La signification du sang de Nidda - Likoutei sihot - Volume 3 - Parachat Metsora - Paragraphes 1-5
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Metsora Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3
1. Notre Sidra définit l’impureté de la femme Nidda. Or, pourquoi le sang de Nidda a-t-il pour effet de transmettre l’impureté ? Nous déduirons la réponse à cette question de l’affirmation du traité Erouvin 100b, selon laquelle l’état de Nidda est l’une des malédictions découlant de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. On peut en conclure que ce sang n’appartient pas à la nature du monde, telle qu’elle fut conçue lors de la création. Il est à la conséquence d’une faute, bien plus, de celle qui est à l’origine de toutes les transgressions, selon le traité Chabbat 146a et le Zohar, tome 1, page 52b. C’est donc pour cette raison que ce sang rend impur.
Une explication plus profonde de ce qui vient être dit peut être tirée du fait que la punition d’Adam, le premier homme, qui fut chassé du Gan Eden, n’était pas un simple châtiment, lui étant infligé du fait de sa faute. Cette punition, comme toutes celles qui proviennent de D.ieu, est, en réalité, l’expression que prend, par la suite, la faute ayant été commise. Le Chneï Lou’hot Ha Berit, dans l’introduction de la dernière partie, énumère les différents avis qui ont été émis, à ce sujet et il formule, à ce propos, une conclusion finale.
Ainsi, la punition ne sanctionne pas la faute. Elle est la conséquence directe du mal commis par l’homme, ainsi qu’il est dit (Yermyahou 12, 19) : “ Ton mal te fera souffrir ”. Il en est de même pour l’expulsion du Gan Eden, endroit du bien intégral, qui ne souffre pas le mal. Adam, le premier homme, après avoir introduit le mal en lui, ne pouvait donc pas y demeurer.
Ceci s’applique également à la faute de ‘Hava, à laquelle nous venons de faire allusion. La punition que constitue le sang de Nidda est la conséquence directe de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Car, le mal suscité par cette faute s’est, au moins partiellement, transformé en sang de Nidda. Celui-ci est donc impur et “ expulsé ” du corps juif.
Un Juif appartient au “ peuple sacré ”, celui du bien intégral. Non seulement son âme divine, mais aussi son âme animale n’ont rien de commun avec la transgression et sont naturellement attirées par ce qui est permis, comme l’établit le chapitre 8 du Tanya. De ce fait, le corps juif ne peut pas supporter l’existence du mal et, du reste, tant que ce sang n’est pas prêt à quitter le corps, il n’est pas impur, comme le dit la Michna, au début du chapitre 5 du traité Nidda. Puis, dès lors qu’il devient mal, le corps le repousse aussitôt à l’extérieur, même si l’on peut s’interroger sur une telle affirmation, en considérant le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, seconde édition, fin du chapitre 4.
Néanmoins, comment est-il concevable que le corps juif porte du mal en lui et qu’il doive l’expulser ? Il en est ainsi précisément parce que ce corps n’est pas ce qu’il devrait être et cette situation est imputable à la faute. En conséquence, ce sang est impur.
2. Une femme Nidda est interdite à son mari. Nos Sages se demandent, à ce sujet, si cette interdiction est la conséquence de l’impureté de Nidda ou bien si elle en est indépendante, sans rapport avec elle. On peut faire la preuve que cette dernière interprétation est la bonne, et non la première, comme le montrent le Atvan de Oraïta, principe 21 et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Yoré Déa, chapitre 138, fin du paragraphe 1 et chapitre 139, paragraphe 3.
Un homme et une femme, ici-bas, avec tout ce qui les concerne, illustrent, en leur source, la relation qui existe entre le Saint béni soit-Il et l’assemblée d’Israël, également appelés “ Homme ” et “ femme ”. Et, il en est de même pour toute existence physique, dans sa relation avec sa source spirituelle.
La faute place les Juifs en situation d’éloignement. Elle les rend “ Nidda ”, terme qui, étymologiquement, signifie aussi éloigné. Il est donc important de souligner que, même si l’état de Nidda implique l’impureté, à la femme qui l’a contractée, on lui interdit uniquement de s’unir à son mari. En revanche, leur relation n’est en aucune manière entachée d’impureté, ce qu’à D.ieu ne plaise. En d’autres termes, cette situation n’empêche pas les Juifs de s’attacher à D.ieu, Qui “ réside, parmi eux, dans leur impureté ”, selon les termes du verset (Vaykra 16, 16).
Car, tel est “ le désir essentiel des Juifs, de la manière la plus sincère et la plus intègre, de toute leur âme ”, comme le dit le chapitre 41 du Tanya. C’est dans ce but qu’ils accomplissent la Torah et les Mitsvot, désirant “ s’unir au Mari ”, au Saint béni soit-Il, s’attacher profondément à D.ieu.
