car l’Injonction portant sur le respect du Chabbat figurait déjà, au préalable, dans les dix Commandements.
C) Pourquoi parler ici de «Chabbat du Chabbat» ? Quel est le sens de cette répétition ?
D) Rachi dit que ce rassemblement eut lieu au lendemain de Yom Kippour. Tel est également l’avis de la Guemara, du Midrach et du Zohar. C’est en ce jour que Moché descendit du mont Sinaï.
Il faut en conclure qu’une relation peut être faite entre ce rassemblement et le Yom Kippour, qui apporte aux hommes l’expiation. C’est alors que D.ieu dit à Moché : «J’ai pardonné, conformément à Ta Parole», signifiant ainsi le rachat de la faute du veau d’or. Il est donc nécessaire de préciser le sens de cette relation.
2. Nous comprendrons tout cela en rappelant, au préalable, les propos de nos Sages sur le passif employé par ce verset «le travail sera fait» et non «tu feras le travail».
La différence entre ces deux formulations est la suivante. «Tu feras» implique une participation active, de la part de l’homme. En revanche, «le travail sera fait» indique qu’il s’effectue de lui-même, de manière machinale. A cette référence, le Midrach Me’hilta dit : «Lorsque les Juifs accomplissent la Volonté de D.ieu, leur travail est pris en charge par les autres».
Telle est donc la bénédiction accordée par D.ieu. Il convient, néanmoins, d’en trouver l’équivalent dans l’effort tendant au service de D.ieu. Les travaux courants, que l’on doit assumer pendant les six jours de la semaine. Ceux-ci «seront faits», sans effort particulier de la part de l’homme, comme machinalement.
Le verset dit que «si tu manges par l’effort de tes mains, tu seras heureux et tu connaîtras le bien». Ainsi, l’effort consenti par l’homme pour assurer sa propre subsistance doit se limiter à ses mains, à la partie la plus extérieure de sa personnalité. La tête et le cœur, en revanche, se concentreront sur la Torah et les Mitsvot. Celui qui adoptera un tel comportement «sera heureux et connaîtra le bien», conformément à l’expression de nos Sages : «Tu seras heureux dans ce monde et tu connaîtras le bien dans le monde futur».
C’est donc là le sens de ce passif, «le travail sera fait». Le cerveau et le cœur ne seront pas investis dans ce travail. Seule la force de l’action y participera. Bien plus, celle-ci interviendra uniquement dans la mesure de ce qui est nécessaire pour forger le réceptacle qui suscitera la bénédiction divine.
De fait, il est dit que «l’Eternel ton D.ieu te bénira en tout ce que tu feras». Ainsi, la subsistance ne provient pas de l’action de l’homme, mais bien de la bénédiction de D.ieu. Celle-ci doit, toutefois, prendre une apparence naturelle. Il est donc nécessaire d’agir. Pour autant, cette action n’a pas d’autre but que de forger le réceptacle et elle doit donc être limitée à cela. La tête et le cœur n’interviendront donc en aucune façon, ne concevront pas de ruses, n’imposeront pas même une activité plus intense.
Le travail se limitera strictement à ce qui est nécessaire.
Concrètement, il eut été envisageable qu’il ne soit pas du tout permis de travailler. Il est dit que «J’emplis le ciel et la terre», que «la terre entière est emplie de Son honneur», que D.ieu est omniprésent. L’honneur du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il aurait donc pu exclure l’éventualité de tout travail et, de fait, nos Sages décrivent la lourde peine infligée à «celui qui s’exprime, par un signe, en la présence du roi».
Néanmoins, la Torah a permis et même ordonné de travailler, ainsi qu’il est dit : «D.ieu te bénira en tout ce que tu feras», «pendant six jours, tu travailleras». Cependant, la permission de la Torah porte uniquement sur ce qui est nécessaire. ...