Décide toi ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Ki tissa - Paragraphes 11-17
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Ki Tissa Série : Ki TissaSérie : Likoutei sihot
11. La Haftara de ce jour rapporte ce que fit le prophète Elie, en un moment difficile, qui survint, comme c’est systématiquement le cas, du fait de la confusion et du désordre.
Elie rassembla les prophètes de Baal et tous les Juifs. Puis, il leur dit (Mela’him 1, 18, 21) : “ Jusqu’à quand hésiterez-vous entre deux partis ? ”.
Or, pourquoi leur reprocha-t-il d’hésiter entre les deux camps plutôt que d’opter pour Baal ? Pourquoi ne leur intima-t-il pas l’ordre de cesser de le servir et de proclamer que “ L’Eternel est D.ieu ” ?
Nous répondrons à cette question en précisant, au préalable, la différence entre l’idolâtrie affirmée et le comportement mitigé, qui est ici condamné par le prophète Elie.
12. Car, de fait, on peut s’interroger sur ce qui vient d’être dit. Comment envisager qu’un Juif puisse être idolâtre ? Tous ne sont-ils pas des “ croyants, fils de croyants ”, pour lesquels un rejet du Divin est totalement inconcevable ?
Nous répondrons à cette question en rappelant la remarque du Rambam, selon laquelle l’existence de l’idolâtrie est possible parce que l’influence céleste accordée aux hommes leur parvient par l’intermédiaire des astres. Ces derniers, en conséquence, firent l’objet d’un culte, destiné à recevoir cette influence.
En réalité, il est clair qu’aucun honneur ne revient aux astres, même si l’influence céleste parvient aux hommes par leur intermédiaire. Car, ils ne sont qu’un instrument dans les mains de D.ieu, “ comme la cognée dont se sert le bûcheron ”.
La ‘Hassidout explique la différence existant entre le père et la mère, d’une part, qui doivent être honorés, les astres, d’autre part, qu’il ne faut pas honorer. Bien plus, il est même interdit de le faire. En effet, le père et la mère possèdent, l’un et l’autre, le libre arbitre. A l’opposé, les astres ne sont que des instruments, sans aucun pouvoir de décision.
Celui qui honore les astres, se prosterne devant eux. Il est donc bien un idolâtre, commettant ainsi l’une des fautes les plus graves. La Guemara dit, en effet, que “ l’idolâtrie est si grave que celui qui la renie est considéré comme s’il acceptait l’ensemble de la Torah ”.
En conséquence, les idolâtres commettent l’erreur de penser qu’en agissant de la sorte, ils recevront toutes les bénédictions matérielles. De ce point de vue, leurs agissements sont parfaitement intéressés.
On peut ainsi comprendre comment les Juifs, “ croyants et fils de croyants ”, peuvent parfois commettre une faute aussi grave. Ils ne le font pas par adhésion véritable, ce qu’à D.ieu ne plaise, mais uniquement parce qu’ils pensent y trouver leur intérêt.
Car, un Juif ne sert pas D.ieu uniquement pour obtenir la satisfaction de ses besoins. En effet, il Lui est sincèrement soumis, du profond de son cœur, de manière désintéressée. A l’opposé, l’idolâtre est seulement motivé par son intérêt personnel.
C’est bien pour cette raison qu’en l’occurrence, les Juifs servirent le Baal, ainsi qu’il est dit (Yermyahou 44, 18) : “ Depuis que nous avons cessé de le faire, nous manquons de tout ”.
13. De façon générale, on sert donc les idoles pour les influences positives que l’on pense pouvoir obtenir de cette manière. Néanmoins, il est deux manières de le faire, on peut être résolument idolâtre ou bien marquer son hésitation entre deux partis.
L’idolâtre pense réellement tirer sa vitalité de l’idole qu’il sert. Il est donc intéressé, mais, pour autant, il agit aussi avec sincérité. Il est convaincu que le service de cette idole lui apportera les bénédictions matérielles dont il a besoin.
Celui qui hésite entre deux partis, par contre, n’a pas de position tranchée. Certains sont, en permanence, victimes du doute. Et, parfois, il peut leur arriver de prendre conscience que l’idolâtrie ne leur apportera rien. Il est aussi une autre manière “ d’hésiter entre deux partis ”, c’est d’associer leur action, de croire à la fois à D.ieu et à l’idole.
De fait, servir l’idole en même temps que D.ieu ou bien au bénéfice du doute, seulement par la parole ou par l’action, sans foi et sans adhésion profonde, est également la transgression la plus grave et un Juif est prêt à offrir sa vie pour ne pas la commettre, comme le souligne le Tanya, au chapitre 19.
14. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre pourquoi, de différents points de vue, le fait “ d’hésiter entre deux partis ” est plus grave que l’idolâtrie avouée.
Certes, de façon générale, l’idolâtrie est particulièrement grave, puisqu’elle maintient en permanence dans la faute, dans le rejet de la Divinité. Pour autant, la situation de celui qui “ hésite entre deux partis ” est plus dramatique, dans l’optique de la Techouva. Car, celui qui adopte une telle attitude aura beaucoup de mal à la regretter sincèrement.
