Comment enfanter un "garçon" ? - Likoutei sihot. - Volume 1 - Parachat Tazria Paragraphes 15-18
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Tazria Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
15. Commentant le verset “ lorsqu’une femme ensemencera et donnera naissance à un garçon ”, le saint Or Ha’haïm explique que “ ceci fait allusion à l’assemblée d’Israël, elle-même comparée à une femme, ainsi qu’il est dit: ‘Celui qui s’unit à toi, te forme’ ”. En d’autres termes, les Juifs doivent “ ensemencer ” des Mitsvot et des bonnes actions dans le monde, ainsi qu’il est dit: “ Plantez pour vous de la Tsédaka ”.
Et, la Torah donne l’assurance qu’en pareil cas, “ l’enfant est un garçon ”, correspondant à un état moral supérieur à celui de la fille. Bien plus, ce verset donne l’assurance qu’il en sera bien ainsi et le Or Ha’haïm justifie de cette façon que le texte n’emploie pas un futur, comme c’est le cas par la suite, lorsqu’il est question de la naissance d’une fille. Ainsi, la naissance d’un garçon fait allusion à la délivrance future, qui lui sera comparée.
Le Or Ha’haïm montre la supériorité de la délivrance future par rapport à la libération de l’Egypte. Cette dernière ne put se maintenir et elle fut suivie par l’exil, alors que la première sera une délivrance complète, qui supprimera l’exil.
Les accomplissements des Juifs, “ lorsqu’une femme ensemencera ”, feront que la délivrance future soit bien “ un garçon ”, une situation immuable et éternelle.
Tel est le contenu de ce commentaire du saint Or ‘Ha’haïm.
Ce qui vient d’être dit peut être comparé à l’affirmation du Midrach Me’hilta et du Midrach Tehilim, selon laquelle: “ Chaque Cantique est appelé Chira, au féminin, à l’exception de celui du monde futur, qui est au masculin, Chir, ainsi qu’il est dit: ‘Chantez pour l’Eternel un Cantique (Chir) nouveau’. ”
16. Le verset précise que la femme s’appelle Icha, “ car elle fut prélevée de l’homme(Ich) ”. Or, le terme Ich désigne également D.ieu, ainsi qu’il est dit: “ D.ieu est un homme (Ich) de guerre ”. L’assemblée d’Israël, “ prélevée ” de D.ieu, Ich, est donc elle-même Icha.
Chaque nom donné au peuple juif se rapporte plus spécifiquement à l’un de ses aspects. En l’appelant Icha, on souligne que “ elle fut prélevée de l’homme ”, que son existence est uniquement celle de D.ieu. La grossièreté du monde ou même simplement sa matérialité ne sont pas le fait d’un Juif. Au fond de son âme, la récompense et la rétribution morale, même sous leur forme la plus élevée, lui importent peu. Il désire uniquement la Divinité. Nous avons montré auparavant que les stades les plus élevés du Gan Eden Supérieur, ne sont qu’un reflet de la Divinité, nullement comparable à Son Essence.
Dès lors qu’existe une femme, Icha, celle-ci doit “ ensemencer ”, ce qui n’est possible qu’ici-bas, sur la terre. En effet, si une graine est placée non pas en terre, mais dix Tefa’h au dessus de celle-ci, rien ne poussera. Bien plus, il en sera de même si elle se trouve à moins de dix Tefa’h du sol ou encore à moins de trois Tefa’h, auquel cas elle est considérée comme touchant le sol, d’après la Hala’ha.
Seule la terre peut faire germer la graine. C’est uniquement de cette manière que les récoltes sont produites.
De la même façon, les Mitsvot ne peuvent être “ plantées ” que sur cette terre. Il est dit que “ Je l’ai planté pour Moi sur la terre ” et “ vous serez pour Moi une terre de convoitise ”. Il ne peut en être ainsi qu’ici-bas et non au dessus de dix Tefa’h, qui font allusion aux forces entourant l’âme, ni même en dessous de cette distance, correspondant aux forces internes de l’âme, c’est-à-dire à l’intellect et aux sentiments. L’action concrète, au stade le plus bas de la matière, est nécessaire pour cela.
Si l’action concrète manque, la connaissance intellectuelle de la Mitsva, l’émotion qu’elle suscite, sont négligeables. Nul ne peut prétendre que “ D.ieu demande qu’on lui offre son cœur ”, qu’il suffit d’être plein de bons sentiments et de finesse morale. Il n’en est nullement ainsi et l’action effective est une nécessité absolue.
Ainsi, la Tsédaka est représentative de l’ensemble des Mitsvot. Or, on ne peut en aucune façon se contenter d’avoir pitié du pauvre, de verser des larmes sur sa situation, tout en conservant le dollar dans sa poche. Il faut, bien au contraire, le lui donner, de la manière la plus concrète.
Ce qui est vrai pour la Tsédaka s’applique, de la même façon, à toutes les autres Mitsvot, que l’on doit appliquer matériellement, dans l’action concrète. Les Tsitsit sont faites de laine matérielle et les Tefilin, de parchemin matériel.
Tel est le sens du verset “ lorsqu’une femme ensemencera ”. Celui qui est une “ femme ”, Icha, a le devoir d’ “ ensemencer ”, en ce monde matériel. Il peut ressentir la grandeur de l’Homme, Ich, transcendant toutes les révélations citées auparavant, au point d’en concevoir de l’extase. Ce fut l’attitude de Nadav et d’Avihou, les fils d’Aharon, qui parvinrent à la plus haute sainteté. Rachi rapporte, en effet, les propos de Moché à Aharon: “ Ils sont plus grands que toi et moi ”. Or, “ se rapprochant de D.ieu ”, le verset explique que “ ils moururent ” d’extase.
