La joie des femmes ! Likoutei sihot - Volume 1 - Béchala'h - Paragraphes 1-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Bechala'h Pessa'h Série : Béchala'hSérie : Likoutei sihot
. Il y a vingt ans, le dernier jour de Pessa’h 5698, mon beau-père, le Rabbi, commenta, dans l’une de ses causeries, la Haftara de ce Chabbat.
Citant son arrière-grand-père, le Tséma’h Tsédek, il raconta que celui-ci mentionna, une fois, la question suivante, posée par son propre grand-père, l’Admour Hazaken. Pourquoi la Haftara du Chabbat au cours duquel est lu le Cantique de la mer fait-elle précisément référence au chant de Devorah, une femme et non à celui de David, qui figure pourtant dans la Haftara du septième jour de Pessa’h ?
La Parchat Bechala’h évoque le chant des hommes, ainsi qu’il est dit: “ alors Moché et les enfants d’Israël chantèrent ” et celui des femmes, puisqu’il y est dit également: “ Myriam prit le tambourin à la main et toutes les femmes sortirent, avec des tambourins et en chantant. Et, Myriam leur répondit : chantez pour l’Eternel, car Sa victoire est glorieuse ”. Dès lors, pourquoi la Haftara n’évoque-t-elle que le chant des femmes, en l’occurrence celui de Devorah ?
L’Admour Hazaken rapporte, à ce propos, un long récit, qui figure dans la causerie précédemment citée. Il conclut que les enfants d’Israël lorsqu’ils quittèrent l’Egypte, traversèrent la mer à pied sec et chantèrent un Cantique. Et, les femmes en firent de même. Néanmoins, elles s’accompagnèrent, en outre, de tambourins et dansèrent. C’est précisément pour cette raison que la Haftara de ce Chabbat, celui du Cantique de la mer, présente le chant de Devorah, soulignant ainsi l’importance de l’élément féminin.
2. On peut s’interroger, à propos de ce qui vient d’être dit. Pourquoi le chant des hommes, celui de Moché et des enfants d’Israël, ne fut-il pas aussi joyeux que celui de Myriam et des autres femmes ?
La raison en est très simple. Ce que l’on reçoit sans effort, sans peine, ne peut en aucune façon être perçu d’une manière aussi joyeuse que ce que l’on a obtenu au prix d’une grande fatigue et d’un intense combat. Car, la récompense est à la mesure de l’effort. Plus l’on peine, au début et plus l’on est joyeux, par la suite.
Les enfants d’Israël chantèrent parce que le Pharaon et les Egyptiens avaient été engloutis, dans la mer, parce que l’exil d’Egypte était parvenu à son terme. En conséquence, la joie de Moché et des hommes ne pouvait être aussi intense que celle de Myriam et des femmes.
En effet, la partie la plus âpre de l’exil et les décrets les plus durs intervinrent après la naissance de Myriam. Et, l’ordonnance la plus sévère fut la suivante : “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”.
Toutes les difficultés rencontrées auparavant, lorsque les Juifs vécurent “ avec du mortier et des briques, par tous les travaux du champ, l’âpre exil qui leur avait été imposé ”, n’étaient nullement comparables à celle-ci, “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”.
Par la suite, racontent nos Sages, fut émis encore un autre décret. Le Pharaon décida de se baigner dans le sang des enfants juifs.
Une mère perçoit de tels événements d’une manière beaucoup plus cruelle qu’un père. Aussi, lorsque tous furent délivrés du Pharaon et de ses décrets, la joie des femmes juives surpassait celle des hommes.
3. L’histoire de la sortie d’Egypte, au même titre que tous les récits de la Torah, le chant et la joie, les tambourins, les danses de Myriam et des autres femmes, délivre un enseignement pour toutes les générations, y compris la nôtre.
C’est, du reste, ainsi qu’il faut interpréter le verset : “ et toutes les femmes la suivirent ”. En effet, les femmes de toutes les époques suivent Myriam et disent : “ Chantez pour l’Eternel, car Sa victoire est glorieuse, le cheval et son cavalier, Il les a précipités dans la mer ”.
La Divinité et la sainteté sont “ la victoire glorieuse ”, la plus haute élévation que l’on puisse concevoir. Et, ce qui va à l’opposé de cette sainteté, “ le cheval et son cavalier, Il les a précipités dans la mer ”, jusqu’au plus profond de celle-ci, au stade le plus bas que l’on puisse y concevoir.
4. Comme nous l’avons montré, une fois, le contenu du décret “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”, reste valable à chaque époque, dans chaque pays, y compris à notre époque et dans notre pays.
. Il y a vingt ans, le dernier jour de Pessa’h 5698, mon beau-père, le Rabbi, commenta, dans l’une de ses causeries, la Haftara de ce Chabbat.
Citant son arrière-grand-père, le Tséma’h Tsédek, il raconta que celui-ci mentionna, une fois, la question suivante, posée par son propre grand-père, l’Admour Hazaken. Pourquoi la Haftara du Chabbat au cours duquel est lu le Cantique de la mer fait-elle précisément référence au chant de Devorah, une femme et non à celui de David, qui figure pourtant dans la Haftara du septième jour de Pessa’h ?
