C'est grâce à la foi, pas à la compréhension ! Likoutei sihot Vol 1 - Metsora Paragraphes 1-6
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Metsora Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. Ce Chabbat est lié à une Paracha de la Torah, comme c’est, du reste, systématiquement le cas. Néanmoins, mon beau-père, le Rabbi évitait de prononcer le nom de cette Paracha. Différents livres ne l’appellent pas par son nom, mais emploient plutôt l’expression Parchat Tahara, “ la Paracha de la pureté ”. Mon beau-père, le Rabbi, en revanche, ne lui donnait aucun nom et, de façon générale, il écrivait ou mentionnait uniquement la date dans le mois.
C’est, en outre, le mois de Nissan, celui de la sortie d’Egypte. Le fait que notre Paracha soit lue pendant ce mois est un effet de la divine Providence, comme tout ce qui survient dans le monde. Il faut en conclure qu’il existe un lien particulier entre cette Paracha et ce mois.
2. Commentant la sortie d’Egypte, nos Sages expliquent que “ c’est par le mérite de la foi que nos ancêtres furent libérés de ce pays ”. Ils mettent bien en avant la foi et non la compréhension.
Quel est l’apport de la foi et en quoi est-elle précisément liée à la sortie d’Egypte? Pourquoi est-ce parce que nos ancêtres en furent animés qu’ils quittèrent ce pays?
De fait, les justes des autres nations reconnaissent également l’existence du Créateur. Néanmoins, leur approche procède de la rationalité plus que de la foi. Ils considèrent le monde et se disent que rien ne peut se créer de son propre chef. Ils en déduisent qu’il existe un D.ieu, Qui l’a créé et Qui le dirige.
Ainsi, ils n’ont pas de perception directe de la Divinité, mais déduisent Son existence de l’observation du monde. Leur conception de D.ieu est donc uniquement celle qui peut être envisagée dans les limites de la création, qui transparaît dans les mondes et les phénomènes naturels. Ils ne perçoivent pas, en revanche, la Divinité qui transcende l’univers et la nature.
La foi juive, à l’opposé, n’est pas liée au monde. Un lien profond attache chaque Juif à D.ieu, de sorte que Son Existence est une évidence. Tout comme les autres nations se préoccupent du monde, les Juifs se consacrent à la Divinité. De ce point de vue, ils ne sont pas soumis aux lois de la nature et la révélation céleste transcendant ces lois constituent donc, pour eux, une évidence.
La ‘Hassidout précise la différence entre la foi des nations et celle d’Israël. Cette dernière est liée au Nom divin Avaya, au Tétragramme, affirmant que D.ieu “ est, a été et sera ” à la fois, transcendant ainsi les lois de la nature. La foi des nations, par contre, porte sur le Nom Elokim, dont la valeur numérique est la même que celle du terme Hatéva, la nature. Ainsi, le Pharaon et ses magiciens disaient : “ Je ne connais pas Avaya ” ou encore “ C’est le doigt d’Elokim ”.
3. Cette idée peut être précisée.
Un non-Juif abordera chaque problème auquel il est confronté en privilégiant l’approche de la nature, sauf s’il s’agit d’un miracle évident, dont le caractère divin est incontestable. C’est uniquement dans ce dernier cas qu’il reconnaîtra une intervention divine et, bien plus, même dans ce cas, il continuera à chercher, dans toute la mesure du possible, une explication naturelle, chaque fois qu’elle peut être donnée. A l’opposé, un Juif verra systématiquement, en tout ce qui lui arrive, une intervention de D.ieu.
Ainsi, un non-Juif voudra, par tous les moyens, rationaliser le miracle, alors qu’un Juif, confronté à un phénomène strictement conforme aux principes naturels, mettra en avant toute la fermeté du “ peuple à la nuque raide ” et dira : “ Il ne s’agit pas d’une manifestation naturelle, mais bien d’une intervention de D.ieu ”.
Nous avons déjà cité les propos du Yerouchalmi selon lesquels “ on place sa foi en Celui Qui possède la vie éternelle avant de planter ”. Or, chacun sait qu’une graine plantée en terre subit, de manière naturelle, un processus de germination. Mais, un Juif ne se contentera pas de cela pour décider délibérément la perte de cette graine, uniquement sur la constatation d’un phénomène naturel. En fait, il plantera cette graine uniquement parce qu’il a foi en “ Celui Qui possède la vie éternelle ”. Il place en Lui toute sa confiance et sait que, s’il plante cette graine, D.ieu lui accordera des fruits.
4. Un miracle est, bien évidemment, une manifestation surnaturelle. L’intervention de D.ieu pour modifier les voies naturelles est alors très claire. Or, la même affirmation s’applique aussi aux événements naturels.
Si l’on désire s’abuser soi-même, on peut se convaincre que le miracle le plus éclatant n’en est pas un. L’un des plus grandioses fut le passage de la mer Rouge et nos Sages disent, à son propos, qu’il fut “ difficile ” à réaliser. Pour autant, il était possible, là encore, de se tromper et de lui dénier tout caractère miraculeux.