En ce sens, deux situations doivent être précisées :
A) Celui qui adopte des pratiques idolâtres puis prend conscience que “ l’Eternel est D.ieu ”, qu’il a commis une erreur amère, prend conscience de la gravité de ses agissements. ...
Elie rassembla les prophètes de Baal et tous les Juifs. Puis, il leur dit (Mela’him 1, 18, 21) : “ Jusqu’à quand hésiterez-vous entre deux partis ? ”.
Or, pourquoi leur reprocha-t-il d’hésiter entre les deux camps plutôt que d’opter pour Baal ? Pourquoi ne leur intima-t-il pas l’ordre de cesser de le servir et de proclamer que “ L’Eternel est D.ieu ” ?
Nous répondrons à cette question en précisant, au préalable, la différence entre l’idolâtrie affirmée et le comportement mitigé, qui est ici condamné par le prophète Elie.
12. Car, de fait, on peut s’interroger sur ce qui vient d’être dit. Comment envisager qu’un Juif puisse être idolâtre ? Tous ne sont-ils pas des “ croyants, fils de croyants ”, pour lesquels un rejet du Divin est totalement inconcevable ?
Nous répondrons à cette question en rappelant la remarque du Rambam, selon laquelle l’existence de l’idolâtrie est possible parce que l’influence céleste accordée aux hommes leur parvient par l’intermédiaire des astres. Ces derniers, en conséquence, firent l’objet d’un culte, destiné à recevoir cette influence.
En réalité, il est clair qu’aucun honneur ne revient aux astres, même si l’influence céleste parvient aux hommes par leur intermédiaire. Car, ils ne sont qu’un instrument dans les mains de D.ieu, “ comme la cognée dont se sert le bûcheron ”.
La ‘Hassidout explique la différence existant entre le père et la mère, d’une part, qui doivent être honorés, les astres, d’autre part, qu’il ne faut pas honorer. Bien plus, il est même interdit de le faire. En effet, le père et la mère possèdent, l’un et l’autre, le libre arbitre. A l’opposé, les astres ne sont que des instruments, sans aucun pouvoir de décision.
Celui qui honore les astres, se prosterne devant eux. Il est donc bien un idolâtre, commettant ainsi l’une des fautes les plus graves. La Guemara dit, en effet, que “ l’idolâtrie est si grave que celui qui la renie est considéré comme s’il acceptait l’ensemble de la Torah ”.
En conséquence, les idolâtres commettent l’erreur de penser qu’en agissant de la sorte, ils recevront toutes les bénédictions matérielles. De ce point de vue, leurs agissements sont parfaitement intéressés.
On peut ainsi comprendre comment les Juifs, “ croyants et fils de croyants ”, peuvent parfois commettre une faute aussi grave. Ils ne le font pas par adhésion véritable, ce qu’à D.ieu ne plaise, mais uniquement parce qu’ils pensent y trouver leur intérêt.
Car, un Juif ne sert pas D.ieu uniquement pour obtenir la satisfaction de ses besoins. En effet, il Lui est sincèrement soumis, du profond de son cœur, de manière désintéressée. A l’opposé, l’idolâtre est seulement motivé par son intérêt personnel.
C’est bien pour cette raison qu’en l’occurrence, les Juifs servirent le Baal, ainsi qu’il est dit (Yermyahou 44, 18) : “ Depuis que nous avons cessé de le faire, nous manquons de tout ”.
13. De façon générale, on sert donc les idoles pour les influences positives que l’on pense pouvoir obtenir de cette manière. Néanmoins, il est deux manières de le faire, on peut être résolument idolâtre ou bien marquer son hésitation entre deux partis.
L’idolâtre pense réellement tirer sa vitalité de l’idole qu’il sert. Il est donc intéressé, mais, pour autant, il agit aussi avec sincérité. Il est convaincu que le service de cette idole lui apportera les bénédictions matérielles dont il a besoin.
Celui qui hésite entre deux partis, par contre, n’a pas de position tranchée. Certains sont, en permanence, victimes du doute. Et, parfois, il peut leur arriver de prendre conscience que l’idolâtrie ne leur apportera rien. Il est aussi une autre manière “ d’hésiter entre deux partis ”, c’est d’associer leur action, de croire à la fois à D.ieu et à l’idole.
De fait, servir l’idole en même temps que D.ieu ou bien au bénéfice du doute, seulement par la parole ou par l’action, sans foi et sans adhésion profonde, est également la transgression la plus grave et un Juif est prêt à offrir sa vie pour ne pas la commettre, comme le souligne le Tanya, au chapitre 19.
14. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre pourquoi, de différents points de vue, le fait “ d’hésiter entre deux partis ” est plus grave que l’idolâtrie avouée.
Certes, de façon générale, l’idolâtrie est particulièrement grave, puisqu’elle maintient en permanence dans la faute, dans le rejet de la Divinité. Pour autant, la situation de celui qui “ hésite entre deux partis ” est plus dramatique, dans l’optique de la Techouva. Car, celui qui adopte une telle attitude aura beaucoup de mal à la regretter sincèrement.
En ce sens, deux situations doivent être précisées :
A) Celui qui adopte des pratiques idolâtres puis prend conscience que “ l’Eternel est D.ieu ”, qu’il a commis une erreur amère, prend conscience de la gravité de ses agissements. ...