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Et, la Torah donne l’assurance qu’en pareil cas, “ l’enfant est un garçon ”, correspondant à un état moral supérieur à celui de la fille. Bien plus, ce verset donne l’assurance qu’il en sera bien ainsi et le Or Ha’haïm justifie de cette façon que le texte n’emploie pas un futur, comme c’est le cas par la suite, lorsqu’il est question de la naissance d’une fille. Ainsi, la naissance d’un garçon fait allusion à la délivrance future, qui lui sera comparée.
Le Or Ha’haïm montre la supériorité de la délivrance future par rapport à la libération de l’Egypte. Cette dernière ne put se maintenir et elle fut suivie par l’exil, alors que la première sera une délivrance complète, qui supprimera l’exil.
Les accomplissements des Juifs, “ lorsqu’une femme ensemencera ”, feront que la délivrance future soit bien “ un garçon ”, une situation immuable et éternelle.
Tel est le contenu de ce commentaire du saint Or ‘Ha’haïm.
Ce qui vient d’être dit peut être comparé à l’affirmation du Midrach Me’hilta et du Midrach Tehilim, selon laquelle: “ Chaque Cantique est appelé Chira, au féminin, à l’exception de celui du monde futur, qui est au masculin, Chir, ainsi qu’il est dit: ‘Chantez pour l’Eternel un Cantique (Chir) nouveau’. ”
16. Le verset précise que la femme s’appelle Icha, “ car elle fut prélevée de l’homme(Ich) ”. Or, le terme Ich désigne également D.ieu, ainsi qu’il est dit: “ D.ieu est un homme (Ich) de guerre ”. L’assemblée d’Israël, “ prélevée ” de D.ieu, Ich, est donc elle-même Icha.
Chaque nom donné au peuple juif se rapporte plus spécifiquement à l’un de ses aspects. En l’appelant Icha, on souligne que “ elle fut prélevée de l’homme ”, que son existence est uniquement celle de D.ieu. La grossièreté du monde ou même simplement sa matérialité ne sont pas le fait d’un Juif. Au fond de son âme, la récompense et la rétribution morale, même sous leur forme la plus élevée, lui importent peu. Il désire uniquement la Divinité. Nous avons montré auparavant que les stades les plus élevés du Gan Eden Supérieur, ne sont qu’un reflet de la Divinité, nullement comparable à Son Essence.
Dès lors qu’existe une femme, Icha, celle-ci doit “ ensemencer ”, ce qui n’est possible qu’ici-bas, sur la terre. En effet, si une graine est placée non pas en terre, mais dix Tefa’h au dessus de celle-ci, rien ne poussera. Bien plus, il en sera de même si elle se trouve à moins de dix Tefa’h du sol ou encore à moins de trois Tefa’h, auquel cas elle est considérée comme touchant le sol, d’après la Hala’ha.
Seule la terre peut faire germer la graine. C’est uniquement de cette manière que les récoltes sont produites.
De la même façon, les Mitsvot ne peuvent être “ plantées ” que sur cette terre. Il est dit que “ Je l’ai planté pour Moi sur la terre ” et “ vous serez pour Moi une terre de convoitise ”. Il ne peut en être ainsi qu’ici-bas et non au dessus de dix Tefa’h, qui font allusion aux forces entourant l’âme, ni même en dessous de cette distance, correspondant aux forces internes de l’âme, c’est-à-dire à l’intellect et aux sentiments. L’action concrète, au stade le plus bas de la matière, est nécessaire pour cela.
Si l’action concrète manque, la connaissance intellectuelle de la Mitsva, l’émotion qu’elle suscite, sont négligeables. Nul ne peut prétendre que “ D.ieu demande qu’on lui offre son cœur ”, qu’il suffit d’être plein de bons sentiments et de finesse morale. Il n’en est nullement ainsi et l’action effective est une nécessité absolue.
Ainsi, la Tsédaka est représentative de l’ensemble des Mitsvot. Or, on ne peut en aucune façon se contenter d’avoir pitié du pauvre, de verser des larmes sur sa situation, tout en conservant le dollar dans sa poche. Il faut, bien au contraire, le lui donner, de la manière la plus concrète.
Ce qui est vrai pour la Tsédaka s’applique, de la même façon, à toutes les autres Mitsvot, que l’on doit appliquer matériellement, dans l’action concrète. Les Tsitsit sont faites de laine matérielle et les Tefilin, de parchemin matériel.
Tel est le sens du verset “ lorsqu’une femme ensemencera ”. Celui qui est une “ femme ”, Icha, a le devoir d’ “ ensemencer ”, en ce monde matériel. Il peut ressentir la grandeur de l’Homme, Ich, transcendant toutes les révélations citées auparavant, au point d’en concevoir de l’extase. Ce fut l’attitude de Nadav et d’Avihou, les fils d’Aharon, qui parvinrent à la plus haute sainteté. Rachi rapporte, en effet, les propos de Moché à Aharon: “ Ils sont plus grands que toi et moi ”. Or, “ se rapprochant de D.ieu ”, le verset explique que “ ils moururent ” d’extase.
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