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Citant son arrière-grand-père, le Tséma’h Tsédek, il raconta que celui-ci mentionna, une fois, la question suivante, posée par son propre grand-père, l’Admour Hazaken. Pourquoi la Haftara du Chabbat au cours duquel est lu le Cantique de la mer fait-elle précisément référence au chant de Devorah, une femme et non à celui de David, qui figure pourtant dans la Haftara du septième jour de Pessa’h ?
La Parchat Bechala’h évoque le chant des hommes, ainsi qu’il est dit: “ alors Moché et les enfants d’Israël chantèrent ” et celui des femmes, puisqu’il y est dit également: “ Myriam prit le tambourin à la main et toutes les femmes sortirent, avec des tambourins et en chantant. Et, Myriam leur répondit : chantez pour l’Eternel, car Sa victoire est glorieuse ”. Dès lors, pourquoi la Haftara n’évoque-t-elle que le chant des femmes, en l’occurrence celui de Devorah ?
L’Admour Hazaken rapporte, à ce propos, un long récit, qui figure dans la causerie précédemment citée. Il conclut que les enfants d’Israël lorsqu’ils quittèrent l’Egypte, traversèrent la mer à pied sec et chantèrent un Cantique. Et, les femmes en firent de même. Néanmoins, elles s’accompagnèrent, en outre, de tambourins et dansèrent. C’est précisément pour cette raison que la Haftara de ce Chabbat, celui du Cantique de la mer, présente le chant de Devorah, soulignant ainsi l’importance de l’élément féminin.
2. On peut s’interroger, à propos de ce qui vient d’être dit. Pourquoi le chant des hommes, celui de Moché et des enfants d’Israël, ne fut-il pas aussi joyeux que celui de Myriam et des autres femmes ?
La raison en est très simple. Ce que l’on reçoit sans effort, sans peine, ne peut en aucune façon être perçu d’une manière aussi joyeuse que ce que l’on a obtenu au prix d’une grande fatigue et d’un intense combat. Car, la récompense est à la mesure de l’effort. Plus l’on peine, au début et plus l’on est joyeux, par la suite.
Les enfants d’Israël chantèrent parce que le Pharaon et les Egyptiens avaient été engloutis, dans la mer, parce que l’exil d’Egypte était parvenu à son terme. En conséquence, la joie de Moché et des hommes ne pouvait être aussi intense que celle de Myriam et des femmes.
En effet, la partie la plus âpre de l’exil et les décrets les plus durs intervinrent après la naissance de Myriam. Et, l’ordonnance la plus sévère fut la suivante : “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”.
Toutes les difficultés rencontrées auparavant, lorsque les Juifs vécurent “ avec du mortier et des briques, par tous les travaux du champ, l’âpre exil qui leur avait été imposé ”, n’étaient nullement comparables à celle-ci, “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”.
Par la suite, racontent nos Sages, fut émis encore un autre décret. Le Pharaon décida de se baigner dans le sang des enfants juifs.
Une mère perçoit de tels événements d’une manière beaucoup plus cruelle qu’un père. Aussi, lorsque tous furent délivrés du Pharaon et de ses décrets, la joie des femmes juives surpassait celle des hommes.
3. L’histoire de la sortie d’Egypte, au même titre que tous les récits de la Torah, le chant et la joie, les tambourins, les danses de Myriam et des autres femmes, délivre un enseignement pour toutes les générations, y compris la nôtre.
C’est, du reste, ainsi qu’il faut interpréter le verset : “ et toutes les femmes la suivirent ”. En effet, les femmes de toutes les époques suivent Myriam et disent : “ Chantez pour l’Eternel, car Sa victoire est glorieuse, le cheval et son cavalier, Il les a précipités dans la mer ”.
La Divinité et la sainteté sont “ la victoire glorieuse ”, la plus haute élévation que l’on puisse concevoir. Et, ce qui va à l’opposé de cette sainteté, “ le cheval et son cavalier, Il les a précipités dans la mer ”, jusqu’au plus profond de celle-ci, au stade le plus bas que l’on puisse y concevoir.
4. Comme nous l’avons montré, une fois, le contenu du décret “ tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve ”, reste valable à chaque époque, dans chaque pays, y compris à notre époque et dans notre pays.
. Il y a vingt ans, le dernier jour de Pessa’h 5698, mon beau-père, le Rabbi, commenta, dans l’une de ses causeries, la Haftara de ce Chabbat.
Citant son arrière-grand-père, le Tséma’h Tsédek, il raconta que celui-ci mentionna, une fois, la question suivante, posée par son propre grand-père, l’Admour Hazaken. Pourquoi la Haftara du Chabbat au cours duquel est lu le Cantique de la mer fait-elle précisément référence au chant de Devorah, une femme et non à celui de David, qui figure pourtant dans la Haftara du septième jour de Pessa’h ?
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