3. Une situation d’interdiction est bien moins grave que celle de l’impureté. L’interdiction porte sur le mal que la réflexion permet d’identifier, de comprendre et de ressentir. Il en est ainsi, par exemple, pour les aliments interdits.
Il en est également ainsi lorsque l’interdiction ne découle pas de l’aliment lui-même, mais de la pensée de l’homme ou de sa parole.
Une explication plus profonde de ce qui vient être dit peut être tirée du fait que la punition d’Adam, le premier homme, qui fut chassé du Gan Eden, n’était pas un simple châtiment, lui étant infligé du fait de sa faute. Cette punition, comme toutes celles qui proviennent de D.ieu, est, en réalité, l’expression que prend, par la suite, la faute ayant été commise. Le Chneï Lou’hot Ha Berit, dans l’introduction de la dernière partie, énumère les différents avis qui ont été émis, à ce sujet et il formule, à ce propos, une conclusion finale.
Ainsi, la punition ne sanctionne pas la faute. Elle est la conséquence directe du mal commis par l’homme, ainsi qu’il est dit (Yermyahou 12, 19) : “ Ton mal te fera souffrir ”. Il en est de même pour l’expulsion du Gan Eden, endroit du bien intégral, qui ne souffre pas le mal. Adam, le premier homme, après avoir introduit le mal en lui, ne pouvait donc pas y demeurer.
Ceci s’applique également à la faute de ‘Hava, à laquelle nous venons de faire allusion. La punition que constitue le sang de Nidda est la conséquence directe de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Car, le mal suscité par cette faute s’est, au moins partiellement, transformé en sang de Nidda. Celui-ci est donc impur et “ expulsé ” du corps juif.
Un Juif appartient au “ peuple sacré ”, celui du bien intégral. Non seulement son âme divine, mais aussi son âme animale n’ont rien de commun avec la transgression et sont naturellement attirées par ce qui est permis, comme l’établit le chapitre 8 du Tanya. De ce fait, le corps juif ne peut pas supporter l’existence du mal et, du reste, tant que ce sang n’est pas prêt à quitter le corps, il n’est pas impur, comme le dit la Michna, au début du chapitre 5 du traité Nidda. Puis, dès lors qu’il devient mal, le corps le repousse aussitôt à l’extérieur, même si l’on peut s’interroger sur une telle affirmation, en considérant le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, seconde édition, fin du chapitre 4.
Néanmoins, comment est-il concevable que le corps juif porte du mal en lui et qu’il doive l’expulser ? Il en est ainsi précisément parce que ce corps n’est pas ce qu’il devrait être et cette situation est imputable à la faute. En conséquence, ce sang est impur.
2. Une femme Nidda est interdite à son mari. Nos Sages se demandent, à ce sujet, si cette interdiction est la conséquence de l’impureté de Nidda ou bien si elle en est indépendante, sans rapport avec elle. On peut faire la preuve que cette dernière interprétation est la bonne, et non la première, comme le montrent le Atvan de Oraïta, principe 21 et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Yoré Déa, chapitre 138, fin du paragraphe 1 et chapitre 139, paragraphe 3.
Un homme et une femme, ici-bas, avec tout ce qui les concerne, illustrent, en leur source, la relation qui existe entre le Saint béni soit-Il et l’assemblée d’Israël, également appelés “ Homme ” et “ femme ”. Et, il en est de même pour toute existence physique, dans sa relation avec sa source spirituelle.
La faute place les Juifs en situation d’éloignement. Elle les rend “ Nidda ”, terme qui, étymologiquement, signifie aussi éloigné. Il est donc important de souligner que, même si l’état de Nidda implique l’impureté, à la femme qui l’a contractée, on lui interdit uniquement de s’unir à son mari. En revanche, leur relation n’est en aucune manière entachée d’impureté, ce qu’à D.ieu ne plaise. En d’autres termes, cette situation n’empêche pas les Juifs de s’attacher à D.ieu, Qui “ réside, parmi eux, dans leur impureté ”, selon les termes du verset (Vaykra 16, 16).
Car, tel est “ le désir essentiel des Juifs, de la manière la plus sincère et la plus intègre, de toute leur âme ”, comme le dit le chapitre 41 du Tanya. C’est dans ce but qu’ils accomplissent la Torah et les Mitsvot, désirant “ s’unir au Mari ”, au Saint béni soit-Il, s’attacher profondément à D.ieu.
3. Une situation d’interdiction est bien moins grave que celle de l’impureté. L’interdiction porte sur le mal que la réflexion permet d’identifier, de comprendre et de ressentir. Il en est ainsi, par exemple, pour les aliments interdits.
Il en est également ainsi lorsque l’interdiction ne découle pas de l’aliment lui-même, mais de la pensée de l’homme ou de sa parole.