Le Midrach Me’hilta rapporte que, lors de la traversée de la mer Rouge, toutes les mers du monde se fendirent également, sauf l’Euphrate, comme l’explique le Rabbi Maharach, dans l’un de ses discours ‘hassidiques. ...
C’est, en outre, le mois de Nissan, celui de la sortie d’Egypte. Le fait que notre Paracha soit lue pendant ce mois est un effet de la divine Providence, comme tout ce qui survient dans le monde. Il faut en conclure qu’il existe un lien particulier entre cette Paracha et ce mois.
2. Commentant la sortie d’Egypte, nos Sages expliquent que “ c’est par le mérite de la foi que nos ancêtres furent libérés de ce pays ”. Ils mettent bien en avant la foi et non la compréhension.
Quel est l’apport de la foi et en quoi est-elle précisément liée à la sortie d’Egypte? Pourquoi est-ce parce que nos ancêtres en furent animés qu’ils quittèrent ce pays?
De fait, les justes des autres nations reconnaissent également l’existence du Créateur. Néanmoins, leur approche procède de la rationalité plus que de la foi. Ils considèrent le monde et se disent que rien ne peut se créer de son propre chef. Ils en déduisent qu’il existe un D.ieu, Qui l’a créé et Qui le dirige.
Ainsi, ils n’ont pas de perception directe de la Divinité, mais déduisent Son existence de l’observation du monde. Leur conception de D.ieu est donc uniquement celle qui peut être envisagée dans les limites de la création, qui transparaît dans les mondes et les phénomènes naturels. Ils ne perçoivent pas, en revanche, la Divinité qui transcende l’univers et la nature.
La foi juive, à l’opposé, n’est pas liée au monde. Un lien profond attache chaque Juif à D.ieu, de sorte que Son Existence est une évidence. Tout comme les autres nations se préoccupent du monde, les Juifs se consacrent à la Divinité. De ce point de vue, ils ne sont pas soumis aux lois de la nature et la révélation céleste transcendant ces lois constituent donc, pour eux, une évidence.
La ‘Hassidout précise la différence entre la foi des nations et celle d’Israël. Cette dernière est liée au Nom divin Avaya, au Tétragramme, affirmant que D.ieu “ est, a été et sera ” à la fois, transcendant ainsi les lois de la nature. La foi des nations, par contre, porte sur le Nom Elokim, dont la valeur numérique est la même que celle du terme Hatéva, la nature. Ainsi, le Pharaon et ses magiciens disaient : “ Je ne connais pas Avaya ” ou encore “ C’est le doigt d’Elokim ”.
3. Cette idée peut être précisée.
Un non-Juif abordera chaque problème auquel il est confronté en privilégiant l’approche de la nature, sauf s’il s’agit d’un miracle évident, dont le caractère divin est incontestable. C’est uniquement dans ce dernier cas qu’il reconnaîtra une intervention divine et, bien plus, même dans ce cas, il continuera à chercher, dans toute la mesure du possible, une explication naturelle, chaque fois qu’elle peut être donnée. A l’opposé, un Juif verra systématiquement, en tout ce qui lui arrive, une intervention de D.ieu.
Ainsi, un non-Juif voudra, par tous les moyens, rationaliser le miracle, alors qu’un Juif, confronté à un phénomène strictement conforme aux principes naturels, mettra en avant toute la fermeté du “ peuple à la nuque raide ” et dira : “ Il ne s’agit pas d’une manifestation naturelle, mais bien d’une intervention de D.ieu ”.
Nous avons déjà cité les propos du Yerouchalmi selon lesquels “ on place sa foi en Celui Qui possède la vie éternelle avant de planter ”. Or, chacun sait qu’une graine plantée en terre subit, de manière naturelle, un processus de germination. Mais, un Juif ne se contentera pas de cela pour décider délibérément la perte de cette graine, uniquement sur la constatation d’un phénomène naturel. En fait, il plantera cette graine uniquement parce qu’il a foi en “ Celui Qui possède la vie éternelle ”. Il place en Lui toute sa confiance et sait que, s’il plante cette graine, D.ieu lui accordera des fruits.
4. Un miracle est, bien évidemment, une manifestation surnaturelle. L’intervention de D.ieu pour modifier les voies naturelles est alors très claire. Or, la même affirmation s’applique aussi aux événements naturels.
Si l’on désire s’abuser soi-même, on peut se convaincre que le miracle le plus éclatant n’en est pas un. L’un des plus grandioses fut le passage de la mer Rouge et nos Sages disent, à son propos, qu’il fut “ difficile ” à réaliser. Pour autant, il était possible, là encore, de se tromper et de lui dénier tout caractère miraculeux.
Le Midrach Me’hilta rapporte que, lors de la traversée de la mer Rouge, toutes les mers du monde se fendirent également, sauf l’Euphrate, comme l’explique le Rabbi Maharach, dans l’un de ses discours ‘hassidiques. ...